Christian de La Croix de Castries, né le à Paris , où il est mort le Relevé des fichiers de l'InseeDéfenseur du camp retranché de Dien Bien Phu en Indochine Le général Christian de Castries est décédé, Le Monde, 31 juillet 1991, est le général français notamment connu pour avoir commandé le camp retranché de Diên Biên Phù lors de la guerre d'Indochine en 1954.

Biographie

Famille Christian Marie Ferdinand de La Croix de Castries est né à Paris, au sein d'une famille noble. Sa famille est ducale et lui porte le titre de comte. Il compte parmi ses ancêtres plusieurs générations de militaires de haut rang.

Il épouse Denise Schwob d'Héricourt, divorcée de l'industriel Georges-Emmanuel Lang (Les Fils d'Emanuel Lang), fille d'André Schwob d'Héricourt et nièce de James Schwob d'Héricourt.

Entre-deux-guerres En 1921, il s'engage dans l'armée de terre au titre de la cavalerie. Il effectue sa scolarité d' élève-officier de cavalerie et sort de l'École de cavalerie de Saumur en 1926, il remporte plusieurs prix hippiques en France et à l'étranger avant la guerre de 1940 et établit un record de saut en hauteur.

Seconde Guerre mondiale Bataille de France (mai-juin 1940) Il participe à la bataille de France en mai-juin 1940 sur le front de la Sarre. Lieutenant, il est blessé et fait prisonnier.. Il réussit à s'évader, après trois tentatives, en mars 1941. Il est cité à l’ordre de l’armée le 16 août 1940 : .

Campagne d'Italie (1944) Officier au de spahis marocains () de la d'infanterie marocaine () au sein du Corps expéditionnaire français en Italie (CEF) du général Alphonse Juin, il débarque à Naples en .

En , il participe aux opérations du San-Michele, du Pantano, de la Mainarde, en , aux combats de de Costa San-Pietro, Mona-Casale et San-Croce, en , à la bataille du Garigliano, en à la marche sur Rome puis en juin-juillet à l'avancée vers Sienne et Florence. Le , il est blessé au bras droit à Poggibonsi.

Au cours de la campagne, il est cité deux fois, une première fois à l’ordre de la d'infanterie marocaine le puis, à l’ordre de l’armée le : .

Campagne de France (1944) et d'Allemagne (1945) Il participe ensuite, toujours au , à la campagne de France en 1944 puis à la campagne d'Allemagne en 1945.

À la tête de son unité de blindés qu'il mène jusqu'en Allemagne, il participe à la libération de Thann (Haut-Rhin) et, après avoir franchi le Rhin, participe à la prise de Karlsruhe puis de Freudenstadt. Il poursuit jusqu'en Autriche et, après avoir traversé le tunnel de l'Arlberg avec ses chars, il participe à la prise de la ville de Sankt-Anton, dans le Tyrol.

Il est à nouveau cité quatre fois : à l’ordre de la le ; à l’ordre de l’armée, avec promotion au rang d’officier de la Légion d'honneur, le : ; à l’ordre de la division le ; à l’ordre de l’armée le : .

Guerre d'Indochine Colonel pendant la guerre d'IndochineLarousse, 1982, II, ibid., il prend en décembre 1953 le commandement du camp retranché de Diên Biên Phu et résiste pendant , entre mars et mai 1954, avec les du corps expéditionnaire français en Indochine sous ses ordres, à l'assaut de cinq divisions du Việt Minh (soit environ )Bataille de Diên Biên Phu sous les ordres du général Võ Nguyên Giáp. Il est nommé général de brigade Larousse, 1982, II, 1858. au cours de la bataille et il est fait prisonnier à la chute du camp retranché le , dans l'après-midi.

Il est aperçu captif des forces armées du Viêt Minh dans le documentaire Vietnam- à 00:48:15 https://www.youtube.com/watch?v=NztdQtVFRt0 (1955), qui fut réalisé par le reporter de guerre soviétique Roman Karmen. Relâché après quatre mois de captivité, il rentre en France et réalise alors un rapport secret destiné à l'état-major de l'armée de terre, retraçant ce qui s'était passé à Diên Biên Phu.

Dernières années En tant que général de division, il commande en 1956 la stationnée en Allemagne fédérale.

En décembre 1959, il demande son placement en section du cadre des officiers généraux (réserve). Il gère alors une société de récupération.

thumb|285px|La tombe de Christian de La Croix de Castries au cimetière de Passy (division 10).

Il meurt le à Paris. Il est inhumé au cimetière de Passy (division 10).

Accusations de crimes de guerre en Allemagne en 1945 Lors de la prise de Freudenstadt, en Allemagne par les Alliés, les 16 et , selon le témoignage d’une doctoresse appelée au chevet des victimes, Claire Miot, La première armée française, Perrin, 2021, , au moins six cents femmes auraient été violées par les troupes françaises, dont une partie par des soldats marocains, auxquels se joignirent des prisonniers de guerre polonais libérés dans le secteur.

Les Allemands menèrent plus tard des enquêtes pour connaître les responsables qui avaient laissé les troupes se déchaîner de cette façon. La presse allemande accusa Christian de La Croix de Castries, d’avoir « autorisé ses spahis marocains à piller la ville et à violer les femmes. », Les excès qu'eurent à subir les habitants de Freudenstadt ne sont pas spécialement imputables aux troupes du général de Castries, Le Monde, 21 avril 1955, Giles MacDonogh, After the Reich: The Brutal History of the Allied Occupation, Basic Books, 2009, .

Il commandait alors un groupe d'escadrons du de spahis marocains, régiment blindé composé très majoritairement, contrairement aux régiments de tirailleurs, de soldats européens, comme tous les régiments de spahis pendant les campagnes d'Italie et de la LibérationAnthony Clayton cite des effectifs théoriques de 15% de soldats « indigènes » pour les régiments de spahis et de chasseurs d'Afrique pendant les campagnes d'Italie et de Libération, Anthony Clayton, Histoire de l'armée française en Afrique, 1830-1962, Albin Michel, 1994, .

Distinctions et décorations

(8 citations) (12 citations) 21 citations, dont 16 à l'ordre de l'arméePierre Journoud, Hugues Tertrais, Paroles de Dien Bien Phu: les survivants témoignent, Tallandier, 2004, .

Notes et références

Références bibliographiques Lucien Bodard, La Guerre d'Indochine, éditions Grasset, Paris, 1997, 1168 . Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire en 8 volumes, II, éditions Bordas, Paris, 1986 , 821. Dictionnaire encyclopédique en 10 volumes, Larousse, Paris, 1982, II , 1858.

Voir aussi Articles connexes

Maison de Castries Liens externes

Christian de Castries, in Encyclopædia Britannica

Catégorie:Militaire français de la guerre d'Indochine Catégorie:Militaire du corps expéditionnaire français en Italie Christian Catégorie:Comte français du XXe siècle Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École de cavalerie de Saumur Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Naissance en août 1902 Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en juillet 1991 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Passy Catégorie:Officier de Légion étrangère