Les Écoles européennes (EE) sont des écoles à base intergouvernementale, fondées sur un traité international (la Convention des écoles européennes), ayant pour but principal d'accueillir les enfants des fonctionnaires européens et de leur offrir un enseignement complet (maternelle, primaire, secondaire) dans leur langue maternelle« Schola Europea Les missions des Écoles européennes ». Cette formation débouche sur le baccalauréat européen. Il existe treize « Écoles européennes »« Schola Europea The mission of the European Schools », depuis la sortie du système de l'école de Culham en Grande-Bretagne.

Définition et admission Les Écoles européennes sont des écoles aux financements européens au recrutement sélectif, réservé par priorité aux enfants des fonctionnaires européens (personnes travaillant pour les institutions ou organes européens, et de leur offrir un enseignement complet (maternelle, élémentaire, secondaire) dans leur langue maternelle« Schola Europea Structure des études »).

Des enfants d’autres institutions intergouvernementales (OTAN...) ou de sociétés privées ayant conclu un accord spécial peuvent aussi être admis. D’autres enfants peuvent être également admis dans la limite des places disponibles, moyennant le paiement de droits de scolarité (minerval).

Liste des écoles européennes et évolutions La première école européenne (EE) a été inaugurée à Luxembourg en . Les quatorze autres sont réparties dans sept États membres et accueillent au total environ élèves.

Certaines écoles nationales qui dispensent un enseignement de type européen, sont désormais agréées« Introduction Qu'est ce qu'une École européenne agréée ? » et peuvent présenter leurs étudiants aux épreuves du baccalauréat européen, sous réserve du respect de critères de qualité. On distingue dorénavant : Les écoles de type I : les écoles européennes proprement dites. Les écoles de type II : écoles nationales agréées par le Conseil supérieur et qui ont pour vocation prioritaire d’accueillir des enfants des personnels des institutions européennes. Les écoles de type III : écoles nationales agréées par le Conseil supérieur pouvant accueillir des enfants sans distinction se conformant aux programme des écoles européennes. L'École européenne du Rhein/Main est la première école de type III.

Par pays Type I Allemagne Francfort-sur-le-Main Karlsruhe Munich Belgique Bruxelles I (Uccle) Bruxelles II (Woluwé) Bruxelles III (Ixelles) Bruxelles IV (Laeken) Bruxelles V (Evere, ouverture après 2022) Mol (Mol) Espagne Alicante

Italie Varèse Luxembourg Luxembourg I (Luxembourg-ville Kirchberg) Luxembourg II (Bertrange/Mamer) Pays-Bas Bergen Royaume-Uni Culham (jusqu'en 2017)

Type II Estonie Tallinn Finlande École européenne d'Helsinki France Manosque École européenne de Strasbourg École européenne Lille métropole École européenne Paris La Défense Grèce Héraklion (Crète) Italie Parme Pays-Bas La Haye

Type III Allemagne École Rhein/Main à Bad Vilbel (près de Francfort-sur-le-Main) European School Saarland à Sarrebruck Belgique École Européenne de Bruxelles-Argenteuil (à Waterloo, au sud de Bruxelles) Danemark European School Copenhagen (École européenne de Copenhague / Europaskolen København) Irlande Centre for European Schooling (École européenne agréée de Dunshaughlin) Luxembourg École internationale Differdange et Esch-sur-Alzette à Differdange et Esch-sur-Alzette École internationale Edward Steichen à Clervaux École internationale Gaston Thorn à Luxembourg École internationale Mersch Anne Beffort à Mersch École internationale Mondorf-les-Bains à Mondorf-les-Bains Lënster Lycée International School à Junglinster Royaume-Uni L’école européenne de Culham a cessé ses activités en 2017 car le personnel des institutions européennes détaché au centre de recherche EFDA-JET (European Fusion Development Agreement ou "Accord européen pour le développement de la fusion" - Joint European Torus) a été transféré à Cadarache en 2016. Une école primaire a été mise en place à partir de 2012, Europa School UK qui a repris les classes au fur et à mesure de la fermeture de celles de l'école européenne. C'est une "free school" qui est une structure développée par un trustee de parents de l'école européenne et d'enseignants. Elle a repris l'école européenne dans son entier à sa fermeture en 2017. Suivant le curriculum européen, elle regroupe 2 sections, une française et une allemande. Les enfants passent la moitié de leur temps dans une des deux langues. Par chronologie

École Pays Ouverture (Kirchberg) 1953 (officielle à partir d') Bruxelles I (Uccle) 1958 Mol 1960 1960 Karlsruhe Europäische Schule Karlsruhe 1962 1963 Bruxelles II (Woluwe-Saint-Lambert) 1974 Munich 1977 1978 Bruxelles III (Ixelles) 1999 Francfort 2002 2002 (Bertrange/Mamer) 2004 (à Luxembourg-ville Kirchberg jusqu'en ) Bruxelles IV (Laeken) 2007 (à Berkendael jusqu'en aout 2012)Helsinki (école associée)2008, (Consulté le 5 juillet 2020) Strasbourg (école associée) 2008 Tallinn 2013 Lille-Métropole à Marcq-en-Barœul(école associée)2019Site web de l'école européenne de Lille-Métropole Paris La Défense à Courbevoie (école associée) 2019Bruxelles V (Evere) 2021

Enseignement L’originalité de l’enseignement est fondée sur les principes suivants : L’enseignement est fondé sur la langue nationale (section linguistique), du moins où cela est possible en fonction du nombre d’élèves. La seconde langue est choisie parmi les trois langues véhiculaires de l’Union européenne (anglais, allemand, français) dès le début du primaire. Il est par la suite possible d’apprendre une ou deux langues supplémentaires. Les cours des sciences humaines (histoire et géographie) sont, dès la , donnés dans la seconde langue de l'élève. De même pour l'option économie à partir de la . Les élèves suivent un enseignement harmonisé, c’est-à-dire dont les programmes sont identiques pour toutes les sections linguistiques. Les élèves sont éduqués dans des écoles qui abritent les différentes sections linguistiques et la mixité culturelle est encouragée. En primaire, un cours spécial dit ‘heures européennes’ rassemble les enfants autour d’un projet commun, toutes nationalités confondues. Dans les cours administrés en langue étrangère, les sections sont mélangées.

Les écoles comprennent généralement les 2 dernières années de maternelle, 5 années en primaire et 7 années en secondaire.

Cette formation aboutit à un baccalauréat européen reconnu dans tous les États-membres« Le Baccalauréat européen ».

Gestion et gouvernance Les écoles sont dirigées par une institution intergouvernementale, le Conseil supérieur, fondé sur un traité international, la Convention des Écoles européennes. Le système est financé par les États membres, par une contribution de la Commission européenne et enfin par le revenu des droits de scolarité prévus par les accords spéciaux ou payés par les enfants admis à titre privé« Organes et instances administratives des Écoles européennes ».

Le Conseil supérieur est l'organe de décision des écoles européennes sur les questions pédagogiques, budgétaires et administratives. Il décide de l'orientation et de l'organisation de l'enseignement (des programmes d'études, des horaires, des instructions générales pour choisir des méthodes, des règlements d'examen etc.). Il décide du budget des écoles, sur proposition de chaque Conseil d'administration de chaque école. Le Conseil supérieur se réunit au moins trois fois par an : en octobre, pour les affaires courantes; en janvier, pour toutes les questions pédagogiques (réunion élargie) ; en avril pour le budget et les questions financières. Chaque membre a un vote. Le Conseil supérieur prend généralement ses décisions à l'unanimité.

Composition Membres avec droit de vote : Un délégué pour chacun des pays membres (une voix par délégation). Un représentant de la Commission. Un représentant de l'Office européen des brevets (Munich). Participants à titre consultatif : Le représentant du Conseil supérieur et son adjoint. Les directeurs des écoles européennes. Deux parents délégués par interparents. Deux enseignants. Deux élèves représentants du Conseil supérieur des élèves.

À la réunion de janvier, assistent également : les inspecteurs des Écoles européennes, deux représentants des parents par association, deux représentants des enseignants par école.

Le Conseil supérieur est assisté par un secrétaire général qui prépare ses décisions et les exécute. Entre les sessions du Conseil supérieur, le secrétaire général le représente, et préside les réunions des conseils d'administration de chaque école européenne.

Les décisions du Conseil supérieur sont d’abord examinées par l’un de ses sous-groupes : Le comité administratif et financier Les conseils d’inspection Les comités pédagogiques

Les associations de parents jouent un rôle particulier dans ces institutions car outre la représentation des intérêts des parents, elles gèrent certains services comme les cantines, les transports scolaires et les activités péri-scolaires. Les associations de parents se regroupent dans une structure commune, interparents, qui délègue ses représentants dans les différents groupes et au Conseil supérieur.

Les enseignants et le personnel administratif, ainsi que les élèves, élisent chaque année leurs délégués pour les représenter au Conseil supérieur et aux comités.

Budgets et crise du système

Le système des EE scolarisait, en 2008, élèves (1993 en maternelle, en primaire et en secondaire).

Les élèves sont répartis entre 3 catégories« Organes et instances administratives des Écoles européennes » : Catégorie I soit % de la population totale : les enfants des fonctionnaires de l’UE et des personnels des écoles. Ces enfants ont priorité pour leur inscription et le coût de leurs études est presque intégralement supporté par leur employeur. Catégorie II soit % de la population scolaire totale : Ces élèves sont admis conformément aux conditions prévues dans les accords conclus entre les écoles et certaines organisations et entreprises. En vertu de ceux-ci, une contribution scolaire (« minerval ») est due pour chaque élève ainsi admis, laquelle est équivalente au montant réel de la scolarité à charge du budget de l’école. Compte tenu de la surpopulation des écoles, le Conseil supérieur a décidé de geler la conclusion de nouveaux contrats dans le futur immédiat malgré la demande. Catégorie III soit %, il s’agit de tout élève qui ne relève d’aucune des deux autres catégories et dont les parents sont soumis au paiement d’une contribution scolaire dont le montant est fixé par le Conseil supérieur. L’accès de ces élèves est soumis à des règles restrictives, et à Bruxelles, est pratiquement impossible en raison de la surpopulation grave des écoles.

Le budget des EE se monte en 2010 à euros, couvert par les revenus suivants : % États-membres % Commission européenne (contribution d’équilibre calculée pour équilibrer le budget) 13 % OEB et contrats de catégorie II 7 % contribution scolaire des élèves de catégorie III et autres tiers % autres

Ce budget ne couvre pas les bâtiments et les équipements scolaires, fournis par les États membres aux écoles implantées sur leur territoire, ni les frais d’inspection. Cependant, plusieurs États ne respectent pas pleinement ces Accords de siège (Belgique, Italie notamment) et laissent au budget des EE des dépenses non négligeables.