La rue de Passy se situe dans le de Paris.

Situation et accès Elle mène de la chaussée de la Muette (près du jardin du Ranelagh), place Jane-Evrard, à la place de Costa-Rica (près du palais de Chaillot).

Elle est desservie par la ligne 6 à la station Passy et par la ligne 9 à la station La Muette..

Origine du nom Elle porte ce nom car c'était la rue principale de l'ancienne commune de Passy.

Historique La rue de Passy est l’une des deux plus anciennes rues de l’ancien village de Passy, avec l’actuelle rue Raynouard. Le chemin qui contournait par le nord le village au pour gagner la forêt de Rouvray, ou bois de Boulogne, est à l'origine de la rue. Ce parcours de la haute société parisienne pour gagner le château de la Muette, dans le prolongement du cours la Reine, du quai de Chaillot (actuelle avenue de New-York) et de la rue de la Montagne (actuelle rue Beethoven) en pente très raide, devient la rue principale et prend le nom de « Grande rue » puis « rue Haute » (qui était celui de la rue Raynouard, plus importante jusqu'au ), la rue Raynouard prenant celui de « rue Basse », qu’elle conserve jusqu’en 1867.

En 1488, elle est nommée chemin de la Folie, puis, en 1575 chemin qui conduit au Bois de Boulogne. La Grande rue se termine par une grille au niveau de la rue de la Pompe. Pendant la Terreur, elle est appelée rue Marat..

Avec la rue basse, la rue de l’Église et la rue Bois-Le-Vent, c’est l'une des rares voies de Passy à être pavée, en bois, en 1834..

La rue était bordée de plusieurs hôtels particuliers.

Au , à l’emplacement de l’actuelle rue Claude-Chahu, l’hôtel de la Folie démoli en 1890 qui avait été loué par Louis XV à partir de 1761 pour une de ses maîtresses, Anne Couppier de Romans, mère de Louis-Aimé de Bourbon, seul enfant illégitime reconnu du roi. La rue Claude-Chahu et une partie de la rue Eugène-Manuel furent ouvertes à l'emplacement du jardin de cet ancien hôtel particulier..

Aux , l'hôtel construit vers 1760, propriété de l’amiral d’Estaing. Un grand parc s’étendait à l’arrière de cet hôtel jusqu’à la rue de la Tour. Ce parc engloba la partie ouest de la rue des Carrières, qui rejoignait la rue de la Pompe. La propriété fut vendue en 1854 par les héritiers de son dernier propriétaire M. Guichard pour créer un lotissement sur lequel furent ouvertes les rues Guichard, Faustin Hélie et Desbordes-Valmore et Paul-Delaroche, la rue Cortambert et la partie de la rue Nicolo entre la rue Guichard et la rue de Tour.

Au , l’hôtel de Bandeville, acheté vers 1763 par Anne-Marie Bigot de Graveron, veuve de Pierre-François Doublet, marquis de Bandeville. La propriété fut agrandie en 1774 et ses jardins s'étendaient jusqu'à des carrières. Après la mort de la marquise de Bandeville, cet hôtel eut plusieurs propriétaires successifs et fut démoli en 1912..

Au , l’hôtel acheté en 1751 par Madame de Pompadour fut revendu en 1761 à Louis XV , qui le transforma en cabinet de physique et d'astronomie., avec des instruments rassemblés par l’abbé Nollet, placés sous la garde d’un savant bénédictin, Dom Noël, dit « le père Noël ». En 1774, cette responsabilité fut confiée par Louis XVI, très intéressé par ces expérimentations scientifiques, à deux membres de l’Académie des sciences, Marie-Alexis Rochon et Jean-Baptiste Leroy. Ces instruments furent transférés à l’Observatoire en 1790. Le général de la Morlière fut propriétaire de cet hôtel, habité vers 1850 par le naturaliste Jussieu. L’ hôtel fut détruit vers 1912 afin de permettre le percement de l’avenue Paul-Doumer..

La rue est de longue date l'une des deux principales voies commerçantes de Passy avec la rue de l'Annonciation. Au et au cours de la plus grande partie du siècle suivant, les biens et services disponibles étaient très diversifiés, couvrant l’essentiel des besoins quotidiens alimentaires et comprenant également dès le milieu de nombreux commerces destinés à une population aisée, tels que des magasins d’habillement, de meubles, librairie, pharmacie, opticien, etc.En 1860, les métiers de bouche ne représentaient que 36 % et les artisans 6 % de l'ensemble, contre respectivement 45 % et 25 % pour la rue de l'Annonciation.

Précédemment appelée « grande rue de Passy », cette voie de l'ancienne commune de Passy est annexée à la voirie de Paris par un décret du comme partie de la « route départementale « Rue de Passy », www.v2asp.paris.fr. ».Elle prend sa dénomination actuelle par un arrêté Géraldine Texier-Rideau et Michäel Darin (dir.), Eric Alonzo (collab.), Places de Paris, -, préface de Bertrand Delanoë, Action artistique de la ville de Paris, coll. « Paris et son patrimoine », 2003, ..

La rue est depuis le très bien desservie par les transports, dès 1854 par la ligne d'Auteuil à la station Muette, par des lignes d'omnibus puis de tramways à fréquence élevée reliant les quartiers d'affaires de Paris. La station de métro Passy sur la ligne 2-Sud est l'une des premières ouvertes du réseau en 1903. La desserte est complétée en 1922 par la station La Muette de la ligne 9.

À partir de la fin du , ces commerces ont progressivement été remplacés par des boutiques franchisées de grandes marques de mode ou de luxe (habillement, chaussures, horlogerie, etc.), entraînant la fermeture des commerces spécialisés ou originaux qui avaient fait la réputation du quartier et de la plupart des commerces de bouche...

Les commerces alimentaires sont concentrés à proximité, rue de l'Annonciation, au marché de Passy et au supermarché du centre commercial Passy Plaza.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|La place de Passy, au croisement avec la rue de l'Annonciation, la rue Duban et la rue Bois-le-Vent. Longue de , c'est une rue très commerçante où se trouve le seul cinéma de l'arrondissement. On y trouve aussi une grande galerie commerçante : Passy Plaza, d’une surface d’environ « Eurocommercial cède le centre commercial Passy Plaza à un assureur institutionnel », next-finance.net, juin 2013., construite en 1994. 10 : ici demeurait en 1885, l'artiste peintre Victor De BornschlegelCatalogue de la Exposition d'Amiens de 1885, organisée par la Société des Amis des arts de la Somme, .. 12 : le théoricien anarchiste Pierre-Joseph Proudhon y meurt en 1865. Une plaque commémorative lui rend hommage. 13 : ici habitait le photographe Séraphin-Médéric Mieusement. : cinéma Imperia Palace, ouvert vers 1924 et fermé vers 1936.. 18 : cinéma Majestic Passy (« Royal Passy » à partir de 1937, puis « Broadway » à partir de 1977, il est transformé en commerce en 1982 avant de rouvrir comme cinéma en 1994).. : cinéma Régent (Passy Cinéma), ouvert en 1912 et fermé vers 1939. : école maternelle publique. : le peintre Jacques Lestrille (1904-1985) y vécut.. 33 et 12 rue Chernoviz : cinéma Alexandra-Passy-Palace, ouvert en 1917 avec une salle de 1126 places dotée de deux balcons. L'entrée est rue Chernoviz et la sortie rue de Passy. Fermé en 1940 au début de la Seconde Guerre mondiale, il rouvre en 1948, avec désormais 1050 places et un seul balcon ; l'entrée et la sortie sont inversées. Rebaptisé Alexandra, il ferme en 1962, est démoli, le site était loti par un immeuble.. 63 : une plaque rappelle que Gustave Nadaud y est décédé. 67 : à ce niveau se trouvait la mairie de la commune de Passy entre 1836 et les années 1870.. Elle devient celle du 16 arrondissement avant son transfert avenue Henri-Martin. 80 : emplacement de l'ancien hôtel de Bandeville, devenu le magasin Franck & Fils. Il s'agit à l'origine d'une boutique de prêt-à-porter féminin fondée en 1897 par une Lorraine, Emma Franck (dont la petite-cousine, davantage fortunée, participa à la création des Galeries Lafayette). Le magasin s'appelle d'abord Les Galeries parisiennes et ne compte qu'une petite boutique avec, au fond d'une cour, un atelier qui réalise rapidement les commandes faites par les clients. Rencontrant le succès , la boutique s'agrandit et devient une institution du quartier. Dans les années 1920-1930, l'avenue Paul-Doumer est percée et de nouveaux bâtiments sont érigés ; le magasin y a aussi un accès. À son terme, il couvre une surface de et possède également des départements mode homme et arts de la table. L'entreprise familiale, que dirigeait alors Michel Franck, est vendue en 1994 au Bon Marché, bien que Franck & Fils poursuive ses activités de vente de vêtements https://www.lefigaro.fr/theatre/2017/05/19/03003-20170519ARTFIG00234-michel-franck-la-musique-au-coeur.php Ariane Bavelier, « Michel Franck, la musique au cœur », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 20 et dimanche 21 mai 2017, .. La boutique ferme ses portes le et est remplacée par une annexe de la Grande Épicerie du Bon MarchéPhilippe Bertrand, « Franck et Fils va céder sa place à une deuxième Grande Épicerie du Bon Marché » , 24 juin 2016, www.lesechos.fr. depuis fin 2017. 80 à 84 : la Ville de Paris impose en 1926 un retrait de 8 mètres. Le 82 fut habité (vers 1898-1907) par Louis Thomas et ses parents. 95 : cinéma Le Passy de 1932 à 1986. Situé en sous-sol, il accueille ensuite un magasin de luminaire. En 2021, après trois ans de travaux, s'y installe le théâtre de Passy« Théâtre de Passy. Un nouveau lieu de culture dans le XVI », Paris 16 Le Mag, magazine d'information de la mairie du 16 arrondissement, n°8, septembre 2021, p. 27.. L'homme politique Henri Léon Camusat de Riancey (1816-1879) habita dans cette rueJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« L-Z »), « Rue Louis-David », ..

Notes et références

Annexes Bibliographie Louis Batcave, Rues et places de Passy en 1825, , dans Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, tome 9, 1917 (lire en ligne). Françoise Campagne et Annie Flandreau, Le . Chaillot Passy Auteuil, Délégation artistique à la Ville de Paris, 1991. Jean Colson (dir.), Vie et histoire du XVI arrondissement, éditions Hervas, 1991. H. Demory, Le Village d'Auteuil et de Passy, , Société historique d'Auteuil et de Passy, Paris, . Auguste Doniol, Histoire du arrondissement de Paris, Paris, Hachette, 1902. . .

Articles connexes Place de Passy Liste des voies du arrondissement de Paris

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