vignette|Plaque commémorant le massacre de la cité de Vesoul et du Castrum Vesulium, en 1479.

Une plaque commémorative est généralement apposée sur un bâtiment, un monument, une façade, une fontaine, à l'intérieur d'une église, etc. Elle peut prendre la forme d'une pierre commémorative.

Son but est de perpétuer le souvenir d'un événement sur le lieu où il est survenu : naissance, vie ou décès d'une personne célèbre ; action d'éclat, fait d'armes ; commémoration, inauguration ; meurtre ou massacre de personnes.

Elle peut également rappeler brièvement, non pas un événement, mais l'histoire du lieu devant lequel elle est apposée ; dans ce cas elle joue un rôle de mémoire patrimoniale.

En France, l'article L. 451-3 du code de l'urbanisme assure la protection des plaques commémoratives lors d'une opération immobilière..

Photos de quelques plaques commémoratives Aux États-Unis

En France

En Irlande

Au Royaume-Uni

Aux Philippines

Dans d'autres pays

Plaque bleue

Une « plaque bleue » (« »). est un signe permanent installé sur un bâtiment pour commémorer un lien avec une personnalité y ayant vécu. Le nom provient du Royaume-Uni, Londres étant la première ville à avoir formalisé cette habitude dans les pays anglophones.. Le système existe dans presque tous ces pays, y compris en Australie. et aux États-Unis.

Le principe a été proposé pour la première fois en 1863, à la Chambre des communes, par William Ewart, membre du Parlement, et a obtenu un soutien immédiat. En 1866, la Société des Arts (qui devint plus tard la ) a fondé ce qui est connu aujourd'hui sous le nom de plaques bleues. Benjamin Franklin, David Garrick et Lord Nelson figurent parmi les premiers à avoir été ainsi honorés, mais la toute première plaque, érigée en 1867, a commémoré le séjour du poète Byron au 24 Holles Street, Cavendish Square, à Londres. Une autre plaque, en l'honneur de , a été posée la même année. C'est actuellement la plaque bleue la plus ancienne, car la maison de Lord Byron a été démolie en 1889..

Plaques commémoratives parisiennes

Sauf mention contraire, cette section concerne des plaques posées sur la façade d'édifices dans l'espace public, visibles depuis la rue.

Plaques officielles vignette|Plaques place Saint-Michel.

Des inscriptions commémoratives existaient avant la Révolution française. Le est créé le Comité des inscriptions parisiennes, chargé de répertorier les « « Un Atlas des plaques commémoratives pour sanctuariser la mémoire de Paris », paris.fr, 15 octobre 2025..

En 2009, Paris compte environ un millier de plaques commémoratives liées à l'Occupation allemande et à la Libération d', la moitié étant consacrée à ce second épisode historique. Elles sont souvent apposées à l'endroit où furent tués des résistants par les nazis. Elles sont fleuries chaque année le , par la mairie de Paris. De nouvelles continuent d'être inaugurées, par exemple après le décès d'anciens résistants : elles sont alors installées sur la façade de l'immeuble où ils vécurent, après autorisation du propriétaire du bâtiment et d'un vote au Conseil de Paris..

En 2001, la municipalité décide d'apposer devant les écoles qui existaient à l'époque de la Seconde Guerre mondiale pour rendre hommage aux parisiens juifs qui furent déportés durant cette période.

Plaques culturelles Selon un autre décompte réalisé en 2013, Paris compte rendant hommage à des résistants, déportés ou figures de la Seconde Guerre mondiale (800 selon un décompte de 2025). Elles font partie d'un ensemble de , d'entre elles étant considérées comme « culturelles » (lieu de naissance ou de mort d'une personnalité, artiste ou politique par exemple, ou site lié à une découverte)..

Elles sont inégalement réparties à travers la capitale, la majorité se trouvant dans les (plutôt des personnalités littéraires), (plutôt des militaires) et arrondissements (plutôt des artistes). Auteur d'un livre sur le sujet (voir bibliographie), Alain Dautria fait remarquer : . Par ailleurs, elles concernent surtout des hommes.

Elles sont posées soit à l'initiative d'associations ou d'entreprises, qui les financent après accord du préfet, soit plus généralement par les autorités municipales, de leur propre chef ou après suggestion d'un habitant ou d'un élu, après accord et rédaction du texte par la direction des affaires culturelles puis le Comité histoire de la ville de Paris. L'aval des copropriétés est enfin nécessaire pour procéder à l'installation des plaques sur les façades, qui a lieu après un ultime vote au Conseil de Paris. Rarement, il arrive que certaines soient volées voire officiellement retirées, explique 20 Minutes.

En 2025, la municipalité parisienne recense 2200 plaques et met en ligne un Atlas des plaques commémoratives parisiennesAtlas des plaques commémoratives parisiennes, consulté le 31 octobre 2025. Existent aussi des répertoires cartographiques spécifiques des lieux de mémoire parisiens liés à la PremièreMonument aux morts de la Grande Guerre, memorial14-18.paris.fr, consulté le 31 octobre 2025. et à la Seconde Guerre mondialePlaques commémoratives 1939-1945, opendata.paris.fr, consulté le 31 octobre 2025..

Plaques fantaisistes vignette|Plaque sur la façade du de la rue Laugier (vue en ).

Outre ces plaques « officielles », des plaques fantaisistes ont été apposées fin Carole Lefrançois, Télérama, du , des pages « Les Bruis de la ville », dans Sortir. ou en par deux artistes plasticiens.., Pierre-Évariste Douaire, qui déclarait en : , et S. Marc, qui, dans l'ouvrage Savoir dire OUI pour construire sa vie de la journaliste Alexie Lorca, publié en 2009, déclare :

Elles sont visibles sur les façades d'une quarantaine d'immeubles parisiens., La gazette du Canal, , hiver 2002/2003, , ... :

19, rue Alexandre-Parodi (plaque retirée avant 2008) 27, rue Laugier (plaque vue en )

20, rue du Banquier (plaque retirée avant 2012) 50-52, rue de Charenton (plaque vue en 2019) 43, rue de Clignancourt 14, rue Sidi-Brahim (plaque retirée avant 2012)

143, rue de Belleville (plaque retirée avant 2008) 9, rue Pérignon (plaque brisée en 2008) rue Saint-Sauveur, au coin de la rue Montorgueil (plaque retirée avant 2012)

7, rue Bonaparte (plaque retirée avant 2008) 25, rue Charlemagne (plaque retirée avant 2008) 6, rue Marcel-Duchamp (plaque retirée après 2012) 22, rue Mathis (plaque retirée avant 2012) rue Vivienne à l'angle de la rue des Petits-ChampsMiguel S. Ruiz, Dictionnaire des rues de Paris, . (plaque retirée avant 2008)

26, rue de la Chaise (plaque retirée avant 2008) 82, quai de Jemmapes (plaque retirée avant 2008) 47 bis, rue du Rocher (plaque retirée avant 2008) 160 rue Saint-Charles (plaque vue en ) rue Vercingétorix (plaque vue en )

32, avenue du Docteur-Arnold-Netter (plaque retirée après 2012) 3, place des Grès 46, rue Marcadet (plaque retirée après 2012) 54-56, rue Richer (plaque retirée avant 2008)

34, rue Guillaume-Tell (plaque vue en ) 17, rue du Jour (plaque retirée avant 2008) 37, rue de Turbigo (plaque retirée avant 2008)

Plaques commémoratives à l'Assemblée nationale vignette|gauche|Plaque en hommage à la députée communiste Marie-Claude Vaillant-Couturier. Il existe commémoratives à l'Assemblée nationale, apposées sur les sièges de l'hémicycle du palais Bourbon qu'occupaient les personnalités honorées . Cette pratique existe depuis 1920, initiée en hommage aux députés tués pendant la Première Guerre mondiale ; suivant la même logique, de nouvelles plaques sont installées après la Seconde Guerre mondiale, par exemple pour Georges Mandel. Il en existait alors 45. Aucune n'est ensuite posée jusqu'en 1994, date à partir de laquelle la pratique reprend, désormais pour honorer d'anciens députés ayant occupé des fonctions de premier plan, par exemple Jean Jaurès, Georges Clemenceau, Georges Pompidou, François Mitterrand, Pierre Mendès France, Léon Blum, Michel Debré, Jacques Chaban-Delmas ou encore Pierre Mauroy. La dernière a été inaugurée le en l'honneur de l'ancien président Jacques Chirac. Seules trois femmes ont été honorées par des plaques : Marie-Claude Vaillant-Couturier, Marie-Madeleine Dienesch et Rachel Lempereur, comptant parmi les premières députées élues en 1945..

Voir aussi Bibliographie Paris Préfecture de Paris, Les plaques commémoratives des rues de Paris, La Documentation française, étude réalisée par Michel Hénocq, , 1984, 224 pages . Alain Dautriat, Sur les murs de Paris : Guide des plaques commémoratives de la capitale, éditions L'Inventaire, 1999. . Garance Allaire, Paris sur Plaques. Treize promenades dans le Quartier latin, éd. L'Esprit du temps, 224 p. .

Liens externes

Articles connexes Colonne commémorative Stolpersteine Signalétique patrimoniale

Notes et références

Catégorie:Mémoire collective Catégorie:Équipement public