Saint-André-les-Alpes est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Saint-Andréens..

Géographie Localisation Saint-André-les-Alpes est située au confluent de l’Issole et du Verdon, et au bout du lac de Castillon, à d’altitude..

vignette|centré|alt=Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les route|400px|Saint-André-les-Alpes et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Saint-André-les-Alpes est une des 46 communes adhérentes du parc naturel régional du Verdon.

Le périmètre de protection de la réserve naturelle géologique de Haute-Provence couvre également la commune de Saint-André-les-Alpes.

Géologie et relief

Relief

Le col des Robines ()Col des RobinesHaut Var - Haut Verdon - 3 Evêchés Le sommet de la Reynière ( mètres)Sommet de la Reynière La montagne de l'Allier ( mètres)Crête Est de la montagne de l'Allier Le mont Chalvet ( mètres)Le sommet de Chalvet Le sommet du Castellard ( mètres)Le sommet du Castellard La montagne de Maurel ( mètres) Le pic de Chamatte ( mètres)Pic de Chamatte () par Vergons Le sommet de Crémon ( mètres)Altitude Sommet de Crémon

Environnement vignette|Village de Saint-André-les-Alpes et terroir de Méouilles sur la rive opposée du Verdon. Au fond, le Serre Gros et la crête de Chamatte. La commune compte de bois et forêts.

Hydrographie Le Verdon. Le lac de Castillon du VerdonLes grands lacs : le lac de Serre-Ponçon, d’Esparron de Verdon, de Quinson, de Sainte Croix du Verdon et de Castillon. L'Issole Le Ravin de Fouranne (rd), , sur les deux communes de Lambruisse et Saint-André-les-Alpes. Le Ravin de la Moulière (rg), , sur les trois communes de Thorame-Basse, Saint-André-les-Alpes et La Mure-Argens. Le Ravin de l'Aget (rd), , sur la seule commune de Saint-André-les-AlpesL'eau dans la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Mure-Argens à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-André-les-Alpes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (73,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,5 %), zones urbanisées (2,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,1 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports Voies routières Saint-André-les-Alpes est desservi par la route nationale 202, départ de la route de la vallée de l’Issole, et le Haut VerdonItinéraires routiers maps.

Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur Réseau régional de transport. La Région est responsable de trois réseaux de transports collectifs

Lignes ferroviaires La gare de Saint-André-les-Alpes, située sur la ligne de Nice à Digne, est desservie par la compagnie des chemins de fer de Provence. Durées de trajets : Saint-André-les-Alpes - Nice (entre 2 h 17 et 2 h 27)Chemins de Fer de Provence Saint-André-les-Alpes - Annot (entre 36 et 40 min) Saint-André-les-Alpes - Dignes-les-Bain (entre 55 et 57 min)

+Aéroports à proximité Nom Destinations DistanceNice FranceEuropeAmérique-du-NordToulon FranceEuropeMarseille FranceEuropeAfrique)

Transports aériens En fonction des destinations, plusieurs aéroports (cf. tableau ci-contre).

Ports Ports en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Port Lympia (port de Nice) (), Port Hercule (Port de Monaco) (). Rade de Toulon (), Port de Marseille (),

Risques naturels et technologiques La commune de Saint-André-les-Alpes est exposée à quatre risques naturels : avalanche, feu de forêt, inondation, mouvement de terrain.

La commune de Saint-André-les-Alpes est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La route nationale 202 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune ; le Dicrim existe depuis 2011. Parmi les catastrophes récentes, on note des inondations et coulées de boue en janvier 1994, et l’incendie de forêt du Chamatte, qui détruit de forêt en 1982.

Sismicité Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Saint-André-les-Alpes est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.

Toponymie Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1200 (Sant Andrea), sous sa forme occitane, qui a été francisée par la suite. La commune se nomme Sant-Andrieu en vivaro-alpin et en provençal.

Avec la fusion de la commune de Saint-André avec celle de Méouilles, en 1837, la commune prend le nom de « Saint-André-de-Méouilles ». Elle ne prendra le nom de Saint-André-les-Alpes qu'en 1928.

Histoire Auguste fait la conquête de la vallée du Verdon en même temps que celle des Alpes, qu’il achève en 14 av. J.-C.. Il est difficile de connaître le nom du peuple gaulois qui peuplait la vallée, et le nom de la civitas dont les vallées de Saint-André dépendaient au Haut-Empire : Eturamina (), Civitas Saliniensum (Castellane) ou Sanitensium (Senez). À la fin de l’Empire romain, le rattachement à celle de Sanitensium, et à son diocèse, semblent avérés.

Courchons Courchons, qui apparaît pour la première fois dans les chartes en 1226 sous le nom de Corchono, relevait directement des comtes de Provence. Cette communauté compte 25 feux en 1315 et 4 en 1471. Sa population est de 189 habitants en 1765. En altitude, possédant un terroir uniquement fait de montagnes, froide et peu peuplée, aucune église ni chapelle n’y est fondée avant le .. La fusion de Courchons avec Saint-André-les-Alpes date du INSEE : date de fusion avec Courchons.

Méouilles Méouilles est signalée en 1278. Son église paroissiale relevait du chapitre de l’évêché de Senez, qui percevait donc les revenus à cette église. Le fief de Méouilles, d’après l’état d’afflorinementAfflorinement, sur Wiktionnaire de 1783, était encore indépendant à la fin de l’Ancien RégimeÉdouard Baratier et Ernest Hildesheimer, « Les fiefs provençaux au », carte 111 et commentaire in .. La commune de Méouilles est rattachée à Saint-André en 1837, qui prend le nom de Saint-André-de-Méouilles.

Saint-André Saint-André-les-Alpes est fondée au par les habitants de Méouilles. La seigneurie est successivement une possession des Castellane aux et , des Pontevès au , des Forbin au et des Laugier au . Sur le plan spirituel, la paroisse relevait de l’évêque de Senez, qui nommait le prêtre et percevait les redevances attachées à l’église.

La communauté s’agrandit de Troins.

À la veille de la Révolution française, il n’existait qu’un seul fiefs sur le territoire de Saint-André (d’après l’état d’afflorinement de 1783).

Troins Troins est signalée en 1237. La communauté comptait 29 feux en 1315, mais est fortement dépeuplée par la crise du (Peste noire et guerre de Cent Ans) et complètement abandonnée en 1471. Elle compte à nouveau 45 habitants en 1765, mais est finalement annexée par celle de Saint-André en 1791. Le hameau est complètement dépeuplé en 1884, et son emplacement réel incertain. Le Seuil dans les gorges de l'Issole est un emplacement possible.

Révolution française Durant la Révolution, la commune de Saint-André compte une société patriotique, créée après la fin de 1792.. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Verdissolle.

La commune de Troins, reconstituée en 1793, est absorbée entre 1795 et 1800.

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1838 que les cadastres dit napoléoniens de Saint-André et de Courchons sont achevésAlexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, , actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. , 10..

En 1837, Saint-André, parfois appelé Saint-André-du-Seuil.