Satigny ( ou ) est une commune suisse située dans le canton de Genève.

Géographie vignette|Vue aérienne (1964) Satigny mesure , ce qui en fait la commune la plus étendue du canton. % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, % à des surfaces agricoles, % à des surfaces boisées et % à des surfaces improductives.

Satigny comprend les quartiers de Montfleury, Peney-Dessus, Satigny-Dessous et Satigny-Dessus, tandis que la commune intègre les localités de Bourdigny, Peney, Choully, Montfleury et Peissy. Elle fait partie de la région du Mandement et est limitrophe de Meyrin, Vernier, Bernex, Aire-la-Ville, Russin et Dardagny, ainsi que de la France.

La ville est desservie par la gare CFF de Satigny.

Toponymie Le nom de la commune, qui se prononce ou , dérive d'un gentilice , propriétaire d'un domaine rural, et d'un suffixe celtique -akos/-acum désignant un lieu.

Sa première occurrence écrite remonte à 912, sous la forme de Satiniatis.

Histoire Au , Satigny possède un ensemble de couvents dépendants de l'abbaye bénédictine Saint-Martin d'Ainay, à Lyon.. En 1134, cet ensemble religieux passe sous l'égide du chapitre cathédral de Saint-Pierre à Genève..

À l'adoption de la Réforme protestante en 1536, tous les biens sont cédés à la seigneurie et République de Genève.

Le château de Peney eut un rôle de bastion catholique dans la Genève réformée. Les Genevois détruisirent le château en comme l'église attenante, qui fut reconstruite à l'emplacement de la chapelle actuelle au ..

Le village de Bourdigny, propriété partielle de la seigneurie des barons de Gex, rejoint la commune en 1749 à la suite du traité de Paris.

Le , le village de Peney est détaché de Russin pour être rattaché à la commune de Satigny.

Politique Administration

Le Conseil administratif est composé de 3 conseillers administratifs, dont l'un est nommé maire pour une année. Les trois conseillers se répartissent les dicastères pour la législature de 5 ans. L'exécutif de la commune, entré en fonction le , se compose de la façon suivante:

+ Membres du Conseil administratif actuel (législature 2025-2030)IdentitéÉtiquetteFonction (Période 2026-2027)DicastèresPhilippe PlanPLR Maire Bâtiments, infrastructures et cohésion socialAndré Tinguely PLR Conseiller administratifPromotion économique, agriculture, environnement et financesAnne Revaclier LJS Conseillère administrative Sécurité, mobilité, aménagement et emplacements communaux

Lors des élections municipales du , le Conseil municipal est renouvelé et représenté de la façon suivante: Parti Voix Suffrages en % +/- Sièges +/-Parti libéral-radical (PLR)43535,76 % 35,76 7L'alternative28321,93 % 8,82 2Union démocratique du centre (UDC)21016,59 % 5,82 1Liberté et Justice sociale (LJS)20115,93 % 15,93 3Assemblage (Le Centre - Vert'libéraux - Indépendants) 1199,79 % 11,07 2

Liste des maires puis des conseillers administratifs Entre 1815 et 2011, la commune de Satigny n'avait pas de conseil administratif mais seulement des maires et des adjoints élus par la population.

+Liste des maires successifs de 1971 à 2011ge.ch/électionsPériodeIdentitéÉtiquetteQualitéLes données manquantes sont à compléter.1er juin 197131 mai 1991Jean-Jacques PortalèsPRDprésident de l'Association des Communes Genevoises (ACG) 1983-19871er juin 199131 mai 2003Jean-Daniel RamuPRD Daniel StettlerPRD Adjoint au maire jusqu'en 2003 Martine RosetPDC Députée au Grand Conseil du canton de Genève de 1989 à 1997 et de 2013 à 2015.

Dès 2011, la commune se dote d'un conseil administratif constitué de trois membres.

+Liste des conseillers administratifs successifs depuis 2011PériodeIdentitéÉtiquetteQualitéLes données manquantes sont à compléter. Martine RosetPDC -Maire de 2007 à 2011, en 2011-2012 et 2014-2015-Députée au Grand Conseil du canton de Genève de 1989 à 1997 et de 2013 à 2015 Philippe PogetAlternative -Conseiller administratif de 2007 à 2011-Maire en 2008-2009 et 2012-2013 Député au Grand Conseil du canton de Genève de 2018 à 2023 Claude GuinansPLR -Conseiller administratif de 2007 à 2011-Maire en 2013-2014, 2015-2016 et 2018-2019 Philippe BossyAlternative Maire en 2017-2018 en cours Anne Revaclier PLR Maire en 2016-2017, 2019-2020, 2020-2021 et 2023-2024 31 mai 2025 Willy CretegnyAlternative Maire en 2021-2022 et depuis le en cours Anne PenetPDC puis Le Centre Maire en 2022-2023en coursAndré TinguelySatigny, ma communeMaire en 2026-2027

Population et société Gentilés Les habitants de la commune se nomment les Satignotes (parfois les Satigniçois).

Les habitants de la localité de Bourdigny se nomment les Bourdignotes ; ceux de la localité de Choully se nomment les Choulliotes.

Démographie Évolution de la population

Pyramide des âges

Sport Le FC Satigny est créé en 1938. Il comprend 170 juniors et environ 300 membres au total, ce équivaut à 12 équipes, plus l’école de football..

Économie Agriculture Satigny est la plus grande commune viticole de Suisse avec ses 438 hectares de vignes pour hectares de surface agricole utile, soit 40 %. On y dénombre de nombreux cépages rouges comme le gamaret, le pinot noir, le merlot, le gamay, le cabernet sauvignon ou la syrah, ainsi que des cépages blancs tels que le chasselas, l'aligoté, le sauvignon blanc et le viognier.

Entreprises et commerces Satigny abrite trois zones industrielles représentant et assurant de travail répartis sur aux activités comme l'alimentaire, l'automobile ou les produits chimiques.. Il s'agit de la ZIMEYSA (zone industrielle de Meyrin-Satigny), la ZI du Bois-de-Bay (qui regroupe notamment de nombreux démolisseurs de voitures et l’entreprise de gestion de déchets Serbeco) et La Tuillière.

Culture et patrimoine Héraldique

Patrimoine bâti Montfleury

Château des Bois (ch. de la Combe d’Ornex 10-12), domaine acquis dès 1625 par Francesco Turrettini, devient fief seigneurial dès 1632. Le bâtiment a fait l’objet d’une importante transformation en 1844-1846 pour Jacques Fulpius, qui dispose les bâtiments d’exploitation autour d’une seconde cour..

Peney-Dessus Château de Peney Le promontoire de Peney-Dessus domine l’embouchure dans le Rhône du ruisseau dit nant d’Avril. L’ancien village fortifié abrite au le siège du pouvoir épiscopal dans le Mandement. Un nouveau château, implanté plus à l’ouest, et un bourg fortifié sont créés vers 1230-1234 par l’évêque Aymon de Grandson. Le toponyme Châteauvieux rappelle le premier château, tandis qu’une butte conserve le souvenir du second, rasé par les Genevois en 1536-1539. Quant au Bourg-Neuf, on le lit encore dans la disposition des rues de Peney-Dessus ; subsistent en outre la trace des fossés et une chicane donnant accès à l’enceinte.

A Peney-Dessus, le temple (ch. de Châteauvieux 18) date de 1708-1712, construit par Joseph Péchaubet sur le chœur de l’ancienne église paroissiale construite au et appuyée à l’enceinte du bourg. Cette sobre architecture protestante conserve des fonts baptismaux du provenant de l’ancienne église de Satigny (voir ci-dessous Peissy).

Le domaine de Châteauvieux abritait une auberge installée dans un vaste ensemble rural du .

Satigny-Dessous

Le Saugey (ch. Du Bornalet 9-17), vaste propriété qui comprend une maison haute et des dépendances construites entre 1668 et 1675. En 1680, le domaine est acquis par François Fatio, banquier et fermier des halles de Genève, qui agrandit la maison de maîtres et les dépendances en créant une seconde cour.

Satigny-Dessus

Le temple (route de Champvigny 49), ancienne église catholique Saint-Pierre-aux-Liens, s’élève à l’emplacement d’un ancien sanctuaire en bois des lui-même établi sur un cimetière burgonde et les ruines d’une villa romaine. La première église en pierre remonte sans doute aux , en conjonction avec un prieuré de chanoines. Au est construite une église gothique dont subsistent le chœur à cinq pans, voûté d’ogives, ainsi qu’une travée de transept et son croisillon méridional (muré), tout comme la porte sud et des contreforts extérieurs. En 1512, le prieuré est supprimé par le pape Jules II. L’édifice devient protestant à la Réforme et dès 1716 l’architecte et maçon Joseph Péchaubet entreprend d’importants travaux. Il dote la nef voûtée de fenêtres ressemblant à celles d’une maison bourgeoise, et crée une nouvelle façade de style classique, ainsi que de puissants contreforts ornés de panneaux moulurés. Le toit est dominé par un clocheton octogonal. Plusieurs restaurations ont fait disparaître les deux tours qui flanquaient l’édifice. À l’intérieur, des « Tables de la Loi », sur papier, ont été sans doute calligraphiées en 1689 par un réfugié français, Jacques Nicol.

Le presbytère (route de Champvigny 51), relié au temple par un mur d’enceinte, a été bâti en 1716-1717 par Joseph Péchaubet à l’emplacement de l’ancien prieuré.

Ancien hospice. Un corps de logis (route de Champvigny 45) accolé au chevet de l’église abritait l’hospice du prieuré, devenu hôtellerie à la Réforme. Il a été vendu en 1556 comme dépendance du domaine du prieuré.

Prieuré (route de Champvigny 46-47) a longtemps abrité les vidomnes de Satigny jusqu’à la suppression du prieuré en 1512, puis a été cédé à des particuliers à la Réforme. Il est rénové en 1610 pour le banquier Francesco Turrettini qui en fait l’une des premières maisons bourgeoises de la campagne genevoise. Cette maison-haute des , est appelée « Le donjon » jusqu’au . Des travaux de 1610 ont touché les façades, qui comportent notamment des fenêtres à meneaux. Sur le côté sud de la route, une ferme datée 1688 a été transformée en habitation en 1958.

Bourdigny-Dessous

Domaine des Alouettes (ch. de la Vieille-Servette 34-38), exploitation viticole avec maison de maîtres du .

La Tour (ch. de la Vieille-Servette 39), maison forte du , rattachée à la famille noble de Bourdigny. L’édifice est agrandi au puis encore transformé et doté de nouvelles dépendances au .

Bourdigny-Dessus

Le château de Bourdigny-Dessus (ou château Barillet) (route de Bourdigny 71) a été construit après 1717 pour les banquiers Jacques et Robert Butini en reprenant une maison haute du . L’édifice est modernisé vers 1773 pour Pierre Pictet de Sergy-Buisson avec réaménagement du corps central ; le perron à double volée reçoit une balustrade marquée du monogramme PB. L’intérieur conserve un poêle en faïence de 1777, de style Louis XV, dû à l’architecte Léonard Racle. Des papiers peint proviennent de la célèbre maison Zuber de Rixheim, vers 1816-1818. Vers le milieu du , alors que le château a passé à la famille Barillet, la cour d’honneur reçoit une fontaine de style Directoire, réplique de celle de la rue de Babylone, à Paris. L’édifice est agrandi et modifié (aile sud) en 1905 et 1914, pour accueillir un pensionnat catholique pour jeunes filles.

Manoir Sautter (ch. du Tonkin 7-9). La maison construite pour Charles Voulaire peu après 1691 est agrandie dès 1724 par le marchand Abraham Sautter et ses descendants et agrémentée d’un rare jardin clos en terrasse. La maison de maître a été diminuée au .

Choully

A la croisée des chemins, sur la crête (route du Crêt-de-Choully 1), se trouve le bâtiment de l’ancienne douane et ancien Café des Chasseurs, puis A la Réunion, de 1836.