Suzanne Reichenberg, née le à Paris et morte le dans la même villeActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 730, vue 16/31., baronne de Bourgoing (1900), est une actrice française.

Biographie Suzanne Reichenberg naît à Paris le , d'un père hongrois et d'une mère picarde mariés le , d'après Suzanne Brohan. et meurt à Paris , le . Elle est la filleule de Suzanne Brohan dont la mère de Suzanne Reichenberg était la dame de compagnie.

Charles Reichenberg, malade et mourant, recommande sa fillette âgée de 4 ans, à sa marraine qui l'élève. À treize ans, sa marraine la présente au Conservatoire, à quatorze ans, elle obtint un second prix au concours ; à quinze ans moins deux mois, elle remporte le premier prix au Conservatoire.

Elle débute en 1868 dans le rôle d'Agnès de L'École des femmes à la Comédie-Française. Théophile Gautier la dépeint ainsi, au lendemain de ses débuts :

(Boni de Castellane), elle est la reine des ingénues au théâtre entre 1870 et 1900. Dans les années 1890, Georges Clemenceau, en accoutumé de la vie théâtrale de son temps, lui est proche. (Clemenceau, Michel Winock, Editions Perrin Collection Tempus, chap. VII, p. 137)

Marcel Proust l’évoque en 1894 : (Essais et articles, Collection Folio essais (n°236) Éditions Gallimard, p. 362-363)

Dans La Recherche, il la fait également apparaître et la met en scène. (Le côté de Guermantes, II, Chapitre deuxième)

vignette|gauche|upright=0.75|<center>Femme en robe rayéeEdouard Manet, 1877-1880Guggenheim Museum, New York Elle pourrait être le modèle du portrait peint par Edouard Manet Femme en robe rayée. Cela reste purement spéculatif. Il représente un de type de femme, la bourgeoise parisienne à la mode, avec un éventail japonais..

Elle est, dans La Prisonnière, l'image opposée de Sarah Bernhardt : dit Charlus à Madame Verdurin à propos de la comtesse Molé.

..

En 1883, Suzanne Reichenberg fait réaliser, à Saint-Raphaël, une maison de villégiature Villa Reichenberg, nommée ensuite Villa Marie, par l'architecte Pierre Aublé, publié le par Geneviève Négrel (consulté le )..

Elle épouse Napoléon-Pierre-Mathieu, baron de Bourgoing le , à Paris ... Suzanne Reichenberg est inhumée au cimetière Montmartre () avec ses parents, sa fille, Fernande-Madeleine Reichenberg épouse de Pierre-Robert PitetPierre-Robert Pitet, Saint-Cyrien, mort pour la France le à Petitmont (Meurthe-et-Moselle) et son petit-fils Jacques Pitet.

Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (division 9)Tombes-sépultures.com.

Théâtre vignette|Suzette Reichenberg en première page de Paris-Artiste, , 1884. .

Carrière à la Comédie-Française Entrée en 1868 et nommée sociétaire en 1872.

1868 : L'École des femmes de Molière : Agnès 1869 : Julie d'Octave Feuillet : Cécile 1869 : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais : Fanchette 1870 : Esther de Jean Racine : une jeune Israélite 1871 : Athalie de Jean Racine : Joas 1871 : Christiane d'Edmond Gondinet : Christiane 1871 : Les Plaideurs de Jean Racine : Isabelle 1875 : Les Projets de ma tante de Henry Nicole 1875 : Bataille de dames d'Eugène Scribe 1875 : Tartuffe de Molière : Marianne 1875 : La Grand'maman d'Édouard Cadol : Alice 1875 : L'Ilote de Charles Monselet et Paul Arène : Fleur-de-Sauge 1876 : L'Ami Fritz d'Émile Erckmann et Alexandre Chatrian : Suzel 1876 : Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière : Mathurine 1878 : Les Fourchambault d'Émile Augier 1879 : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais : Chérubin, puis Suzanne 1880 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière : Lucile 1886 : Un parisien d'Edmond Gondinet : Geneviève 1886 : Hamlet, prince de Danemark d'après William Shakespeare : Ophélie 1887 : Francillon d'Alexandre Dumas : Annette 1887 : Vincenette de Pierre Barbier : Vincenette 1887 : La Souris d'Édouard Pailleron : Marthe de Moisan 1888 : Les Femmes savantes de Molière : Henriette 1888 : Pepa de Henri Meilhac et Louis Ganderax : Pepa Vasquez 1890 : Margot de Henri Meilhac : Margot 1890 : La Parisienne d'Henry Becque : Clotilde 1892 : Le Juif polonais d'Émile Erckmann et Alexandre Chatrian : Annette 1894 : Les Romanesques d'Edmond Rostand : Sylvette 1895 : Le Fils de l'Arétin de Henri de Bornier : Stellina 1896 : L'Évasion d'Eugène Brieux : de Cattenières 1897 : Mieux vaut douceur et violence d'Édouard Pailleron : Cécile 1903 : Gringoire de Théodore de Banville

Hors Comédie-Française 1887 : Le Cœur de Paris, revue avec notamment Réjane, théâtre national de l'Opéra de Paris. Une seule représentation, donnée au profit des œuvres de la Société philanthropiqueFiche sur Les Archives du spectacle.net..

Dialogue entre Suzanne Reichenberg et Jules Méline en 1870 Suzanne Reichenberg durant le siège de Paris était infirmière dans une ambulanceVraisemblablement celle installée au Théâtre français. (nom donné alors à des hôpitaux improvisés), sur ordre du médecin, elle alla trouver Jules Méline alors adjoint au maire du pour obtenir un gigot pour ses malades. Selon une habitude d’actrice, elle ne parlait qu’en vers, voici le dialogue qu’elle eut avec Méline :

Portrait Par Lucien Lévy-Dhurmer, 1900, dit également Ophélie.

Notes et références Note

Références

Voir aussi Articles connexes Ingénue Comédie-Française

Liens externes

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