San-Gavino-di-Fiumorbo est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Cursa, dans le Fiumorbo.

Géographie Village de moyenne montagne, à 450 m d'altitude, San-Gavino-di-Fiumorbo se situe entre deux rivières : l'Abbatescu (Abatesco), qui prend sa source près du col de Bianca, et U Fiumi di a Bughja qui rejoint l'Abbatescu au-dessous du village au lieu-dit l'agghjunghjenti. Il fait partie du Parc naturel régional de Corse.

Urbanisme Typologie Au , San-Gavino-di-Fiumorbo est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (25,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom en corse de la commune est . San Gavinu est la traduction de Saint-Gabin.

Politique et administration Initialement, San Gavinu était un hameau de la commune d'Isolaccio-di-Fiumorbo (L'Isulacciu). Une loi votée le et promulguée par le président de la République, Albert Lebrun, donna naissance à la commune de San-Gavino-di-Fiumorbo. Durant la guerre, aucune élection ne pouvant être organisée, le village fut administré par une délégation de trois personnes : Noël Andreani, Dominique Achilli et Édouard Alesandrini. À la Libération, la première élection municipale de l'histoire de San Gavinu fit de François Brand Bartoli son tout premier maire. Julien Achilli lui succéda.

François Valentini, qui mourut en 1961, fut le troisième maire du village. Il devait être remplacé par son premier adjoint, Noël Andreani. De 1965 à 1977, c'est à Charles Bartoli que revint de diriger San Gavinu. Henri Poli fut élu pour la première fois en 1977.

Démographie

L'église Saint-Antoine-Abbé vignette|Intérieur de l'église Saint-Antoine-Abbé de San Gavinu di fiumorbu. vignette|Vue de l'église par la route en surplomb de la D245 Située dans la partie supérieure du village, elle était à l'origine une chapelle, bâtie au . Elle fut agrandie en 1850 et est dédiée à saint Antoine, le saint patron de la commune. On a conservé le chevet (mur derrière l'autel) et le maître autel en stuc (« stucco lustro »). Le chevet porte trois statues en stuc peint : saint Antoine avec une curieuse coiffure qui pourrait rappeler la coiffure des moines coptes, une Vierge à l'Enfant et sainte Lucie.

Le chœur fut peint vers 1870 par un peintre italien, dans le style du « barochetto » italien). Un bleu outremer éclatant donne à l'ensemble une note de gaieté et paraît très actuel.

On peut admirer dans l'église plusieurs statues, en bois polychrome, dont les deux principales sont : une de saint Antoine achetée en 1882 et la Vierge de Lourdes achetée en 1887. Une troisième statue en terre cuite dorée, baptisée Notre Dame de la Victoire, fut offerte en 1917 par un soldat engagé durant la Première Guerre mondiale, le lieutenant Ottaviolo Giacomini (dont le nom a été donné à la rue principale de San Gavinu), qui devait mourir au combat la même année.

Il y a aussi une admirable crèche, constituée d'un beau groupe polychrome en terre cuite acheté en 1890. Au fond de l'église, on peut enfin voir la croix du « catenacciu » du Vendredi saint (procession qui a lieu tous les ans).

D'anciens ex-voto sont toujours visibles en entrant dans l'église, à droite de la porte, sur le mur. Ils marquent la reconnaissance de plusieurs paroissiens après des guérisons ou la réalisation de vœux.

Dans la chapelle latérale, on peut voir une statue de la Vierge couronnée, revêtue d'un manteau de soie bleue. Cette statue est portée en procession chaque année, lors de la retraite aux flambeaux se déroulant le au soir. Elle est toute habillée de noir pendant la semaine sainte.

Autres lieux et monuments À proximité de l'église, sur la place où se situent également la mairie et une fontaine nichée dans le mur, se dresse le monument aux morts. Il figure une "Descente de Croix" sculptée dans un bloc de granit rose. Le Christ descendu de la croix est soutenu par deux poilus de la Première Guerre mondiale. La Vierge qui figure la Mère corse est agenouillée dans le coin inférieur gauche. Une plaque recense tous les habitants du village morts pour la France, notamment lors des deux guerres mondiales, ou encore des conflits indochinois et algérienLa liste de ces hommes valeureux est visible sur le site Memorialgenweb.org.

À quelques kilomètres au sud de San Gavinu se situe le lieu-dit Catastaghju. Il abrite un gîte d'étape très prisé par les randonneurs, car placé à proximité de plusieurs sentiers de randonnée très fréquentés. Catastaghju marque la fin de la deuxième étape du sentier Mare a Mare centre. De là, il est aussi possible de rallier le GR 20, via le col de Laparo ( d'altitude), en un peu moins de quatre heures de marche. Le lieu est aussi connu pour avoir accueilli durant les années 1930 les activités de la FORTEF, une entreprise spécialisée dans l'exploitation forestière, et qui disparut dans les années 1940, victime de la guerre et de l'incendie majeur de 1944. On trouve cependant encore sur place des ruines de ces activités, notamment d'un barrage qui alimentait autrefois une petite centrale électrique.

La cascade de Bughja, sur le ruisseau homonyme, est un lieu de canyoning réputéFiche descriptive sur le site descente-canyon.com, mais difficile d'accès.

L'ancienne fontaine de Vaccina, au bord de la route, à Bruschiccia (abandonnée).

L'ancienne école communale n'accueille désormais plus d'enfants. Elle est cependant encore utilisée régulièrement, notamment dans le cadre de la fête du , à l'occasion de la Saint-Louis. Cette fête est la dernière grande fête de la saison dans le Fiumorbo, et rassemble un grand nombre d'habitants de la région.

On peut aussi signaler la présence d'une croix juste à l'entrée du village (en venant de Frassicia). Cette croix en métal fut érigée à la fin des années 1930, à l'occasion d'une mission d'un père franciscain.

Personnalités liées à la commune Charles Bartoli, ancien maire, a toujours vécu à Fiumorbo. Il se montre très actif dans la vie de la commune.

Le sous-lieutenant Ottaviolo Giacomini (1899-1917) a vu son nom donné à la rue principale de San Gavinu. Il participa avec éclat à la Première Guerre mondiale. En , il se distingua par son héroïsme, après avoir été fait prisonnier par les Allemands. Ceux-ci l'ayant amené aux positions de son unité, il ordonna à ses hommes d'ouvrir le feu, au risque d'être tué lui-même, afin de les repousser. Décoré de la Médaille militaire pour cet acte de bravoure, il devait ensuite être envoyé en Orient, d'abord à Gallipoli, puis en Serbie. Il mourut de blessures reçues au combat le à Bitola (actuelle Bitola, en Macédoine du Nord), où il est enterré.

Communes limitrophes

Notes et références Notes

Cartes

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des communes de la Haute-Corse

Liens externes

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