Louvigné-du-Désert est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de Population municipale ..

Géographie Localisation vignette|left

Louvigné-du-Désert se situe au nord-est du département d'Ille-et-Vilaine en Bretagne, plus communément appelée la région des trois provinces puisqu'elle est limitrophe avec la Manche en Basse-Normandie et la Mayenne (ancienne province du Maine) dans les Pays de la Loire.

Géologiquement, Louvigné-du-Désert se situe sur la chaîne cadomienne (chaîne de montagne formée il y a d'années) à l'origine de l'apparition des zones granitiques entre Perros-Guirec et Louvigné-du-Désert. Ces gisements, qui bordent la côte, ont une orientation est-ouest et se prolongent sous forme de larges filons jusqu'à la région de Vire. Le paysage est donc composé de rochers granitiques apparus avec l'érosion. On peut ainsi apercevoir en se promenant des carrières abandonnées ou en exploitation.

La relative proximité de la mer ( de la baie du Mont-Saint-Michel) assure une pluviométrie abondante (moyenne sur dix ans : ). Les températures sont assez douces et les hivers sont peu rigoureux.

Louvigné-du-Désert est une région de bocages et de landes. Elle est traversée par le Nançon, la rivière de Gasne, la rivière de Hamelin, le ruisseau Français et l'Airon.

Relief Le relief de la commune est assez bosselé, plusieurs buttes dépassant d'altitude , la plus élevée étant celle du Bois Arcant qui atteint ; celle située au nord du hameau de la Frênais (proche de la limite ouest de la commune) atteint et celles de Montlouvier et du Rocher Saint-Guillaume, toutes proches l'une de l'autre, atteignent respectivement 185 et . Le bourg est vers d'altitude. Le point le plus bas se trouve à l'angle nord-est du finage communal, à la confluence de l'Airon avec son affluent le Ruisseau Français, à d'altitude.

Le rocher de Montlouvier contient une Pierre branlante et le rocher de Pierre-Lé la Chaise du diable..

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Airon, la Glaine, le Lair, le Nançon, la rivière du Moulin Dory, le ruisseau de Bois Garnier, la rivière le Nançon, le cours d'eau 01 des Carrières de l'Avenir, le cours d'eau 01 du Pont Dauphin, le fossé 01 de la Fleurinais, le fossé 01 de la Gesbertais, le fossé 01 de la Geslandais, le fossé 01 de la Guinchère des Bois, le fossé 01 de la Jardière, le fossé 01 de la Juguenais, le fossé 01 de la Linais Rouangère, le fossé 01 de la Vadière, le fossé 01 de la Varie, le fossé 01 de l'Epinay, le fossé 01 des Pallières, le fossé 01 du Château de Monthorin, le fossé 01 du Lattay, le fossé 02 de Bonne Fontaine, le fossé 02 de la Guinchère des Bois et divers autres petits cours d'eau..

L'Airon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Berthevin-la-Tannière et se jette dans la Sélune à Saint-Hilaire-du-Harcouët, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Airon sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 11:05 TU à partir des 544 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1973 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

La Glaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Ellier-du-Maine et se jette dans l'Airon sur la commune, après avoir traversé six communes..

Le Lair, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Sélune en limite de Saint-Hilaire-du-Harcouët et de Saint-Laurent-de-Terregatte, après avoir traversé huit communes..

Le Nançon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé six communes..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Louvigné-du-DésertLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Chalibeau ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Géologie : le granit de la région de Louvigné-du-Désert

La région de Louvigné est un des plutons du batholite granitique mancellienLa dénomination « Mancellia », créée par P. Pruvost en 1949, se rapporte aux terrains situés dans le nord-est du Massif armoricain. datant du précambrien (les autres plutons granitiques se trouvant en Ille-et-Vilaine sont ceux de Mont-Dol, Saint-Broladre, Dingé, Bécherel et Lanhélin), d'autres existants dans les départements voisins). Le granite de la région de Louvigné-du-Désert, à grains moyens, offre une une nuance gris-bleu..

Avant le le granite extrait était du granite proche de la surface du sol. Ce granite de surface, appelé le "grison", de couleur marron-brun, a servi à l'édification des bâtiments anciens..

Vers 1960, étaient en activité dans le bassin de Louvigné dont 80 exploités par des artisans ; une seule entreprise comptait plus de et deux entre 50 et 100 ; parmi les exploitations les plus connues Montlouvier., Dolent, La Beurrière, La Piochais, la Fevetière, la Fosse à Godard, etc.. Désormais les granites locaux ne fournissent plus qu'un pourcentage restreint des granites utilisés en France pour les travaux publics, victimes de la concurrence des granites portugais, chinois, sud-africains Ils restent utilisés notamment pour des travaux de voirie (par exemple pour des voies piétonnes à Marseille, Mulhouse, Metz, Paris, etc..). Mais le granite de Louvigné a été utilisé pour la construction de nombreux monuments tout au long du principalement : par exemple la basilique Notre-Dame de Pontmain (Mayenne), l'église Saint-Pierre de Montrouge à Paris, le monument canadien de Saint-Julien (Saint Julien Memorial), à Langemark près d'Ypres (Belgique), le monument des Pilgrim Fathers à Boston (États-Unis), le monument Patton à Avranches, les 72 colonnes à section carrée du Parc de Beauregard à Rennes

De nombreuses photographies aériennes de carrières prise à Louvigné vers 1972 sont visibles sur le site Internet du Musée de Bretagne..

La " Générale du granit", qui a son siège à Louvigné-du-Désert est désormais l'entreprise leader dans ce domaine d'activité en France (voirie, bãtiment, monuments funéraires)..

Transports Louvigné-du-Désert est traversé par la D 177 (ancienne Route nationale 177) venant de Fougères et allant vers Mortain et Vire et par la D 14, un axe est-ouest qui vient de Landivy (Mayenne) et va, côté ouest, en direction de Mellé et Saint-Georges-de-Reintembault et sur laquelle s'embranche la D 15 en direction de Villamée.

L'ancienne voie ferrée a été reconvertie en voie verte ; elle traverse du sud-ouest au nord la commune, passant à la proximité ouest du bourg.

Urbanisme Typologie Au , Louvigné-du-Désert est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Louvigné-du-DésertUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La majeure partie des constructions est en granite local, avec parfois de la brique comme élément de décor en bandeau ou (et) sur les corniches dans les maisons bourgeoises.

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,9 %), zones agricoles hétérogènes (26,4 %), terres arables (16,6 %), zones urbanisées (3,8 %), forêts (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %), mines, décharges et chantiers (0,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Lupinaci au ; Luviniaco en 1041 ; Luviniacum au ; Louvigneium au ; Lupiniacum en 1516 ; Loupvigny au .

Le type toponymique gallo-romain Louvigné est fondé sur le latin « loup »., suivi du suffixe -iniacum (forme allongée du suffixe de localisation et de propriété -(i)acum, d'origine gauloise) ou sur le nom de personne latin Lupinius (porté par un indigène gallo-romain), suivi du simple suffixe -(i)acum. Ces suffixes ont régulièrement abouti à la terminaison -(ign)é dans les pays de l'ouest du domaine d'oïl. Son sens global est « endroit ou il y a des loups, louvière » ou « propriété de Lupinius ».