Baza est une ville d’Espagne, située dans le nord-est de la province de Grenade dans la communauté autonome d’Andalousie.
Géographie thumb|left|Baza dans la comarque de Baza, province de Grenade / en Andalousie Localisation
La commune de Baza se trouve dans le sud-est de l'Espagne, vers l'est de la province de Grenade et dans le sud et le centre de la comarque de Baza..
La moitié sud de la commune est incluse dans le parc naturel de la sierra de Baza ; la sierra de Baza prolonge vers l'ouest et sur la province de Grenade la sierra des Filabres située sur la province d'Almería.
Grenade est à sud-ouest ; Almería (le plus proche accès à la mer) à sud-sud-est ; Madrid à nord ; Gibraltar à sud-ouest (distances par route). Les distances se calculent avec l'outil "Directions"..
Communes voisines
Hydrographie
Réservoir du Negratín
La pointe nord de la commune est traversée dans le sens est-ouest par une petite partie du , et plus précisément la branche du réservoir formée par le Guardal, qui y conflue avec le Guadiana Menor – ce dernier un affluent du fleuve Guadalquivir.
thumb|center|
Noter que la sécheresse de 2024 a été si forte que cette branche du réservoir est totalement à sec, hormis un petit filet d'eau du Guardal..
Cours d'eau
Le Guardal marque une partie de la limite de commune avec Benamaurel, et son affluent de rive droite (côté nord) le Castril marque une autre partie de la limite avec cette même commune. Le Baza, autre affluent du Guardal mais en rive gauche, marque aussi une partie de la limite de commune avec Benamaurel, après avoir traversé la commune de Baza dans le sens sud-nord en venant de Caniles où il prend source.
Généralités
Baza est aussi la plus grande ville de la vallée de Baza et le chef-lieu de la comarque de Baza qui comprend huit municipalités.
Dans la partie montagneuse au sud, à une petite quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Baza, se trouve le sommet de Santa Bárbara, à d'altitude.
thumb|120px|
Histoire
Préhistoire et protohistoire L'exploitation des minéraux dans la région remonte à la préhistoire ; parmi les lieux dédiés à cette entreprise, sont cités Cortijo Arévalo (sur Caniles), Santaolalla et los Rodeos (sur Baza).
Antiquité
À l'époque du haut-empire romain, faisant abstraction des 16 sites alentour, Baza a deux sites d'extraction de minerais : las Aleras et los Enebrillos 1, entre le bassin versant des eaux du Balax et celui des eaux du Sauco. Au Bas-Empire les 18 sites deviennent 26, l'extraction passe à une plus grande échelle. Au moins deux chemins historiques peuvent transporter les produits des mines : le chemin de Caniles à los Baños et qui passe par Basti ; et le chemin de Cúllar a Caniles, qui connecte les mines à la via Augusta. Le chemin de Gérgal à Caniles a probablement une origine romaine lui aussi, car il passe aux Aleras et aux Enebrillos 1.
L'extraction du plomb continue dans l'ouest de la sierra, et on voir une prolifération de petites exploitations de minerai de fer et de cuivre, avec sur Caniles la fonderie de Cortijo Arévalo, et sur Baza le Barranco de las casas de Santaolalla 1-2 et le Picón del Castellón de los Rodeos. Ces exploitations de petite taille et sans grandes structures architecturales peuvent être interprétées comme des sites d’autosuffisance quasi domestique, probablement travaillées en régime saisonnier.
Seul le site de Montones de Piedras (sur Baza) diffère : situé sur un promontoire à côté de la rambla de Maclite, il s'étend sur un hectare et demi et inclut de nombreuses structures de bâti quadrangulaire avec des murs en maçonnerie d'un mètre d'épaisseur. Du côté de son accès naturel au sud, se trouvent deux grandes lignes parallèles d'empilements de roches carbonatées, que Sanchez (1991) a interprété comme des remparts. Caballero et al. (2017) pensent que celle interprétation est contredite par l'absence de parements et de mortier ; et comme ils ne connaissent pas de mines historiques dans les environs proches, ils pensent que ce site pourrait être lié à des pratiques d'élevage ou de chasse en haute montagne. La chronologie tardive du site fait qu'il ne peut pas être associé à l'extraction de l'or de l'époque du Haut-Empire. Il se trouve à environ deux kilomètres des Hoyas del Tullido.
Ces activités minières perdurent sans grands changement pendant l'Antiquité tardive.
Moyen âge
À part l'exploitation de las Hoyas del Tullido qui perdure jusqu'au , pratiquement toutes les mines ferment. Plusieurs communautés rurales s'installent dans les piémonts de la sierra, en particulier dans l'ancienne exploitation des Hoyas del Tullido, avec un petit fort arabe () sur le Cerro de la Zahurdilla, à côté des Covachas del Tullido sur Caniles, avec un petit cimetière musulman contigu ; et dans le cours inférieur du ruisseau de Morax, avec un enclos-refuge ou albacar, Portillo de la Semana 2 (sur Caniles), entouré par des établissements sur les pentes sur la rive opposée.
Époque contemporaine thumb|120px|
Les mines
Près du hameau abandonné d'El Tesorero, dans le ravin Uclías (sierra de Baza), se trouve un groupe de mines appelées globalement « mines du Tesorero » et qui inclut la mine Hernan Cortés, la mine París, la mine Casualidad, la mine Cortijo de Don Martín et la mine du Moro. Elles sont notées pour le cuivre, le bismuth et la sidérite, mais on y a aussi trouvé goethite, hématite, malachite, pyrite, chalcopyrite, azurite et quelques-autres minéraux. Ces mines ont été intensément actives à la fin du et au début du ; elles ont fermé en 1923. Ces mines importantes ont laissé des vestiges de nombreux bâtiments et installations, en particulier la mine Hernan Cortes qui avait six niveaux de galeries et un système de transport aérien pour les câbles de plus de de long..
Los Rodeos est un autre village minier abandonné.
Le chemin de fer
Baza est sur le trajet ferroviaire de Grenade à Murcie.. La concession d'exploitation pour cette ligne est attribuée en 1885 à l'entrepreneur britannique Edmund Sykes Hett, qui la transmet en 1887 à la (GSSR)., se réservant la sous-traitance de la construction de la ligne. Le tronçon Almendricos - Águilas (longueur ) est inauguré officiellement le ; le tronçon Almendricos - Lorca (longueur ) est inauguré officiellement le .. Mais la compagnie de construction créée par Hett fait faillite le , ayant largement sous-estimé les difficultés et les coûts de construction dans ces régions montagneuses. La GSSR prend le relais tant bien que mal. Le chemin de fer depuis Lorca rejoint Baza le (mais il n'est relié à un port, Águilas, que le ), principalement grâce aux efforts de que certains créditent pour le développement hors normes des mines dans la sierra des Filabres en particulier : Gillman, constamment à la recherche de finances pour compenser les conséquences de la faillite de Hett, s'est démené pour vendre les services du chemin de fer aux mines sur le trajet de la ligne. (ayant commencé avec la GSSR comme simple employé, il est nommé directeur général en 1897.). C'est peut-être aussi en 1894 que la GSSR transmet la concession de la section de ligne de Baza à Grenade, à la Granada Railway Limited.
Pour l'ouverture de la ligne vers l'ouest, une chose est sûre : elle n’a pu commencer à fonctionner qu'après l'été 1906, car une photo prise par Gillman au printemps 1906 atteste que le pont du Gor est toujours en construction. De graves problèmes d'infiltration d'eau ont fait glisser la première culée construite du côté est (côté Baza, en termes de directions ferroviaires), et la photo de Gillman montre le pont soutenu par des échafaudages en bois pendant que cette culée est démolie pour en reconstruire une plus grosse et plus profonde – en vain, car les infiltrations attaquent même la seconde culée construite et ce pont doit être abandonné pour un autre plus petit, plus près du village de Gor et imposant un détour de .. En 1909 les trains passent sur le pont , mais depuis les passagers doivent en descendre et le traverser à pied, suivis par le train à vide.. À cause de ces déboires, le pont est surnommé – fort injustement – "pont de tôle" (puente de lata). García (2006) donne des dates plus précises tirées des articles respectifs de la Gaceta de los Caminos de hierro : la Granada Railway Company inaugure officiellement le tronçon de Guadix à Gor (longueur ) le et le tronçon de Gor à Baza le .
Ce pont, premier pont à cantilever construit en Espagne pour le chemin de fer, est déménagé et réinstallé à Durcal où il est inauguré de nouveau en 1923.
La ligne Baza – Guadix est abandonnée dans les années 1980. Le tronçon Almendricos-Baza est fermé le .
Lieux, monuments, culture locale Dans Baza La cathédrale Notre-Dame de l'Incarnation de Baza, édifiée en style gothique au . Les bains arabes de Baza ou de la Marzuela, également connus sous le nom de bains du quartier juif (Baños de la Judería), du (époque almohade). Structurés en trois salles principales, ils sont liés à l'ancienne mosquée, actuelle . Le . Aujourd'hui, Baza est connue pour sa vieille ville, ses monuments et sa fête traditionnelle, la Cascamorras, où les habitants se recouvrent de peinture noire dans une ambiance festive. La fontaine des Caños Dorados. La fontaine de l'Alcrebite et son bassin : son eau est soufrée...
Sur la commune hors Baza El Tesorero. Près du réservoir de Negratín : les vestiges du , qui faisait partie du système de défense de la . Ces auteurs placent le château sur l'actuelle commune de Benamaurel, ce qui est une erreur : comparer la vue satellite (cette branche du réservoir est à sec au début de 2025) et la carte d'openstreetmap avec les limites de communes... Il y a dans les environs immédiats un monastère appelé La Granja, fondé à la suite de la donation de Benzalema en 1504 par , veuve de , au .. La source chaude de , dont les thermes étaient à cheval sur Zújar et Baza sur la rive droite (côté sud) du Guardal, tout près du .
Personnalités liées à la ville
Al-Qalasadi (1412-1486), mathématicien arabe andalou, né à Baza; José Luis Martinez (1970-2005), champion du lancer du poids et athlète espagnol, né et décédé à Baza; Antonio Pagudo (1977-), acteur, né à Baza; David Valero (1988-), coureur cycliste spécialiste de VTT cross-country, né à Baza.
Notes et références Notes
Références
Annexes Articles connexes
Bibliographie . .
Liens externes