Châteauredon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Châteauredonnais.

Géographie thumb|left|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Châteauredon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende). Le village est situé à d’altitude.

Les communes limitrophes de Châteauredon sont Entrages, Beynes, Mézel, Le Chaffaut-Saint-Jurson et Digne-les-Bains.

Relief Sommet de Cousson :

Hydrographie La commune est traversée par l’Asse.

Voies de communication et transports Voies routières La commune est desservie par la route nationale 85.

Services autocars Lignes régionales Châteauredon est desservie par une ligne express régionale LER Provence-Alpes-Côte d'Azur (bus)Info LER PACA. qui sont les suivantes :

+ LigneTracé Nice ↔ Châteauredon ↔ Digne-les-Bains ↔ Sisteron ↔ GrenobleHoraires et tarifs LER Ligne 31, sur info-ler.fr.

Lignes départementales Le village est aussi reliée par une ligne départementaleRéseau départemental des lignes de transport des A.H.P. : + LigneTracé Riez ↔ Estoublon ↔ Digne-les-Bains

Transports ferroviaires vignette|gauche|alt=Petite gare de Mézel, avec wagon plat devant le hangar à marchandises précédé d'un vaste auvent, et bâtiment voyageur à étage.|Gare de Mézel. La commune partage avec Mézel la gare de Mézel-Châteauredon, où le train de la ligne de Nice à Digne a un arrêt. + LigneTracé Nice ↔ Mézel-Châteauredon ↔ Digne-les-Bains

Risques naturels et technologiques Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Mézel auquel appartient Châteauredon est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Châteauredon est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation (dans la vallée de l’Asse), mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.

La commune de Châteauredon est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La route nationale 85 et la départementale RD907 (ancienne route nationale 207) peuvent être empruntées par les transports routiers de marchandises dangereuses.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.

Le tremblement de terre qui a été ressenti de la manière la plus sensible dans la commune est celui du , avec une intensité macro-sismique de V sur l’échelle MSK et Aiglun pour épicentre.

Toponymie La localité apparaît pour la première fois dans les textes au (Castèl Redon). Le nom actuel est une francisation de l’occitan signifiant village fortifié, de forme ronde § 26656, p 1465.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Digne-les-Bains à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Châteauredon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (40,3 %), forêts (36,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (12,6 %), zones agricoles hétérogènes (10,3 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Le sommet du Cousson était occupé par une communauté de bergers au . En 1035, Almerad, le prêtre de cette communauté, fait don de la chapelle Saint-Michel de Cousson à l’abbaye Saint-Victor de MarseilleJean-Christophe Labadie, Des Anges, Musée départemental d’art religieux, catalogue de l’exposition à la cathédrale Saint-Jérôme (5 juillet-30 septembre 2013), 2013, , 31..

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au (Castrum Rotundum). L’ancien village est au lieu-dit Cornette, et s’est déplacé progressivement au pied du château..

La communauté de Sueilles, Suye ou Sullia, comptait 23 feux en 1315. Son église Saint-Martin relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui percevait les revenus qui y étaient attachés. Elle est fortement dépeuplée par la crise du (peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Châteauredon au . Le fief correspondant est lui aussi réuni à celui de Châteauredon. Les deux communautés relevaient de la viguerie de Digne.

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792. . Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Belair.

Comme de nombreuses communes du département, Châteauredon se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle possède déjà une école qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu.. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent la commune ; ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Châteauredon sont régulièrement scolarisées.

Le premier train entre en gare de Mézel-Châteauredon le , lors de l’inauguration du deuxième tronçon de la ligne de Nice à Digne, tronçon allant de Mézel à Saint-André-les-Alpes. Le tunnel de la Colle est achevé en 1903, et la totalité de la ligne entre Saint-André et Nice est inaugurée du 5 au en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics.

La Libération de Châteauredon est marquée par le passage d’une colonne de la d’infanterie (US), le matin du , venant de Riez et se dirigeant sur Digne via le col de l'Orme. Cette colonne progresse presque sans opposition, mais à Châteauredon, elle est accrochée à l’endroit où la voie de chemin de fer traverse la route allant à Mézel. Au moment où la colonne blindée s’approche, les Allemands tirent de leurs positions surplombant la route. Ils décrochent ensuite vers le village où ils sont pris à partie par les canons des blindés. Certains sont faits prisonniers dans le village, d’autres dans la chapelle. D’autres se replient vers la clue de Chabrières et engagent le combat avec des résistants.

Jusqu’au milieu du , la vigne était cultivée à Châteauredon. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée. .

Héraldique

Économie

Aperçu général En 2009, la population active s’élevait à 55 personnes, dont 8 chômeurs.. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (86 %) et travaillent majoritairement hors de la commune (86 %).

Agriculture

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait deux établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (exploitants non professionnels inclus) et aucun emploi salarié.

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est trop faible et couvert par le secret statistique, depuis 2000 ; il n’en restait que quatre en 1988.

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du . Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes avec une oliveraie qui compte moins de .

Industrie Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait cinq établissements, employant huit salariés. La carrière de la Blache, exploitée par Negro, est un de ces établissements.

Activités de service Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services, administrations, secteur sanitaire et social et enseignement), comptait six établissements salariant deux personnes.

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant.. La seule structure d’hébergement à finalité touristique de la commune était, en 2007, un hôtel non classé.

Politique et administration vignette|Mairie.

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Châteauredon, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Brigitte Cochet, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 55,93 %. Brigitte Cochet est élue maire le lors de la première séance de conseil municipal. Liste des maires

Intercommunalité