Fritz Honegger, né le à Hauptwil (originaire de Fischenthal), décédé le , est une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique (PRD) et ancien conseiller fédéral (de 1978 à 1982).
Biographie
Carrière politique
Son premier emploi, en 1942, a été celui de secrétaire de la Chambre suisse de l'horlogerie à La Chaux-de-Fonds. Deux ans plus tard, il devient secrétaire de l'Association zurichoise de l'industrie de la soie. Il occupe ce poste pendant 17 ans, avant d'être nommé en 1961 directeur de la Chambre de commerce de Zurich. Sur le plan militaire, Honegger mène sa carrière jusqu'au grade de colonel, à la tête d'un régiment d'infanterie.
Il épouse les thèses du PRD et commence sa carrière politique en 1958 comme président de sa commune de domicile, Rüschlikon (ZH), où il a vécu jusqu'à sa mort.
Successivement député au Grand Conseil qu'il préside en 1965-1966, puis membre du Conseil des États de 1967 à 1977. Il est président du parti radical-démocratique suisse de 1974 à 1977.
Il est élu au Conseil fédéral le ( conseiller fédéral de l'histoire), pour reprendre la direction de l'Économie publique de son prédécesseur Ernst Brugger dès le et jusqu'au . Il est président de la Confédération suisse en 1982. Honegger a été un représentant . Son père a dirigé une entreprise textile, tandis que le futur conseiller fédéral a poussé ses études à l'université de Zurich jusqu'au doctorat en économie politique.
L'élection de Fritz Honegger s'est inscrite dans la période de récession qui a suivi la . C'est sous son égide qu'ont été élaborées les lois fédérales sur les cartels, sur la formation professionnelle et sur l'assurance-chômage. Durant ses années à la tête du Département fédéral de l'économie publique (DFEP), toutes les votations populaires de son ressort, à une exception près (initiative sur la protection des consommateurs), .
Il a effectué un voyage en Chine en 1979 pour promouvoir les exportations suisses et a rencontré Deng Xiaoping.
Recevant le président de l'Assemblée nationale française, Louis Mermaz, il lui proposa de se rendre à pied au déjeuner officiel à la .
Vie après la politique Après son mandat au Conseil fédéral, il a repris un grand nombre de sièges dans des conseils d'administration : Crédit Suisse, Elektrowatt, Sulzer, Zschokke, NZZ, fondation immobilière de l'aéroport de Zurich-Kloten, et Rentenanstalt, notamment. Il a aussi présidé à titre honorifique des institutions comme la Fondation Pestalozzi ou l'Aide sportive suisse.
Famille L'aîné de ses deux fils, Eric, a suivi les traces de son père en politique. Il fut membre au Conseil d'État zurichois, directeur des finances du canton. Son rôle dans la débâcle de Swissair a été très controversé.
Liens externes
Catégorie:Dirigeant du Parti radical-démocratique Catégorie:Conseiller fédéral suisse Catégorie:Conseiller fédéral suisse chargé de l'économie Catégorie:Conseiller fédéral suisse chargé de l'agriculture Catégorie:Député au Conseil cantonal de Zurich Catégorie:Docteur de l'université de Zurich Catégorie:Membre de Zofingue Catégorie:Naissance dans le canton de Thurgovie Catégorie:Naissance en juillet 1917 Catégorie:Décès en mars 1999 Catégorie:Décès à Zurich Catégorie:Décès à 81 ans