Viriat est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les ViriatisGentilé, sur habitants.fr.

Géographie Localisation Sa superficie de plus de en fait la troisième plus vaste commune de Bresse, après Romenay et Val-Revermont et la huitième du département de l'Ain. Viriat s'étend à au nord de Bourg-en-Bresse dans le département de l'Ain. Pour servir ses quelque quarante hameaux et lieux-dits d'inégale importance, il n'existe pas moins de de routes goudronnées et près de de voies rurales. L'autoroute A40 met la commune à trois heures de Paris et à cinquante minutes de Lyon. Viriat s'étend sur un plateau vallonné, d'une altitude moyenne de , dans lequel la Reyssouze et le Jugnon, son affluent, ont creusé leurs vallées.

Communes limitrophes

Hydrographie Cours d'eau vignette|La Reyssouze. La Reyssouze traverse le territoire du sud au nord-ouest, elle se jette dans la Saône vers Pont-de-Vaux. De l'autre côté du bourg se trouve le Jugnon, ce cours d'eau se jette dans la Reyssouze à Attignat non loin de la frontière. La Salençon prend sa source au nord de la ville et termine son cours à Jayat dans la Reyssouze. La Durlande prend sa source à Jasseron puis une partie forme un bout de frontière entre la commune et Saint-Étienne-du-Bois. Elle continue son cours vers le nord avant de se jeter dans le Bief de Malaval à Marboz. Le Bief de l'Étang Gonin commence aussi au nord de la commune, puis se jette de même dans le Bief de Malaval à Marboz. Le Bief du Navon naît au lieu-dit la Neuve puis se jette dans la Reyssouze vers le moulin Riondaz. La Lignette prend sa source dans l'étang Roton situé vers les deux autoroutes. Elle se jette dans la Jugnon vers la rue des Anciens-Combattants. Le Bief des Alagniers prend sa source la long de la route avant de se jeter dans la Jugnon au sud de l'A40 vers le moulin de Jugnon. Le Bief des Merciers est un bras du Jugnon qui naît dans l'ouest de Viriat puis se jette à côté du confluent entre la Reyssouze et le Jugnon. Le Bief de Lavoura naît au sud du bourg puis se jette dans le Jugnon vers La Genetière. L'Île est un bras de la Reyssouze qui se trouve autour du moulin Peloux. Le Bief de l'étang Gaudin prend sa source à Viriat puis se jette dans le bief de l'étang Machard à la frontière entre Polliat avec Saint-Martin-le-Châtel.

Plans d'eau De nombreux plans d'eau se trouvent dans le territoire communal, notamment le long de la Reyssouze. On peut citer l'étang des Gonnets, l'étang Ronton, l'étang du Saule et l'étang de But.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ceyzériat_sapc », sur la commune de Ceyzériat à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

La commune compte une station du réseau StatIC (réseau des stations amateurs en ligne d'Infoclimat) ouverte en 2012, qui ne permet pas encore d'établir des paramètres climatologiques sur une période de 30 ans..

Voies de communication et transports Voies routières Viriat est traversée par deux autoroutes. La première est l'A40 reliant Mâcon à Genève, elle est accessible depuis la gare de péage de Viriat ou la gare de péage de Bourg-Nord située à Attignat près de la frontière. L'A39 reliant Dijon à Bourg-en-Bresse se connecte à l'A40 dans la commune.

Le village étant à proximité de Bourg-en-Bresse, de nombreuses voies départementales le traversent. Pour commencer, la route départementale 1079, ancien tronçon de la route nationale N 79 en 2006, lie Bourg à la préfecture de Saône-et-Loire : Mâcon. Au rond-point du Guidon, une nouvelle voie qu'est la route départementale 975 rejoint la et permet de se diriger vers Attignat, Montrevel-en-Bresse et Saint-Trivier-de-Courtes. Elle continue en Saône-et-Loire pour terminer à Tournus.

Ensuite, la route départementale 1083 commence vers le stade Marcel-Verchère de Bourg-en-Bresse et traverse l'est du territoire en direction de Saint-Étienne-du-Bois et Coligny avant d'entrer dans les départements du Jura à Saint-Amour, de Saône-et-Loire à Cuiseaux et une nouvelle fois le Jura à Lons-le-Saunier. Elle termine à Saint-Lothain au rond-point la reliant à l'A391 et la route nationale N 83.

Ces routes départementales sont plus ou moins liées entre elles grâce à la rocade de Bourg. La route départementale 117 est la rocade Ouest inaugurée en 1995, elle passe à la Neuve et aux Vareys. La route départementale 117a, plus récente car construite au début des années 2010, correspond à la rocade Nord.

Toutefois, des routes moins empruntées ont le statut de routes départementales. C'est le cas de la route qui débute vers le champ de foire à Bourg et traverse la commune du sud au nord. Elle continue son chemin vers Marboz et Cormoz puis termine à Louhans en Saône-et-Loire. La route traverse le bourg, la Perrinche, Curtaringe et Marillat puis traverse Attignat en passant dans son hameau de Crangeat et son bourg. La route relie la à la en passant par le bourg. Enfin la route permet de rejoindre la gare de péage de Viriat ainsi que Meillonnas. Celle qui permet de rejoindre la gare de péage de Bourg-Nord est la route .

Vélo

Le long de la rocade Nord, on trouve une voie cyclable qui permet d'éviter l'important trafic routier.

Pour ceux qui n'ont pas l'équipement nécessaire pour se déplacer, la Station qui est un espace de l'agglomération située à la gare de Bourg-en-Bresse propose la location de vélos classiques ou électriques pour une durée limitée..

Par ailleurs depuis le , un système de vélos en libre service baptisé Rubis'Vélo a été mis en place. Il compte 19 stations réparties sur Bourg-en-Bresse ainsi que dans les communes de proche banlieue parmi lesquelles Viriat mais aussi Saint-Denis-lès-Bourg et Péronnas..

Viriat compte ainsi trois stations Rubis'Vélo : Hôpital Fleyriat, La Neuve et Viriat Mairie.

Transport ferroviaire Deux voies traversent la commune sans posséder aucun arrêt : la ligne de Mâcon à Ambérieu et la ligne de Mouchard à Bourg-en-Bresse.

Transports en commun

La ville est principalement desservie par les lignes de bus du réseau Rubis. Beaucoup de jeunes prennent le bus pour se rendre au collège, au lycée ou au travail.

Viriat est aussi reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr. Deux lignes traversent le territoire dont la ligne 118 reliant Bourg-en-Bresse à MâconHoraires de la ligne 118 sur car.ain.fr. qui dessert l'arrêt Fleyriat. L'autre ligne est la ligne 150 reliant Romenay à Bourg-en-Bresse qui dessert les arrêts Fleyriat et ZI La NeuveHoraires de la ligne 150 sur car.ain.fr.

Transports aériens Une plateforme aérienne est à disposition non loin de la ville : l’aérodrome de Bourg - Ceyzériat., appelé plus communément Terre des Hommes en hommage à Antoine de Saint-Exupéry est situé principalement à Jasseron. L’aérodrome permet de pratiquer de nombreuses activités aériennes (aviation légère et hélicoptère, vol à voile, ULM et aéromodélisme).

Urbanisme Typologie Au , Viriat est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bourg-en-Bresse, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (28,6 %), terres arables (18,4 %), forêts (18 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), zones urbanisées (9,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,1 %), mines, décharges et chantiers (1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,9 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Logement

Projets d'aménagements

Toponymie vignette|Panneau d'entrée. Origine du nom

Anciens noms La première mention du village date d'environ 1170 sous le nom de ViriacusDictionnaire topographique de l'Ain, p.469, sur archives.ain.fr.. Vers 1250, Viries est cité pour se référer à la commune selon le pouillé de Lyon alors que Viria est utilisé en 1272.

Dans les titres de Laumusse, Viriacus in Breyssia est évoqué en 1372. Selon les archives de la Côte-d'Or, le nom du village en 1417 est Viria puis devient Viriaz ou Viriac en 1563 selon celles de l'Ain. De plus, les archives de la Côte-d'Or mentionnent le village en 1564 par le biais de Viriat, Viriatz et Viriaz.

En 1650, on trouve Viriat puis Viriat en 1743 selon le pouillé de Lyon.

Histoire L'histoire du village remonte à la civilisation celtique, comme le prouve la découverte d'une jambe de taureau en bronze doré. On trouve aussi quelques vestiges de murs et de tuiles témoignant de la présence de villas gallo-romaines.

Au , à Fleyriac (aujourd'hui Fleyriat), des sources témoignent d'un lieu de culte dans le hameau. Au , une église et un prieuré apparaissent sous le nom de Viriacus.

Durant le Moyen Âge, les hameaux de Viriacus et Fleyriac sont fiefs de la seigneurie de Bâgé avant de changer de propriétaires, les ordres religieux militaires tels que les templiers de Laumusse, et les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem s'y installent aux .

Avant la Révolution, Viriat était une communauté d'habitants du bailliage, élection, subdélégation et mandement de BourgDictionnaire topographique de la France, sur cths.fr..

Héraldique

Politique et administration Administration municipale Le conseil municipal est composé de vingt-huit conseillers municipauxLes membres du conseil municipal, sur viriat.fr. dont le maire et ses huit adjoints.