Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous le Premier Empire à partir de quatre cohortes du premier ban de la garde nationale.

Création et différentes dénominations Première création de 1813 à 1814 Le va combattre farouchement, en particulier contre les Russes à Bautzen (Silésie). 1814 : dissolution du régiment 1887 : reformation du régional à Toul 1914 : le régiment est rattaché au (), il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie 1919 : le d'infanterie est rassemblé dans les casernements de Metz et de Toul 1930 dissolution du d'infanterie, ses traditions étant conservées par le 1939 : réactivation du d'infanterie de forteresse ligne Maginot à Moyen et Vallois : reddition du régiment. 1960 : création du d'infanterie à partir du bataillon de Corée en Algérie. Le régiment porte la double appellation - régiment de Corée 1962 : dissolution au camp de Sissonne

Chefs de corps 1813 : colonel Oudot 1814 : major Pérathon 1887-(…) : colonel Zieger 1902-1906 : colonel M. A. Wurtz 1911 : colonel Barbade* 1913-1914 : colonel Marius Andréa Guillemot 1914-1916 : lieutenant-colonel De Coutard 1916-1917 : lieutenant-colonel Braconnier 1917 : lieutenant-colonel Hellé 1917-1918 : lieutenant-colonel Tournès 1917-1918 : lieutenant-colonel Guitry 1918-1919 : colonel Chanson 1919-(…) : colonel Piazza 1929-1930 : colonel Sonnerat 1939-1940 : lieutenant-colonel Milon 1960 : lieutenant-colonel De la Casinière 1961 : colonel Rollin (*) Officier qui devint par la suite général de brigade.

Historique des garnisons, combats et batailles du Révolution et Empire thumb|right|130px|insigne de béret d'infanterieLevée le à partir des , , et du Premier Ban; 1813 : Campagne d'Allemagne : : bataille de Würschen – 1 blessé ; : campagne de Zahna – 1 tué ; : bataille de Juterbogk (); 16-19 octobre 1813 : bataille de Leipzig;  1813 : campagne de Kosen  - 1 blessé; : bataille de Haynau – 1 millier de blessés.

Une partie du régiment était à la défaite de Mayence. Une nouvelle aigle fut reçue au dépôt français  de Magdeburg le pour être présenté au régiment. : bataille de Paris  - le colonel Oudot est tué. Il était détaché en tant que commandant de brigade dans la de réserve, le régiment en lui-même n’était pas engagé. Démantelé par décret du .

De 1871 à 1914 Le est formé le à 3 bataillons provenant des d'infanterie, 125e régiment d'infanterie et 135e régiment d'infanterie à Toul.

Première Guerre mondiale En 1914 casernement à Toul, d'infanterie, d'infanterie, d'arméehttps://argonnaute.parisnanterre.fr/ark:/14707/a011403267961jeI1Ca/962726cbf6

Rattaché à la d'infanterie d' à vignette|droite|400px|Un groupe de mitrailleurs du 1914 à : le mobilise : le régiment arrive à Saulxures-devant-Nancy : le deuxième échelon rejoint à Saulxures-devant-Nancy 20- : bataille de Morhange : Drouville (est de Nancy) Course à la mer : Fouquescourt Albert Arvillers : Souastre 4- : combats à Hébuterne 28- : combats de Monchy-au-Bois Fin octobre : bataille des Flandres en Belgique : Boezingue, Langemark, Bikschote

1915 Offensive d'Artois : La Targette Neuville-Saint-Vaast mai-juin : Vimy 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne : Beauséjour

1916 Verdun Côte du Poivre février : Carrières d'Haudremont avril : Cote 304 Bataille de la Somme : septembre : Maurepas 1917 Chemin des Dames : Braye-en-Laonnois : les Vauxmaisons

1918 Flandres : avril : Le Kemmel 27 mai 1918 : Seconde bataille de la Marne. Le , le du régiment d'infanterie combat à Brenelle contre les troupes allemandes du Corps d'Armée. Submergé par le nombre et le manque de munitions, le bataillon se replie vers du matin vers Ciry-Salsogne et le moulin de Quincampoix. 18- : bataille de l'Aisne. Le dans l'après-midi, le défile dans Metz pavoisée, à la suite du (régiment frère). Les régiments sont précédés par le maréchal Pétain, les généraux Fayolle, Bruat, Féraud et Pougin (chef de la d'infanterie), escortés par des cavaliers du de hussards et des chasseurs d'Afrique. Ils défilent alors de Montigny à l'esplanade devant la statue du maréchal Ney, sous l'acclamation de la foule. vignette|droite|320px Un monument dédié aux morts de 1914 à 1918 des et se trouve dans la nécropole de Marœuil. Ce monument est principalement en hommage au commandant Georges Lilleman, chef de bataillon au .

Entre-deux-guerres 1919 Le RI est rassemblé dans les casernements de Metz et de Toul. 1922 Le régiment participe au maintien de l'ordre en Sarre, après l'occupation de la Ruhr par la France. Il stationne très longuement dans la ville allemande de Coblence. 1930 Dissolution du régiment, dont les traditions sont conservées par le .

Seconde Guerre mondiale - campagne de 1939-40 1939 le : la mobilisation des troupes de couverture (ligne Maginot) permet de recréer le régiment en tant que d'infanterie de forteresse (à partir du du RIF du temps de paix). Le chef de corps est le lieutenant-colonel Milon. Les régiments d'infanterie désignés pour armer la ligne Maginot prirent l'appellation de régiments d'infanterie de forteresse.

le régiment prend en charge le sous-secteur de Steinbesch, à Zimming (57), et appartient au secteur fortifié de Faulquemont (région fortifiée de Metz). En , le du entre dans la composition d'un régiment de marche (aux côtés de bataillons des et ) et participe à l'offensive française en Sarre aux côtés des divisions d'infanterie classiques. L'attaque dans les bois de la Warndt (combat de Ludweiller, le ) est finalement stoppée à la suite de la capitulation de l'allié polonais. Le régiment de marche est dissous peu après.

Composition du pendant la campagne : 3 bataillons d'infanterie : à Laudrefang à Zimming à Bambiderstroff état-major du régiment et services à Haute-Vigneulles (57) groupe franc (en opérations sur les avants de la ligne de résistance) quatre petits ouvrages d'infanterie de la ligne Maginot : Ouvrage du Kerfent (A 34) Ouvrage du Bambesch (A 35) Ouvrage de l'Einseling (A 36) Ouvrage de Laudrefang (A 37)

1940 le : offensive allemande en Belgique et dans les Ardennes. La ligne Maginot est tournée. le : un ordre de repli est donné aux régiments d'infanterie de forteresse qui doivent se retirer vers les Vosges, ne laissant sur place que les ouvrages (soit environ 500 hommes) pour couvrir le repli. bataille sur le canal de la Marne au Rhin, bataille à Vathiménil. De nombreux éléments du RIF (privés de communications et de moyens de déplacement) sont isolés et réduits par l'ennemi. le à Moyen et à Vallois (88): reddition du régiment. en Moselle, les ouvrages du , commandés par le chef de bataillon Denoix sont encerclés et attaqués au même moment par la 167. Infanterie Division allemande : Ouvrage du Bambesch : capturé le Ouvrage du Kerfent : capturé le après une grosse opération allemande (le colonel allemand qui menait l'attaque décédera de ses blessures : oberst Von Lichtenstern) Ouvrage de l'Einseling : résiste jusqu'à l'armistice du Ouvrage de Laudrefang : résiste jusqu'à l'armistice en protégeant efficacement ses collatéraux grâce à ses mortiers de … Les équipages invaincus ne sortent des ouvrages que le , sur ordre d'un émissaire envoyé par le gouvernement français. L'ensemble du part en captivité…

De 1945 à nos jours - l'histoire du bataillon de Corée et du La guerre de Corée de (1950 - 1953) : Sous mandat de l'ONU, un bataillon français sera constitué et envoyé en Corée (l'unité est intégrée à la US Infantry Division) Ce bataillon de Corée se couvrira de gloire contre les forces de la Corée du Nord et de la Chine. La guerre d'Indochine de (1950 - 1953) L'unité est dirigée vers l'Indochine française et grossie au rang d’un régiment à deux bataillons nommé régiment de Corée commandé par le lieutenant-colonel Monclar. Il laissera, pour toujours endormis dans la gloire, 269 tués au combat (dont 18 Coréens) et aura eu 7 disparus, 12 prisonniers, . Un monument lui est dédié au camp d’Auvours près de la salle d’honneur du d'infanterie de marine.

Le bataillon (puis régiment) de Corée a obtenu : 4 citations à l'ordre de l'Armée française 3 citations présidentielles américaines 2 citations présidentielles de la république de Corée citations individuelles au titre de la croix de guerre TOE. 50px

La guerre d'Algérie de (1954 - 1962) : Après son retour d'Indochine, réduit au rang de bataillon mais conservant son nom prestigieux, le bataillon de Corée sera engagé en Algérie où il sera employé en tant que force d'intervention au profit du secteur de Constantine. En 1960 le bataillon est intégré dans la reconstitution du nouveau . Le régiment prend la double appellation de - Régiment de Corée et leurs traditions militaires sont partiellement fusionnées : en effet, l'inscription Corée et les décorations gagnées par le Bataillon de Corée sont transférées au d'infanterie de marine. En revanche, la fourragère des TOE obtenue par le bataillon de Corée est intégrée aux décorations du RI. L'inscription AFN est portée sur le drapeau du puisque l'unité était déjà fusionnée lorsqu'elle a été gagnée. Le - Régiment de Corée est rapatrié en 1962 ; il est dissous en au camp de Sissonne (Aisne).

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie :

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Bautzen 1813 L'Yser 1914 Artois 1915 Verdun 1916 Flandres 1918 La Marne 1918 AFN 1952-1962

L'inscription "« Corée »" figure sur le drapeau du , héritière des décorations du bataillon de Corée gagnées avant son intégration au sein du .

Devise du régiment Qui s'y frotte s'y pique !

Décorations Sa cravate est décorée de la croix de Guerre 1914-1918 (4 palmes).30px

La fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire a été obtenue le .

La fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire avec olive aux couleurs de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs a été obtenue le par le bataillon de Corée.

Sources et bibliographie Archives militaires du château de Vincennes. À partir du Recueil d’historiques de l’infanterie française (général Andolenko - Eurimprim 1969). Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français Bataillon français de l'ONU

Liens externes Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du site internet historique de l'ouvrage A34 du Kerfent de la ligne Maginot Régiment de Corée. Les prisonniers de la guerre de Corée.

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la guerre d'Algérie Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1809 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1962 156e régiment d'infanterie