Marcillé-Robert est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. C'est une commune rurale située à une vingtaine de kilomètres au sud de Vitré et voisine au nord de Retiers, le siège de son intercommunalité. Le bourg est situé le long de l'étang de Marcillé, alimenté par la Seiche et l'Ardenne.

Elle est peuplée, en , de Population municipale , légale en ., nommés les Marcilléens.

Géographie

Localisation vignette|left|Carte de Marcillé-Robert.

Description Les altitudes au sein du territoire communal sont comprises entre 87 mètres (à la limite nord de la commune, au niveau du carrefour entre la D 463 et la D107, où se trouve la chapelle de Notre-Dame d'Alliance (située dans la commune de Bais) et 37 mètres (à la limite ouest de la commune, à l'endroit où la Seiche quitte le territoire communal). le relief est assez vallonné en raison de la présence de deux vallées assez encaissées : celle de la Seiche, rivière affluente de rive gauche de la Vilaine, qui coule est-ouest et forme la limite communale avec Retiers dans sa partie amont et celle de l'Ardenne, rivière affluente de la Seiche, qui forme aussi sur une partie de son tracé limite communale avec Retiers ; ces deux cours d'eau confluent au niveau de l'étang de Marcillé-Robert, qui se subdivise pour cette raison en deux bras, celui de l'est correspondant à la vallée de la Seiche et celui du sud à celle de l'Ardenne. Quelques cours d'eau secondaires, affluents de rive droite de la Seiche, parcourent la partie nord de la commune : le ruisseau du Bas Mesnil (qui se jette dans l'étang de Marcillé-Robert) et le ruisseau de Bueuf, qui rejoint la Seiche en aval du dit étang.

La commune présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts (villages) et fermes isolées ; éloignée des grandes villes, elle a échappé à toute rurbanisation et périurbanisation, avec tut au plus deux modestes lotissements aux deux extémités du bourg, lequel, étiré en longueur dans le sens ouest-est le long de la D 48, se trouve à une bonne soixantaine de mètres au nord du bras est de l'étang de Marcillé qu'il domine d'une quinzaine de mètres.

La commune est desservie par plusieurs routes départementales qui convergent vers le bourg ou le traversent : la D 48 vient côté ouest de Janzé et Essé et poursuit vers l'est en direction de Visseiche après avoir traversé le bourg ; côté nord, la D 116 vient de Moulins et la D 107 de Louvigné-de-Bais ; côté nord-ouest la D 32 vient de Boistrudan et, après avoir traversé le bourg, poursuit son tracé au sud de la commune, étant le seul axe routier reliant la partie sud de la commune (au sud de l'étang de Marcillé) grâce au pont du Rachat qui enjambe la branche orientale du dit étang ; côté sud, la D 107 relie Marcillé-Robert à Retiers. Mais l'axe routier le plus important, la D 463, ne fait que longer le territoire communal (formant limite communale avec Bais) : elle vient côté nord-ouest de Rennes et Châteaugiron, et poursuit vers le sud-est en direction de La Guerche-de-Bretagne.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Seiche, l'Ardenne, le Bueuf, le Mesnil, le Coquerelle et le ruisseau de la Gravelle..

La Seiche, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Pertre et se jette dans la Vilaine à Bruz, après avoir traversé ..

L'Ardenne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Rannée et se jette dans la Seiche sur la commune, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Marcillé-RobertLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Marcillé, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arbrissel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Flore Du point de vue de la richesse de la flore, Marcillé-Robert compte parmi les communes du département possédant dans leurs différents biotopes un nombre important de taxons, soit 512 pour une moyenne communale de et un total départemental de (). Plus que ce nombre, il faut considérer à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; protégés et 25 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte ..

Urbanisme Typologie Au , Marcillé-Robert est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,4 %), zones agricoles hétérogènes (35,8 %), prairies (13,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,9 %), forêts (2,6 %), zones urbanisées (1,8 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Marcilliaco en 1020, ecclesia Marcillei en 1170, Marcilleyum Roberti en 1516..

Marcillé : d'origine latine, d'un nom d'homme Marcilius, sans doute le propriétaire d'un domaine gallo-romain, suivi du suffixe de localisation gaulois, -akon, évolué en -e .

Robert : second fils de Riwallon (ou Rivallon) de Vitré, grand seigneur féodal du .

Histoire Moyen Âge Marcillé-Robert est une localité très ancienne : on y battait monnaie dès le début du . Un château fut édifié au début du par le premier seigneur de Vitré, Riwallon, pour son fils Robert : c'est alors que Marcillé prit le nom de Robert. En 1108, le seigneur Robert de Marcillé fit rehausser la digue, afin desurélever le niveau d'eau de l'étang de Marcillé, qui existait donc antérieurement, en vue de renforcer les défenses du château. Ce même Rivallon de Vitré donna le tiers des revenus de Marcillé à l'abbaye de Marmoutier ; les moines bénédictins de Marmoutier implantèrent un prieuré, dénommé prieuré Saint-Jacques, sur les bords de la Seiche en 1189 et André, baron de Vitré lui accorda en 1198 la perception du droit de passage de la rivière, le droit de mouture et les dîmes qu'il percevait jusqu'alors ; il annexa par la suite ce prieuré à celui de Sainte-Croix de Vitré.. En 1197 Herbert, évêque de Rennes, confirma l'abbaye de Marmoutier dans la possession de l'église de Marcillé (le recteur de Marcillé fut longtemps présenté par l'abbé de Marmoutier.) et de ses dépendancesArchives départementales d'Ille-et-Vilaine, 13 H, 1, Bulletin de l'Association Bretonne, tome III, page 240..

Le Bois-Robin appartenait en 1400 à Pierre Geebert et en 1427 à Jean des Valleux. En 1431 Hervé Huguet, de la maison du Bois-Robin, fut nommé évêque de Saint-Brieuc, par décision du duc Jean V ; il fut l'un des évêques chargés par le concile de Bâle de lever des subsides sur le clergé de Bretagne pour l'entretien et la nourriture des ambassadeurs du Duc au dit concile..

La maison noble du Champ-Bellé appartenait en 1420 à Pierre de Beaucé, et en 1672 à René de Beaucé, chevalier et seigneur du Champ-Bellé ; la Tautuère appartenait en 1427 à Raffray Havart. Pierre de Tinténiac, seigneur du bourg et habitant le château de Marcillé, était alors capitaine de Marcillé-Robert (Marcillé-Robert avait alors le titre de ville). Six autres nobles de Marcillé-Robert étaient mentionnés à Marcillé-Robert lors de la Réformation de 1427 : Jean Giffart (chevalier) ; Raoullet Jarret (seigneur de Trozé) et son fils Olivier : Pierre Geebert (seigneur de Boisrobin) ; Raffray Harvart (seigneur de la Tautuère) et Pierre (seigneur de Boispéan)..

En 1472 le duc François II, qui se battait alors contre le roi de France Louis XI, établit son camp pendant un mois à Marcillé-Robert. Les habitants de Marcillé-Robert, appauvris par les guerres (Guerre de Bretagne et Guerre folle), la disette et les épidémies exposèrent au duc François II qu'ils étaient dans l'impossibilité de payer les contributions et impôts accoutumés. Le Duc ordonna le à deux secrétaires de sa chancellerie, Raoul Bouquet et Robert Macé, de se rendre à Marcillé-Robert pour vérifier la situation des habitants ; les impôts furent diminués.

Le château fort est pris en 1488 par Louis II de La Trémoille au service du roi de France Charles VIII.

Temps modernes vignette|Le château de Marcillé-Robert. La petite ville fortifiée s'est développée initialement autour du château, les remparts du étaient coupés par trois portes ; par la suite, la ville s'est divisée en trois bourgs : à l'Ouest, la Ville-Bedon, au centre, la ville proprement dite et, à l'Est, le bourg avec l'église et le prieuré des Béndictins de Marmoutier.