Constant Agrippa d’Aubigné, né vers 1585 et mort à Orange le , baron de Surimeau, seigneur des Landes-Guinemer, est un officier, militaire et aristocrate français. Fils d’Agrippa d'Aubigné et de Suzanne de Lusignan de Lezay, il est le père de Charles d'Aubigné, comte d'Aubigné, chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et successivement gouverneur de Cognac, d'Aigues-Mortes et du Berry, et de Madame de Maintenon, maîtresse puis épouse secrète du roi de 1683 à 1715.

Biographie Élève à l'Académie de SedanJean-Paul Despat, Madame de Maintenon, Perrin, 2003., écuyer de la Petite-Écurie, gouverneur de Maillezais, gentilhomme de la Chambre du Roi, « vice-roi » des Îles de Marie-Galante, il abjure le protestantisme en 1618. et mène une vie de débauche dans son château de Maillezais, légué par son père, ami d' et chef protestant.

Le , à La RochelleL'église réformée de La Rochelle: Étude historique par Louis Delmas., Constant épouse au temple du Château, Anne Marchant, veuve de Jean Courant, baron et seigneur de ChastelaillonMadame de Maintenon et sa famille, lettres et documents inédits de Honoré Bonhomme, page 233 dans les notes]., qu'il assassine en en compagnie de son amantLa famille d'Aubigné et l'enfance de de Théophile Lavallée, page 23.. Constant et Anne ont au moins un enfant : Théodore, baptisé le au temple du Château à La Rochelle.

Le , à Bordeaux, il épouse Isabelle Jeanne de Cardilhac, qu’il a rencontrée en prison et dont il gaspille très vite la dot. Ensemble, ils ont trois enfants : Constant (-) Charles, comte d'Aubigné (-), époux de Geneviève-Philippe Piètre (fille de Simon Piètre, seigneur de la Salle, conseiller et procureur du Roy & de la Ville de Paris)Mercure français, Volume 312, page 362, Éditeur Au bureau du Mercure, 1703., père de Françoise Charlotte d'Aubigné, héritière de Madame de Maintenon et duchesse de Noailles après avoir épousé le maréchal de France Adrien Maurice de Noailles. Françoise (d'Aubigné) (-), épouse du poète Paul Scarron; elle devient la gouvernante des bâtards royaux (enfants de et Madame de Montespan), puis épouse morganatique du roi de France , sous le nom de Madame de Maintenon.

Après des années de cachot à Paris, à La Rochelle, à Niort, à Angers, à Bordeaux, à La Prée, à Poitiers, sans compter les autres cachots à l’étranger, Constant est libéré après la mort du cardinal de Richelieu en 1642. Mais ils doivent partir. Le nom de Constant d'Aubigné est cité dans le premier voyage de Pierre Belain d'Esnambuc, gouverneur de Saint-Christophe, à la Martinique en 1635.

Il emmène sa famille en 1645 à Saint-Christophe, puis à la Martinique. Ils restent quelques mois à Marie-Galante, avant de revenir à la Martinique. Mais Constant d’Aubigné n’a pu s’acclimater à son existence de colon.

Dès le début de , sous prétexte de démarche auprès de la Compagnie des Indes occidentales en vue d’obtenir son titre de gouverneur, il repart pour la France en compagnie d’un valet.

Au printemps Jeanne de Cardilhac trouve quatre places à bord d’un navire en partance pour La Rochelle.

Constant d’Aubigné meurt le de cette même année à Orange.

Voir aussi

Théodore Agrippa d'Aubigné

Notes et références

Catégorie:Personnalité française du XVIIe siècle Catégorie:Naissance en février 1585 Catégorie:Naissance à Pons Catégorie:Naissance en Saintonge Catégorie:Décès en août 1647 Catégorie:Décès à Orange (Vaucluse) Catégorie:Décès à 62 ans