La Rochette est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Rochettois..
Géographie Localisation center|400px|<center>alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|La Rochette et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
La route qui vient de Saint-Pierre passe sous un porche taillé dans la montagne. Le village offre de beaux panoramas sur les Alpes-Maritimes.
Géologie et relief Géologie Le village est accroché sur un flanc de montagne escarpé à d’altitude..
Le périmètre de protection de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence couvre également la commune de La Rochette.
Relief vignette|center|450px|<center>Col du Trébuchet, limite occidentale de la commune. Le point culminant de la commune est le pic de Salomon ().
Le Val de Chanan est délimité au nord par le massif du Gourdan, entre le col de Félines et le col Saint-Raphaël ; au sud par l'Esteron ; à l'ouest par les hauteurs d'Amirat et du Castellet-Saint-Cassien ; à l'est par la partie des territoires d'Ascros et de Cuebris qui bordent Saint-Antonin. La Rochette fait partie intégrante du val de Chanan qui était autrefois une seigneurie à part entière.
« Grandiosement enchâssé dans les replis de la zone dite des Barres, entre le Var et les hauts de l'Estéron, le Val de Chanan constitue l'un des plus beaux fleurons de l'ancien évêché de Glandèves. C'est un pays où l'eau, qui sort en abondance des nappes souterraines du Gourdan, arrose et fertilise de larges espaces cultivables dans un décor ambiant de petits vallons, de ravins sauvages, de chaînons et de plateaux rocailleux. La masse vert-sombre des bois de pin, éclaircie çà et là par le feuillage des chênaies, les magnifiques restes de châtaigneraies séculaires, les grands damiers des champs et des prairies, le genêt et la lavande, le buis et les plantes aromatiques y drapent joliment, à la belle saison, dans un reposant assemblage, la nature tourmentée des roches sous-jacentes. », par Joseph-Antoine Durbec, « Le Chanan et ses environs. Aux confins des Alpes-Maritimes et de la Haute-Provence »Montagnes médiévales: Congrès de la SHMES, Chambéry, 23-25 mai 2003 Par Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public]Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes}, par Joseph-Antoine DurbecCarte géographique du territoiredu futur Parc Naturel Régional Préalpes d'Azur. Fabuleux document écrit par J.A. Durbec : « Le Chanan et ses environs. Aux confins des Alpes-Maritimes et de la Haute-Provence ».
Hydrographie thumb|200px|Cascade : là où elle coule, le calcaire gris tout autour prend une teinte jaune. Cours d'eau sur la commune. ou à son avalL'eau dans la commune : rivière le Rioulan, vallons de l'ubac, de fontagne, de brins, de mardaric, des miolans, du raï, des moulières, du moulin, ravin de merle.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Mas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Environnement La commune compte de bois et forêts, soit plus de la moitié de sa superficie.
Voies de communications et transports vignette|droite|160px|La route départementale RD 10 à flanc de montagne. Voies routières La commune est desservie par la route départementale Les villes proches de La Rochette.
Transports en commun Transports à la demandeLes réseaux de transport : Alpes de Haute-Provence Pôles d'échanges. Gares ferroviaires les plus proches par le Train des Pignes : Chemins de fer de ProvencePlan de la ligne de Nice à Digne.
Risques naturels et technologiques La commune de La Rochette est également exposée à trois risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort.
La commune de La Rochette n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture.
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme et le Dicrim n’existe pas.
La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour un tremblement de terre, pour des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue en 1994. Le tremblement de terre le plus fortement ressenti dans la commune est celui du , dont l’épicentre était situé à Bussana Vecchia, en Italie. Il a été ressenti à La Rochette avec une intensité macro-sismique de VII sur l’échelle MSK (lézardes et chutes de cheminée).
Sismicité Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Entrevaux auquel appartient La Rochette est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.
Toponymie Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (las Roquetas), est interprété comme dérivant du nord-provençal roucheto, désignant une petite fortification.
Histoire Datant peut-être de l’âge du fer, un site fortifié contrôlant l'accès au col de Rigaudon () a été découvert en 1986 : il occupe une superficie de . Il est défendu par un mur allant jusqu’à d’épaisseur, et par la barre rocheuse au sud.
Moyen Âge et Ancien Régime
Saint-Saturnin, qui était un fief distinct, était l’objet d’un pèlerinage.
La Rochette était parfois appelée La Rochette-Chanan ; le Val de Chanan, aujourd'hui divisé par les limites départementales des Alpes Maritimes et des Alpes de Haute-Provence, faisait autrefois partie du comté de Provence. Jusqu’en 1245, la communauté de La Rochette relevait de la baillie d’Outre-Siagne, circonscription administrative du comté de Provence. Celle-ci est ensuite démembrée en plusieurs circonscriptions plus petites, et après une période de stabilisation, on sait qu’en 1264 La Rochette faisait partie de la viguerie de Puget-Théniers. C’est également aux qu’une importante donation permet à l’abbaye de Lérins d’établir un prieuré, le prieuré Saint-Saturnin. L’abbaye Saint-Victor de Marseille possédait aussi un prieuré à La Rochette.
En 1388, le comte de Savoie décide de s'approprier le comté de Nice, le val de Chanan devint alors une zone frontalière, ravagée par les incendies et les rafles consécutives à cette invasionHistorique de La Rochette. Le château d’Ascros, pris par le comte de Savoie, avait à sa merci les villages de La Penne, Saint-Antonin et Cuebris, car le château de Briançonnet, première défense du comté de Provence, ne pouvait les secourir en cas d'attaque. C'est pourquoi La Rochette devint une place forte et par la suite le village le plus peuplé du Chanan. Les seigneurs de La Rochette sont les Glandevès du au , puis les Villeneuve au , les d’Arquier au et enfin les Rasque au .
En 1715, l’abbaye de Lérins cède ses deux prieurés Saint-Martin et Saint-Saturnin à l’archidiacre de Glandèves, qui perçoit donc les redevances liées à ces deux prieurés. À la fin de l’Ancien Régime, La Rochette relevait de la viguerie d’Annot.
Révolution française En 1791, le prieuré Saint-Saturnin, en ruines, et son domaine sont vendus comme biens nationaux.
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792..
Époque contemporaine vignette|Monument aux morts à La Rochette
La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du précise ses modalités. Dès 1818, le cadastre dit napoléonien de La Rochette est achevéAlexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, , actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. , 10..
Comme de nombreuses communes du département, La Rochette se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle possède déjà son école dispensant une instruction primaire aux garçons, au village chef-lieu.. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concerne la commune. Si la municipalité profite de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école, ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de La Rochette sont scolarisées.
Le château est démoli en 1927.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la compagnie de travailleurs étrangers, internant et soumettant au travail forcé des étrangers jugés indésirables par la Troisième République et par Vichy, est établie à La Rochette.
Héraldique
Les trois étoiles jaunes représentent le chef, car La Rochette était le chef-lieu du val de Chanan. Le rocher représente l'endroit autour duquel le village a été construit. Les rayures noires et rouges représentent l'appartenance du village au comté de Provence.
Politique et administration Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Rochette, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.