Les Rivières pourpres est un thriller policier français réalisé par Mathieu Kassovitz et sorti en 2000.
Il s'agit d'une adaptation du roman du même nom de Jean-Christophe Grangé.
Le commissaire Pierre Niémans (Jean Reno) se rend dans la ville universitaire de Guernon, afin d'enquêter sur le meurtre du bibliothécaire de la faculté locale, dont le corps a été retrouvé dans la montagne, suspendu dans le vide et sauvagement mutilé. Dans la petite ville de Sarzac, à environ deux cents kilomètres de Guernon, le jeune lieutenant Max Kerkérian (Vincent Cassel) enquête quant à lui sur la profanation de la tombe d'une certaine Judith Hérault, morte dans un accident de la circulation en 1982, à l'âge de 10 ans. À Guernon, Niémans découvre un second cadavre, qui porte les mêmes traces de mutilation que la première victime. Il n'est autre que le suspect recherché par Kerkérian.
Malgré des critiques partagées, le film est un succès commercial, y compris à l'étranger. Il sera suivi d'une suite, Les Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse. Le film récolte par ailleurs cinq nominations aux César du cinéma, repartant cependant bredouille. Le roman sera ensuite adapté en série télévisée.
Synopsis Le Commissaire Pierre Niémans est une légende vivante de la police française. Il arrive sur les lieux d'un homicide, où un gendarme, le Capitaine Dahmane (Karim Belkhadra), lui explique que Rémy Caillois, un bibliothécaire travaillant au sein de l'université de Guernon, a été retrouvé mort dans la montagne. Peu de temps après, Niémans se rend au service mortuaire de l'hôpital universitaire. Sur la route, il apprend que l'Université possède de nombreuses particularités : réunissant 1 200 étudiants et reconnue pour son excellence, elle abrite également une maternité qui accueille toutes les naissances de la région et dans laquelle de nombreux étudiants du campus sont nés. À la morgue, le médecin légiste lui explique que le corps de Caillois a subi diverses tortures, à savoir des lacérations sur tout le corps ainsi que le sectionnement des mains. Le corps a également été ligoté et disposé recroquevillé en position fœtale. Niémans observant de l'eau tombant des paupières du corps, le légiste précise que les globes oculaires ont été extraits de leur cavité. Le Commissaire se rend alors chez l'ophtalmologue de la ville, le Docteur Chernezé (Jean-Pierre Cassel), pour avoir son avis par rapport au meurtre du bibliothécaire. Celui-ci lui indique que le tueur lui laisse des indices.
À environ 200 km de Guernon, à Sarzac, deux policiers viennent chercher le Lieutenant Max Kerkérian pour lui signaler deux faits : une profanation dans un cimetière et un cambriolage dans une école. Celui-ci étant motivé, il décide de commencer par enquêter sur la profanation. Sur les lieux, Kerkérian découvre la tombe de Judith Hérault, décédée à l'âge de 10 ans lors d'un accident sur une autoroute. Il se rend ensuite à l'école primaire cambriolée où, à première vue, rien n'a été volé. Il en profite pour demander des renseignements sur Judith Hérault et s'aperçoit avec la Directrice d'école que plusieurs pages du registre annuel des élèves ainsi que des photos ont été arrachées et volées. Le Lieutenant se rend alors au centre autoroutier, où un homme surnommé « Le Fossoyeur », lui remet un dossier contenant des photos de la fillette décédée ainsi qu'une adresse qui lui permettra de retrouver la mère de la petite fille tuée.
De son côté, Niémans rencontre le Recteur de l'université ainsi que son fils, Hubert, qui le conduit à la chambre de Caillois. Niémans découvre les recherches que Caillois effectuait pour sa thèse, et notamment un cahier rempli de notes et de photos où le titre est en latin. Bien après, il rencontre la jeune Fanny Ferreira (Nadia Farès), alpiniste et spécialiste des montagnes, dont il sollicite l'aide pour son enquête. Souhaitant définir l'origine de l'eau trouvé dans les orbites oculaires du cadavre, Niémans accompagne la spécialiste lors de recherches dans un glacier. Poussé à trouver des indices, celui-ci descend dans une cavité glacière et découvre le corps d'un deuxième individu : Philippe Sertys (Olivier Morel), une personne également passée par l'université.
Le Lieutenant Kerkérian se rend à un couvent, où il rencontre la mère de la fillette, Sœur Andrée (Dominique Sanda). Cette dernière y vit recluse, plongée dans l'obscurité. Les deux hommes partent ensuite enquêter alors sur cette deuxième victime à partir de son appartement. Ils retournent à la morgue de l'université, où ils découvrent que Sertys n'a pas subi de tortures cette fois, mais a les mains coupées et les globes oculaires remplacés par des yeux en verre (la première victime avait les cavités oculaires remplies d'eau de montagne), ce qui amène Niémans à interroger le Chernezé, devenu alors suspect principal. Sur place, les deux policiers découvrent le médecin crucifié, les yeux arrachés et une phrase au-dessus de lui : . Ils sont alors surpris par le tueur qui s'échappe. Niémans, blessé légèrement au visage, essuie des tirs de sa propre arme. Kerkérian tente de rattraper le tueur, mais celui-ci, très endurant, finit par le semer. Bien après la poursuite, les deux policiers comprennent alors que leurs affaires se rejoignent pour n'en faire qu'une seule. Plus tard, Niémans raccompagne Fanny Ferreira chez elle, tandis que Kerkérian retourne à Sarzac ouvrir la tombe de Judith Hérault afin de savoir si elle est réellement morte. Le caveau se révèle vide, avec uniquement une photo de Judith Hérault à l'intérieur.
De retour à l'Université, Niémans et Kerkérian découvrent ce qu'il se passe dans l'établissement : l'Université sert à créer une sorte de nouvelle race humaine en sélectionnant des couples vigoureux et intellectuels parmi les étudiants (expliquant l'exigence physique et intellectuelle dont témoignent tous les étudiants). Cette sélection interne des unions, appelée eugénisme, entraîne cependant une consanguinité qui nécessite "d'apporter du sang neuf" en échangeant secrètement les nouveau-nés malades ou handicapés avec des enfants bien portants (pris à des couples de montagnards) nés au sein de la maternité de l'Université. En retournant vers le village, ils sont poursuivis par un 4x4 de l'Université qui tente de les réduire au silence. Les deux policiers réussissent tant bien que mal à arrêter cette poursuite mortelle et découvrent que le conducteur était le fils du Recteur.
Ils partent ensuite perquisitionner le domicile de Fanny Ferreira et découvrent alors la cave qui a servi à torturer et à assassiner les deux premières victimes. Fanny Ferraira a quitté sa maison avec les grenades lui servant à déclencher des avalanches, laissant présager qu'elle souhaite détruire l'Université avec une gigantesque avalanche. Niémans et Kerkérian se dirigent alors vers le téléphérique où une vingtaine de gendarmes, dont le Capitaine, s'apprêtent à embarquer. Les deux policiers reprennent la main et exigent de monter seuls pour se rendre sur le versant de la montagne afin d'arrêter Fanny Ferreira. Celle-ci leur ordonne de ne rien faire, autrement elle provoquera une avalanche. Ils sont alors surpris par la vraie criminelle, la sœur jumelle de Fanny Ferraira, Judith Hérault, que tout le monde croyait morte percutée par un 38 tonnes. Kerkérian s'occupant de neutraliser Judith Hérault, Niémans tente de tout faire arrêter en expliquant à Fanny Ferreira la situation, mais est maîtrisé par la sœur jumelle qui a réussi à mettre à terre l'autre inspecteur. Kerkérian, peu après, tire sur Fanny Ferreira qui tire accidentellement sur sa sœur, provoquant une avalanche où les deux inspecteurs ainsi que Fanny Ferreira réussissent à rester en vie. Judith Herault finit par être tuée par l'avalanche.
Fiche technique
Titre original et québécois : Les Rivières pourpres . Titre international : Réalisation : Mathieu Kassovitz Scénario : Mathieu Kassovitz et Jean-Christophe Grangé, d'après le roman Les Rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé Musique : Bruno Coulais Décors : Thierry Flamand Costumes : Julie Mauduech et Sandrine Follet Photographie : Thierry Arbogast Son : Vincent Tulli, Cyril Holtz, Philippe Amouroux Montage : Maryline Monthieux Production : Alain Goldman Production exécutive : Jérôme Chalou Production associée : Catherine Morisse Sociétés de production . : Légende Entreprises, Gaumont et TF1 Films Production, avec la participation de Studiocanal Société de distribution : Gaumont Buena Vista International (France), Alliance Atlantis Vivafilm (Canada) Budget : . ; . Pays de production : Langue originale : français Format . : couleur (Technicolor) - 35 mm - 2,35:1 (Cinémascope) (Panavision) - son DTS | Dolby Digital Genre : thriller, policier Durée : Dates de sortie : France, Suisse romande : . Belgique : . Classification . : France : interdit aux moins de . Belgique : interdit aux moins de (KNT/ENA : / Enfants Non Admis)ENA : Le label ‘Enfants Non Admis’ signifie qu’il faut avoir au moins 16 ans accomplis pour pouvoir accéder à la salle et voir le film.. Suisse romande : interdit aux moins de .
Distribution Jean Reno : le Commissaire Pierre Niémans Vincent Cassel : le Lieutenant Max Kerkérian Nadia Farès : Fanny Ferreira / Judith Hérault Dominique Sanda : Sœur Andrée Karim Belkhadra : le Capitaine Dahmane Jean-Pierre Cassel : me Bernard Chernezé Didier Flamand : le Recteur François Levantal : le Pathologiste Francine Bergé : la Directrice de l'école primaire Philippe Nahon : l'Homme des services techniques d'autoroute (surnommé « le fossoyeur ») Laurent Lafitte : Hubert, le fils du recteur Christophe Bernard : un skinhead Nicky Naudé : un skinhead Vincent Tulli : le Technicien informatique Nicolas Koretzky : le Policier informatique Christophe Rossignon : le Policier dans la station de train Dominique Bettenfeld : le Policier théoricien Alexis Robin : l'enfant avec son chien d'aveugle Olivier Morel : Philippe Sertys Mathieu Kassovitz : un tueur à capuche / une voix à la radio (caméo)
Production Genèse et développement Mathieu Kassovitz adapte lui-même en scénario le best-seller Les Rivières pourpres avec Jean-Christophe Grangé, qui collabore lui aussi à l'écriture du film. Cela a été source de pression pour le cinéaste :
Vincent Cassel est plus mitigé et dénonce les nombreuses réécritures du script qui prennent de grandes libertés avec le roman.
Attribution des rôles Mathieu Kassovitz dirige à nouveau Vincent Cassel, après Métisse (1993) et La Haine (1995). Auteur du roman original et coscénariste du film, Jean-Christophe Grangé a été très satisfait du choix des acteurs :
Tournage thumb|Prises de vues aériennes. Le tournage a débuté le et s'est terminé en . Le film a principalement été tourné en : Isère à Virieu-sur-Bourbre d'abord, au pied du Lotissement des Colombettes situé rue de la Bourbre pour la scène où les deux policiers viennent chercher Vincent Cassel. Puis lorsque la voiture de police roule on devine en arrière-plan leur trajet, au cours duquel ils empruntent la rue de la Bourbre pour ensuite emprunter la rue du Vallon de Lamartine en direction du centre village. Alors que le film se passe en zone police, le véhicule longe les bâtiments de la gendarmerie de Virieu. au Pont de Brion sur l'Ébron dans la commune de Roissard, au sud de Grenoble (scène de poursuite en voiture) ; dans la commune de Livet-et-Gavet, notamment à Livet dans l'ancienne maison de Charles Albert Keller ; à Grenoble, notamment dans l'ancienne bibliothèque pour les scènes de la bibliothèque ; dans la commune d'Apprieu pour certaines scènes du bar et le squat des skinheads (NB : ces bâtiments ont depuis été démolis) ainsi que pour les scènes du cimetière ; à Vinay, à l'école des garçons ; Haute-Savoie sur des glaciers des Alpes (glaciers du Tour et d'Argentière, Aiguille des Grands Montets, grotte de glace de la Mer de Glace) ;