La Palud-sur-Verdon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom de ses habitants est Paluards.
Géographie vignette|center|alt=Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|350px|La Palud-sur-Verdon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
La Palud-sur-Verdon est une des 46 communes adhérentes du Parc naturel régional du Verdon.
Les communes limitrophes de La Palud-sur-Verdon sont Majastres, Blieux, Rougon, Trigance et Aiguines (dans le département du Var) et Moustiers-Sainte-Marie.
Le village touristique, à d’altitude, est connu pour sa route des Crêtes et ses belvédères sur les gorges du Verdon. La Dent d'Aire est au-dessus de la rivièreBelvédère de La Dent d'Aire.
Le Baou traverse la commune et rejoint le Verdon. Le massif du Montdenier s’étend sur la partie nord de la commune.
Géologie et relief
Géologie La commune est située dans le périmètre de protection de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence.
Voies de communication et transports Voies routières La commune de La Palud-sur-Verdon est desservie par la route départementale (ancienne route nationale 552), qui relie Castellane à Gréoux-les-Bains en empruntant la vallée du Verdon et le plateau de Valensole.
Services autocars Lignes régionales, réseau Zou ! La Palud-sur-Verdon est desservie par 1 ligne de PROXIMITÉ : + LigneTracé Castellane ↔ La Palud-sur-Verdon ↔ Moustiers-Sainte-Marie ↔ Riez
Environnement
La commune compte de bois et forêts, soit un tiers de sa superficie..
Risques naturels et technologiques La commune de La Palud-sur-Verdon est également exposée à trois risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain.
La commune de La Palud-sur-Verdon est de plus exposée à deux risques d’origine technologique : celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale RD952 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses ; celui de rupture de barrage : La Palud-sur-Verdon fait partie de la zone d’inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne, et parcourait les qui séparent le barrage de Castillon du Point sublime en moins de 29 minutes, juste avant d’entrer dans la commune de La Palud. L’onde resterait cantonnée dans les gorges du Verdon, continuant de descendre à environ , et atteignant l’Imbut après avoir passé le Point sublime. Elle finirait par submerger le pont du Galetas une demi-heure après être entrée dans la commune, ne dépassant pas toutefois la cote des (soit une hausse du cours du Verdon de plus de 10 m).
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.
Sismicité Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton de Moustiers-Sainte-Marie auquel appartenait La Palud-sur-Verdon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.
Le dernier tremblement de terre fortement ressenti dans la commune est celui de Chasteuil, le , qui a été ressenti avec une intensité macro-sismique ressentie de sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets).
Hameaux, lieux-dits Les Barris, site du premier châteauVillage de La Palud-sur-Verdon.
Toponymie
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (de Palude), est tiré de l’occitan palú, "marais", du latin palus-paludis, même sens. La commune de La Palud prend le nom de La Palud-sur-Verdon en 1961.
Le belvédère de Maireste, à proximité d’un château du même nom, pourrait tirer son nom du nom de personne Matrius, avec le suffixe ligure -esc.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune des Aiguines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , La Palud-sur-Verdon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à , le lac de sainte-croix, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (50,4 %), forêts (37,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Systèmes culturaux et parcellaires complexes3,5 %288Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants1,1 %91Forêts de feuillus12,4 %1010Forêts de conifères21,4 %1745Forêts mélangées4,2 %345Pelouses et pâturages naturels17,2 %1404Landes et broussailles24,2 %1975Forêt et végétation arbustive en mutation9,0 %738Roches nues1,1 %86Végétation clairsemée6,0 %492Source : Corine Land Cover.
L'occupation des sols montre la nette prédominance de la forêt et des milieux semi-naturels qui occupent 95,4 % de la surface communale sur les territoires agricoles qui n'en occupent que 4,6 %. La forêt, qui occupe 38,0 % de la surface communale, est constituée majoritairement de conifères. Les landes et broussailles occupent une surface considérable, près d'un quart du territoire.
Histoire
Préhistoire et Antiquité Quelques trouvailles archéologique attestent de l’occupation à l’âge du bronze. Une tombe antique a été retrouvée à l’aven de la Faye, et d’autres d’époque gallo-romaine à l’Hôpital. La commune compte également un site paléochrétien aux grottes de Saint-Maurin. Le site de la colline de Maireste a été occupé par un oppidum pendant la protohistoire..
L’itinéraire qui reliait Castellane à Moustiers passait par le col de la Croix de Châteauneuf.
Moyen Âge Pendant le Haut Moyen Âge, le village n’existe pas. Le polyptyque de Wadalde, rédigé en 814, cite trois colonges (exploitation agricole de taille variable) et une bergerie sur le territoire actuel de La Palud : colonica Carnillas, au coullet de Counilliès, la colonica Bagella, à Bagelle, et la colonica in Dogone, à l’actuel lieu-dit Rocas du Dugo ; la bergerie Corcio est, selon Daniel Thiery, à placer à Courchon.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1062, sous le nom de Castrum novumL'histoire de La Palud-sur-Verdon (Châteauneuf), puis Châteauneuf des BarrisJacques Cru, « Petra Castellana », Verdon 1, estieu 1999, 34.. Le château est construit à d’altitude, et avait huit coseigneurs en 1062Jacques Cru, Petra Castellane, 34.. Le village de La Palud est signalé en 1114. Lors de la guerre entre Boniface III de Castellane et le comte Alphonse I de Provence (1188-1189), le château tombe aux mains du comte de Provence. Le baron de Castellane construit alors un nouveau château au nord de l’ancien, qu’il nomme Châteauneuf. L’ancien village est alors renommé La Palud, du nom de l’église paroissiale, Notre-Dame-de-Palude.
Un autre château est construit au à Maireste, qui formait un fief distinct de celui de La Palud au Moyen Âge. Il y avait encore un autre village sur la commune, au lieu-dit Saint-Maurin, autour de l’église et le prieuré Saint-Maurice, qui ont été fouillés récemment : ils datent de la deuxième moitié du ). Le prieuré dépend de l’abbaye Saint-Victor de Marseille aux ; il passe ensuite à Riez.
L’église de La Palud relevait du chapitre de Riez, comme Notre-Dame de Maireste.
En 1292, La Palud est échangée par Charles II de Provence contre une partie de la seigneurie de Moissac. Les Castellane sont seigneurs durant le , 188., puis la seigneurie passe ensuite aux Demandolx de 1492 qui la conservent jusqu’au .
Châteauneuf-lès-Moustiers forme une communauté autonome au Moyen Âge, comptant cinquante feux en 1315. Elle est fortement dépeuplée par la crise du (Peste noire et guerre de Cent Ans) et ne compte plus que trois feux en 1471.. Les seigneurs de Châteauneuf sont les Castellane au , suivis par les Glandevès au XV puis les Carbonnel au . L’église paroissiale et la chapelle Saint-Pierre des Chauvets relevaient de l’abbaye de Montmajour.