Filippo Inzaghi, aussi appelé Pippo Inzaghi, Cavaliere Ufficiale OMRI ou encore « Inzagoal », né le à Plaisance en Émilie-Romagne, est un footballeur international italien reconverti en entraîneur.

Avant-centre de type « renard des surfaces », « Super Pippo I SOPRANNOMI DEI GIOCATORI — Juworld.net » a inscrit 316 buts dans sa carrière, ce qui en fait le quatrième meilleur buteur de l'histoire du football italien derrière Silvio Piola (364 buts), Giuseppe Meazza (338 buts) et Roberto Baggio (318 buts).

Il prend sa retraite de joueur à la fin de la saison 2011-2012 et devient entraineur des Allievi Nazionali (jeunes du Milan AC) pour la saison suivante. Durant la saison 2014-2015, il est entraineur de l'équipe première et termine à la dixième place du championnat, mais est démis de ses fonctions le à cause de résultats insuffisants.

Son frère, Simone Inzaghi, était également footballeur professionnel et est actuellement (2025) l'entraîneur du Al-Hilal FC.

Biographie Enfance et vie privée Filippo Inzaghi naît à Plaisance et grandit auprès de ses parents (Giancarlo et Marina) et de son frère Simone avec lequel il entretient un rapport fusionnel. Diplômé en comptabilité, il découvre les joies du football dès son plus jeune âge à San Nicolò (province de Plaisance), il a alors 7 ans et va débuter en tant que gardien de but avant de vite rejoindre son poste de prédilection : attaquant.

Il s’occupe de son neveu Tommaso (fils de Simone) comme de son propre fils selon les aveux de sa mère Marina Mamma Inzaghi : “Non Pippo per me è solo Filippo”, gazzetta.it, 8 février 2008.

Carrière en club Les débuts professionnels Filippo débute en Serie B (deuxième division italienne) avec son club formateur le Piacenza FC à tout juste 18 ans durant la saison 1991-1992 où il apparaît à deux reprises avant de rejoindre la division inférieure à Leffe sous forme de prêt afin de faire ses preuves.

Il va marquer ses premiers buts en pro en Serie C1 sous les couleurs de Leffe avec treize buts pour 21 matchs puis retourne faire ses gammes en Serie B sous les couleurs de Vérone (toujours sous forme de prêt) en 1993-1994 avec un total de 13 buts pour 36 matchs.

Filippo retourne finalement au Piacenza FC la saison suivante en retour de prêt où il inscrira 15 buts en 37 matchs. Il contribue ainsi au titre de champion d'Italie de Serie B en 1995 avec le club de sa ville natale, la première ligne d'un palmarès très riche, ses statistiques encourageantes vont le pousser vers la Serie A lors de la saison 1995-1996.

Un début difficile en première division Il signe dans le club de Parme en 1995 et y joue son premier match de Serie A le sur la pelouse de l'Atalanta Bergame (score 1-1), Filippo vient alors d'avoir 22 ans depuis quelques jours.

Son expérience à Parme n'est pas vraiment une réussite : gêné par une blessure, il ne marque que 2 buts pour 15 apparitions et peine à s'imposer dans un effectif de qualité. Néanmoins il trouve le chemin des filets pour la première fois en C2 : il y marque deux buts pour quatre matchs joués.

L'envol de « Super Pippo » Peinant à s'imposer, Inzaghi va poser ses valises à l'Atalanta Bergame, un modeste club qui joue le maintien en Serie A dans lequel Filippo va s'imposer de façon spectaculaire.

Entouré de joueurs moyens, il va montrer son vrai visage et porter son équipe à bout de bras pour finir à une inespérée au classement. Inzaghi joue un rôle primordial puisque cette année il devient le meilleur buteur du championnat de Serie A avec 24 réalisations (pour 33 matchs).

Plusieurs clubs s'arrachent alors le joueur tout juste auréolé du titre de meilleur jeune du championnat et l'Atalanta Bergame ne peut le retenir une saison de plus ce qui leur coûte une relégation en Serie B l'année d'après.

Le , ses performances sont récompensées et c'est en toute logique qu'il participe à son premier match sous les couleurs de la sélection Italienne à Lyon lors du match amical Italie - Brésil (3-3).

Les années turinoises : une dimension européenne thumb|Inzaghi avec la Juventus en 1997

Les performances du joueur ne laissent pas insensible la Juventus, qui recrute l'attaquant en 1997 pour une indemnité de départ équivalant à 14,5 M€.

Il étoffe son palmarès dès sa première année turinoise avec le titre de champion d'Italie auquel il participe amplement avec 18 réalisations.

Auteur de 6 buts en Ligue des Champions la même année, il hisse la Vieille Dame en finale de la compétition mais tombe contre le Real Madrid à l'Amsterdam ArenA sur le score de 1-0.

Ses performances lui valent d'être sélectionné pour la Coupe du monde 1998 en France où l'Italie est éliminée par le futur vainqueur français en quarts de finale, aux tirs au but.

En quatre saisons Inzaghi va marquer 57 buts en championnat avec les Bianconeri pour 120 rencontres disputées, des statistiques proches du un but tous les deux matchs mais une fois de plus c'est en Coupe d'Europe que Filippo affole les compteurs, en effet il marque 19 buts en 28 matchs européens en 4 ans, soit 0,68 but par match.

Lors de la saison 2000-2001, malgré onze buts en championnat et 4 buts pour autant de matchs en Ligue des Champions, il est poussé malgré lui vers la sortie avec l'arrivée au club de David Trezeguet.

Les années milanaises : entre trophées, blessures et records La confirmation À l'été 2001, le Milan AC dépense 41,2 M€ pour le recruter. Les années en Lombardie vont se révéler les années de tous les records et de toutes les déconvenues pour Inzaghi, qui a connu des moments de gloire ainsi que de graves blessures.

À son arrivée, il passe une première année moyenne sous les couleurs milanaises, inscrivant 10 buts pour le double de matchs joués en championnat mais comme à son habitude il brille en Coupe d'Europe (C3 cette année) où il inscrit 4 buts pour 7 matchs. Des performances qui ne laissent pas insensibles le sélectionneur Italien Giovanni Trapattoni qui le prend dans son groupe pour disputer la Coupe du monde 2002, Inzaghi joue deux matchs, un titulaire l'autre remplaçant sans marquer avant que la sélection italienne ne se fasse éliminer contre la Corée du Sud en de finale.

La saison suivante, en 2002-2003, est très probablement la plus aboutie de sa carrière. Inzaghi affole une fois de plus les compteurs en marquant 17 buts en championnat et surtout 12 buts en Ligue des Champions suppléant parfaitement la blessure d'Andriy Shevchenko et permettant ainsi au Milan AC de décrocher sa sixième Ligue des Champions.

Les années difficiles thumb|upright|left|Inzaghi avec le Milan AC en la saison 2002-2003

À 30 ans, Inzaghi est au sommet de son art, mais il doit composer avec des blessures multiples. En , il est victime d'un traumatisme crânien. Deux mois plus tard, il souffre d'un claquage au mollet. Longtemps épargné par les blessures durant sa carrière, il se fracture la cheville gauche et doit subir une double opération, en avril et en . Il se fracture ensuite la main et est victime d'une tendinite au genou.

Aussi, en deux ans, il n'affiche que 3 buts en championnat pour 25 matchs joués et 3 buts en Ligue des Champions pour 10 matchs. Des blessures qui vont le priver d'une place dans le groupe italiens pour le Championnat d'Europe 2004. La saison 2004-2005 est même la pire de sa carrière (un seul but inscrit en 15 matchs et aucun en championnat en 11 matchs, il a inscrit le seul but de sa saison en Ligue des Champions contre le Celtic Glasgow). En 2005, il assiste en tribune à la finale de la Ligue des Champions, perdue aux tirs au but contre Liverpool par son club, le Milan AC.

La renaissance En 2005-2006, Filippo Inzaghi revient et marque 12 buts en championnat pour 23 matchs. Comme souvent il brille en Coupe d'Europe et marque à quatre reprises en six matchs de Ligue des Champions (un doublé contre le Bayern Munich en de finale et un autre face à l'Olympique lyonnais en quart de finale). Son retour il le doit surtout au club et à son entraîneur de l'époque comme il l'avoue dans les colonnes du journal L'Équipe : « J’ai traversé cette période de blessures dans la douleur et la sérénité à la fois. J’avais mal, mais le Milan ne m’a jamais abandonné. J’ai gardé la confiance et le soutien de tous. C’est ça, le secret de mon retour. Le club a renouvelé mon contrat avant la deuxième opération. Je n’oublierai jamais que pendant ma convalescence à Knokke [en Belgique], Ancelotti m’a envoyé tous les jours des SMS dans lesquels il me disait ne pas lâcher, que je reviendrai comme avant et que je serais encore utile au Milan. Je préfère un entraîneur comme lui qu’un sergent de fer. »

Après une longue absence avec l'équipe nationale d'Italie, il est sélectionné pour la Coupe du monde de 2006 en Allemagne où la chance semble avoir changé de camp car c'est à la faveur d'une blessure de Christian Vieri à la dernière minute qu'il obtient sa place. Il inscrit un but contre la République tchèque en phase de poule, son premier en coupe du monde et devient champion du monde quelques jours plus tard après la victoire de l'Italie contre la France en finale.

La saison 2006-2007 voit Inzaghi inscrire seulement 2 buts en Serie A pour une vingtaine de matchs, souvent en tant que remplaçant d'Alberto Gilardino ou de Kaká.

Le parcours de Filippo Inzaghi est une fois de plus illuminé par la Coupe d'Europe, en Ligue des Champions, où il inscrit 6 buts pour 12 matchs dont un doublé lors de la finale face à Liverpool et permet ainsi au Milan AC de remporter la septième Ligue des Champions de son histoire. Inzaghi, élu homme du match ce soir la, complète son palmarès avec une seconde Coupe aux grandes oreilles après celle de 2003. Le , lors de Supercoupe d'Europe, il marque de la tête le but de l'égalisation contre le Séville FC. Le Milan AC s'impose finalement 3-1, à la suite des réalisations de Jankulovski et de Kaká.

La saison suivante, il est l'auteur de 11 buts en 21 matchs de Serie A dont un triplé contre Livourne et deux doublés consécutif contre Cagliari puis la Juventus. En Ligue des Champions, il marque 4 fois pour 5 matchs joués, prouvant une fois de plus sa valeur en Coupe d'Europe.

Il atteint le nombre symbolique de 100 buts avec le Milan AC lors du dernier match de championnat le . Ce qui a eu pour conséquence de le relancer complètement avec le Milan AC et la Squadra Azzurra où il participe aux matchs de qualification pour l'Euro 2008 mais il n'est pas retenu pour participer à la compétition.

Le temps des records Petit à petit Inzaghi devient remplaçant mais son rôle de joker de luxe lui permet de marquer à treize reprises en 26 rencontres de championnat lors de la saison 2008-2009. Cette saison le Milan AC est qualifié en Ligue Europa et Inzaghi marque trois buts pour six matchs dans la compétition. Le , il inscrit un doublé et son toutes compétitions confondues face à l'AC Sienne lors d'un match remporté 5-1. Il fête l'évènement avec un tee-shirt spécial, floqué « INZAGHI 300 ».

Lors de la saison 2009-2010, boudé par le nouvel entraîneur Leonardo, il est presque toujours remplaçant mais participe tout de même à 24 rencontres en Serie A, il trouve le chemin des filets à 2 reprises. Tandis qu'en Ligue des Champions il inscrit un doublé face à Olympique de Marseille qui donne la victoire à l'AC Milan. Ce seront ses deux seuls buts en sept matchs.

Lors de la saison suivante, le , il inscrit un doublé en Ligue des champions face au Real Madrid ce qui lui permet alors d'être le meilleur buteur en Coupe d'Europe avec 70 buts (dont 50 en Ligue des Champions) avec 1 but d'avance sur Raúl González. En championnat, il marque dès le premier match de la saison contre l'US Lecce puis un nouveau but lors de sa seule titularisation contre le Calcio Catane, permettant à l'AC Milan d'empocher le point du match nul. Sept matchs pour 2 buts, la saison de Filippo démarrait à un rythme correct jusqu'à une blessure mettant fin à sa saison.

La blessure de trop