Moustiers-Sainte-Marie (en provençal : , selon la norme classique et selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France.

Blottie contre un escarpement rocheux, Moustiers est souvent comparée à une crèche avec son étoile suspendue dans le vide. La commune a obtenu le label officiel Villages et cités de caractère. Elle fait partie du parc naturel régional du Verdon et est membre de l'association Ville et métiers d'artCommune labellisée "Ville et métiers d'art".

Géographie thumb|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Moustiers-Sainte-Marie et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Moustiers-Sainte-Marie sont Saint-Jurs, Majastres, La Palud-sur-Verdon, Aiguines et Les Salles-sur-Verdon (dans le département du Var), Sainte-Croix-du-Verdon, Roumoules et Puimoisson.

Au point de rencontre des grandes routes touristiques du Verdon, en aval du fameux canyon, Moustiers-Sainte-Marie jouit d’une situation exceptionnelle. Le village est à environ d’altitude..

Géologie et relief Le territoire de Moustiers-Sainte-Marie consiste en une vallée orientée nord-sud, encadrée : à l'ouest par le plateau de Valensole, dont le rebord est à environ d'altitude ; à l'est par la crête du Montdenier, culminant au Pavillon à d'altitude au sud et au sommet du Montdenier, au nord, à d'altitude ; et au nord par une zone de plateau vallonné faisant la transition entre montagne et plateau.

Au sud, la vallée de Moustiers-Sainte-Marie débouche dans le lac de Sainte-Croix. À l'ouest, une partie du plateau appartient à la commune.

Le massif du Montdenier s’étend sur la partie est de la commune. La montagne, peu élevée, possède plusieurs parties très escarpées, notamment au sommet, qui forme une barre, et à l'endroit où la vallée s'élève brusquement vers la montagne. Le rebord du plateau de Valensole est lui aussi très escarpé par endroits..

Hydrographie Le RiouFiche de synthèse sous bassins (masses d'eau cours d'eau) : Verdon. se jette dans la MaïreFiche signalétique : Maïre à Moustiers-Sainte-Marie (code station : 06155965)., qui est elle-même un affluent du Verdon, la confluence s'effectuant dans le lac de Sainte-Croix. Le territoire communal est drainé par plusieurs torrents pérennes ou intermittents, qui forment des cascades parfois impressionnantes au franchissement des reliefs escarpés.

La rivière Le Colostre est également un affluent du Verdon. La source principale est la source du ravin d'AngouireCanyoning dans le Val d'Angouire. Les eaux des torrents sont retenues par des barrages : outre celui de Sainte-Croix, on en compte plusieurs autres de taille plus ou moins étendue, comme celui sur le torrent de Vallonge, ou le Petit Lac sur la Maïre.

Voies de communication et transports Voies routières La commune est desservie par la route départementale (ancienne route nationale 552), de direction générale est-ouest, qui relie Castellane à Gréoux-les-Bains en empruntant la vallée du Verdon et le plateau de Valensole.

Vers le sud, la (ancienne route nationale 557) relie Moustiers à Aiguines : elle sort de la commune en empruntant le pont du GaletasLe pont du galetas. La dessert le plateau à partir du village.

Une ligne d’autocars relie Moustiers-Sainte-Marie à la gare routière de MarseilleMoustier Sainte-Marie, cité de la faïence.

Services autocars Lignes régionales, réseau Zou ! Moustiers-Sainte-Marie est desservie par 1 ligne de PROXIMITÉ : +LigneTracé Castellane ↔ Moustiers-Sainte-Marie ↔ Roumoules ↔ Riez

Risques naturels et technologiques Aucune des du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Moustiers-Sainte-Marie est en (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.. La commune de Moustiers-Sainte-Marie est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt ; inondation ; mouvement de terrain : la moitié de la commune est concernée par un aléa moyen à fort.

La commune est de plus exposée à deux risques d'origine technologique : celui de transport de matières dangereuses : la départementale peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses ; celui de rupture de barrage : Moustiers-Sainte-Marie fait partie de la zone d'inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon.. Si cette rupture advenait, l'onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne, et parcourrait les qui séparent le barrage de Castillon du pont du Galetas en un peu moins d'une heure. L'onde arriverait déjà considérablement affaiblie, mais submergerait tout de même le pont du Galetas, les routes d'approche jusqu'à la cote (soit une montée des eaux du lac de vingt mètres). Les parties de la commune inondées seraient les rives du lac, la ferme Saint-Saturnin et le vallon situé entre le lac de Sainte-Croix et le Petit Lac, atteignant probablement le village de vacances. L'onde continuerait sa course en atteignant le barrage de Sainte-Croix dix minutes après être entrée dans le lac. Les prévisions estiment que le barrage contiendrait l'eau du lac de Castillon environ vingt-trois minutes, avant que l'onde le déborde et continue jusqu'à Quinson.

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2008 pour les risques de feu de forêt, d'inondation, de mouvement de terrain et de séisme ; le dossier d'information communal sur les risques majeurs (Dicrim) n'existe pas.

La commune a été l'objet de quatre arrêtés de catastrophe naturelle : pour des inondations et des coulées de boue en 1994, et en 2003, 2016 et 2017 pour des mouvements de terrain. Dans la liste qui suit, figurent les deux tremblements de terre fortement ressentis dans la commune (dépassant une intensité macro-sismique ressentie de sur l'échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d'objets)) et dont la mémoire a été conservée. Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l'intensité peut être plus forte à l'épicentre : le séisme du , d'une intensité ressentie à Moustiers de et dont l'épicentre était situé à Bussana Vecchia, en Italie, le séisme du , avec une intensité ressentie de et Chasteuil pour épicentre.

En 1994, l'incendie du quartier Tréguier a marqué la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jurs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Moustiers-Sainte-Marie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à , le lac de Sainte-Croix, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est la suivante : végétation arbustive et herbacée (36,8 %), forêts (27,1 %), terres arables (17,7 %), espaces ouverts sans ou avec peu de végétation (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), eaux intérieurs continentales (2,8 %), zones urbanisées (0,7 %). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillées de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de cette même base. vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). +Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 0,7 %62Terres arables hors périmètres d'irrigation 17,7 %1604Systèmes culturaux et parcellaires complexes 4,3 %385Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,0 %274Forêts de feuillus 4,1 %372Forêts de conifères 18,6 %1682Forêts mélangées 4,4 %400Pelouses et pâturages naturels 14,1 %1278Landes et broussailles 17,2 %1552Forêt et végétation arbustive en mutation 5,0 %450Roches nues 1,6 %142Végétation clairsemée 6,6 %597Plans d'eau 2,8 %251Source : Corine Land Cover.

Morphologie urbaine Après l’incendie du quartier Tréguier, en 1994, la décision est prise de reconstituer l’oliveraie, afin de lui faire jouer le rôle de pare-feu. Les emplacements des plantations ont été choisis dans une perspective paysagère face au village, en complément des autres attraits touristiques de la commune (faïence, Verdon, site du village).

Logements La commune dispose d'un plan local d'urbanismePLU, sur Géoportail définissant les zones et les conditions de constructibilitéRèglement du PLU.

Projets d'aménagement et projets réalisés Travaux d'aménagement du site Point sublime-couloir SamsonTravaux d'aménagement du site Point sublime-couloir Samson. Aménagement de la déchèterieAménagement de la déchèterie.

Toponymie Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes (Ecclesia Sancte Marie in Monasterii) en 1009, désigne les deux prieurés présents à proximité du village, dont un fondé au . Sainte-Marie fait référence à l'église paroissiale , ... Il devient Moustiers-Sainte-Marie en 1848.