Les X 4300 sont des autorails bicaisses (comportant une motrice et une remorque), de la famille surnommée « caravelles », appartenant à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), qui les classifie dans les éléments automoteurs diesel (EAD). Ils ont circulé en service commercial sur le réseau ferroviaire français de 1963 à 2009. Depuis, outre un élément maintenu pour des essais, plusieurs chemins de fer touristiques ont conservé des exemplaires.

Histoire Mise en service Leur sortie dans les années 1960 leur donne droit à la livrée des autorails de l'époque, rouge et crème. L'aménagement intérieur est constitué de banquettes à cinq places de front en .

Construits en grande série, 151 exemplaires, ces engins marquèrent le début d'un renouvellement du parc automoteur à la SNCF. Ils ont par ailleurs donné naissance à une longue descendance avec les X 4500 (), les X 4630 (), les X 4750 (, avec la sous-série des X 4790 et des X 94750) et les X 4900 (). Ce sont l'ensemble de ces qui sont surnommées « Caravelles ».

Modernisation vignette|X 4300 modernisé en gare de Saint-Lazare. Dans les années 1980, leur confort ne supporte plus la comparaison avec celui de matériels récents et notamment les rames TGV et train Corail dont ils assurent la correspondance. Les critiques des usagers sont entendues et une remise à niveau est décidée.

La rénovation concerne les cabines de pilotage qui sont modifiées, avec un nouveau masque incliné, pour protéger le conducteur en cas de choc, et l'aménagement intérieur des espaces voyageurs. Des sièges individuels remplacent les banquettes et l'espace dévolu aux passagers augmente en passant de cinq à quatre places de front. La livrée extérieure est remise au goût du jour.

Le financement de ces aménagements lourds est assuré par la SNCF pour la partie technique - masque des cabines, motorisation, transmission, roulement...- et par des collectivités locales pour les sièges des salles voyageurs, ainsi que la mise en peinture de la caisse. Chaque entité régionale peut choisir sa couleur dans la palette proposée par la SNCF : bleu Isabelle, vert perroquet, rouge vermillon ou jaune lithos.

Finalement, cette modernisation apporte un confort mieux apprécié par la clientèle et un surcroit de sécurité pour les conducteurs avec l'aménagement des cabines de conduite. En revanche, l'opération alourdi les engins : de 36,2 à pour la motrice et de 23,4 à 27,5 pour la remorque. Leur motorisation déjà limitée, a encore perdu en capacité d'accélération, ce qui leur vaut d'avoir le surnom de « caravelle » transformé en « caramelle - mou » !

Fin de carrière Les X 4300 ne comptent plus d'éléments en service en 2009 à l'exception de l'X 4391, maintenu en utilisation spéciale pour essais ETCS. Quelques exemplaires ont été rachetés par des chemins de fer touristiques. Certains ont été vendus et exportés : on voit ainsi rouler en Roumanie des exemplaires non modernisés, dans leur livrée d'origine.

Caractéristiques Les X 4300 disposent d'un moteur SSCM-Poyaud six cylindres à plat placé sous la motrice. La transmission se fait au travers d'une boîte mécanique à huit vitesses. Leur puissance modeste de 295 kW a souvent limité cette série à des lignes au profil relativement plat, mais les bris de motorisation furent légion.

Services effectués Ces autorails ont été construits de 1963 à 1970 totalisant 151 exemplaires. Leur histoire, commune avec celle des X 4500 est détaillée sur la page Élément automoteur double.

Les années 2000 virent la fin des grandes révisions et le début des radiations massives, de nouvelles séries d'engins modernes faisant leur apparition, tels que les X 72500 ou X 73500.

Lignes desservies

Dépôts titulaires, Établissements Publics Régionaux Dépôts titulaires, Établissements Publics Régionaux : Évreux (dès 1964) Longueau (dès 1966) Lyon-Vaise (dès 1963) Marseille-Blancarde Metz-lès-Sablons (dès 1964) Montargis (dès 1965) Nantes (dès 1965) Nevers (par mutations à partir de 1985) Nice-Saint-Roch (dès 1963) Sotteville-lès-Rouen (avec 1 seul exemplaire au départ en 1970) Strasbourg (dès 1963) Tours-Saint-Pierre (dès )

Situation en décembre 1963 Lyon-Vaise (avec 8 engins) Nice-Saint-Roch (avec 7 engins) Strasbourg (avec 3 engins) Tours-Saint-Pierre (avec 3 engins) (soit un total de 21 engins en service)

Situation au 1er janvier 1966

Metz (15 engins) Évreux, Nantes-Blottereau (19 engins répartis entre ces deux dépôts) Montargis (10 engins)

(soit un total de 44 engins en service)

Situation au 31 juillet 1968

Metz (25 engins) Longueau (12 engins) Nantes-Blottereau, Évreux (29 engins répartis entre ces deux dépôts)

(soit un total de 66 engins en service)

Situation au 1er janvier 1970 Longueau (avec 45 engins) Metz-lès-Sablons (avec 28 engins) Sotteville-lès-Rouen, Nantes-Blottereau (avec 36 engins répartis entre ces deux dépôts) Tours-Saint-Pierre (avec 25 engins) (soit un total de 134 engins en service)

Situation au 1er janvier 1973

Metz-lès-Sablons (avec 46 engins) Longueau (avec 31 engins) Sotteville-lès-Rouen (avec 15 engins) Tours-Saint-Pierre (avec 55 engins)

(soit un total de 147 engins en service)

Situation au 1er janvier 1976

Metz-lès-Sablons (avec 72 engins) Longueau (avec 20 engins) Tours-Saint-Pierre (avec 53 engins)

(soit un total de 145 engins en service)

Situation au 1er janvier 1979

Metz-lès-Sablons (avec 87 engins en service) Tours - Saint-Pierre-des-Corps (58 engins en service)

(soit un total de 145 engins en service)

Situation au 1er janvier 1986 Metz-lès-Sablons (avec 91 engins) Nantes (avec 12 engins) Tours-Saint-Pierre-des-Corps (avec 42 engins) Nevers (avec 1 engin mutés de Tours-Saint-Pierre-des-Corps au mois de mars de cette année) (soit un total de 145 engins en service)

Situation au 1er janvier 1992

Metz-lès-Sablons (avec 88 engins repartis entre 71 non modernisés et 17 TER Champagne-Ardennes qui le sont lourdement) Tours - Saint-Pierre-des-Corps (avec 35 engins répartis entre 23 non modernisés et 12 TER Centre qui le sont lourdement) Nevers (21 engins non modernisés) (soit un total de 144 engins en service)

Situation au 1er janvier 1994

Metz-lès-Sablons (avec 91 engins répartis entre 67 non modernisés et 24 TER Champagne-Ardennes qui le sont lourdement) Tours - Saint-Pierre-des-Corps (avec 35 engins répartis entre 20 non modernisés, 12 TER Centre et 3 Pays de la Loire qui le sont lourdement) Nevers (avec 17 engins non modernisés) (soit un total de 143 engins en service)

Situation au 1er janvier 1998

Metz-lès-Sablons (avec 90 engins répartis entre 64 non modernisés, 26 TER Champagne-Ardennes qui le sont lourdement) Tours - Saint-Pierre-des-Corps (avec 30 engins répartis entre 14 non modernisés, 12 TER Centre et 4 Pays de la Loire qui le sont lourdement) Nevers (avec 16 engins non modernisés) (soit un total de 136 engins en service)

Situation au 1er janvier 2003

Metz-lès-Sablons (avec 83 engins répartis entre 57 non modernisés et 26 TER Champagne-Ardennes qui le sont lourdement) Tours - Saint-Pierre-des-Corps (avec 17 engins répartis entre 1 non modernisé, 12 TER Centre et 4 Pays de la Loire qui le sont lourdement) Nevers (avec 13 engins non modernisés)

(soit un total de 113 engins en service)

Situation au 1er janvier 2006

Metz-lès-Sablons (avec 54 engins en service répartis entre 2 non modernisés, les Activités Régionales 6 TER Alsace, 22 TER Lorraine et 26 Champagne-Ardennes qui le sont lourdement) Tours - Saint-Pierre-des-Corps (avec 15 engins en service répartis entre les Activités Régionales 8 TER Centre et 7 Pays de la Loire en modernisation lourde) Nevers (avec 10 engins de l’Activité Régionale TER Bourgogne en modernisation lourde)

(soit un total de 79 engins en service)

En 2008, il n'y a plus que le dépôt de Tours-Saint-Pierre qui possède cette série d'engins, avec 6 exemplaires en service.

Situation en juillet 2011

Motrices Mise en service Radiation Livrée Dépôts Baptême (Date) Activité4301RougeNevers//4302RougeMetz//4303RougeNevers//4304RougeMetz//4305RougeMetz//4306RougeMetz//4307RougeNevers//4308RougeNevers//4309RougeNevers//4310RougeNevers//4311RougeMetz//4312RougeTours-St-Pierre//4313RougeMetz//4314RougeNevers//4315RougeTours-St-Pierre//4316RougeNevers//4317RougeMetz//4318RougeMetz//4319RougeMetz//4320RougeMetz//4321RougeMetz//4322RougeMetz//4323RougeMetz//4324RougeMetz//4325RougeMetz/Vendue en Roumanie4326RougeMetz/Vendue en Roumanie4327RougeMetz//4328RougeMetz//4329RougeNevers//4330RougeNevers//4331RougeMetz//4332RougeMetz//4333RougeMetz//4334RougeNevers//4335RougeMetz//4336RougeNevers//4337RougeNevers/Vendue en Roumanie4338RougeMetz//4339RougeMetz//4340RougeNevers/Vendue en Roumanie4341RougeMetz//4342RougeMetz//4343RougeMetz//4344RougeMetz//4345RougeNevers/Vendue au CFV3V4346BleuEpernay/Vendue en Roumanie4347RougeLongueau//4348RougeMetz//4349BleuEpernay//4350RougeMetz//4351Devenue 4624 (02/04/1973)Rouge///4352RougeMetz//4353RougeMetz//4354RougeMetz//4355RougeMetz//4356RougeMetz/Vendue en Roumanie4357RougeMetz/Vendue en Roumanie4358BleuEpernay//4359RougeMetz/Vendue en Roumanie4360BleuTours-St-Pierre//4361RougeMetz//4362RougeTours-St-Pierre//4363RougeMetz//4364BleuEpernayRevin ()/4365Devenue X AS 2061Rouge///4366BleuEpernay/Vendue en Roumanie4367RougeMetz/Vendue au CFV3V4368BleuEpernay/Vendue en Roumanie4369BleuEpernay//4370BleuTours-St-Pierre//4371Devenue 4625 (13/09/1973)Rouge///4372BleuTours-St-Pierre//4373BleuMetz//4374RougeMetz//4375RougeNevers//4376BleuEpernay//4377BleuEpernay//4378BleuEpernay//4379RougeMetz//4380RougeMetz//4381BleuEpernay//4382Devenue 4626 (06/06/1975)Rouge///4383RougeMetz//4384BleuEpernay/Vendue en Roumanie4385RougeLongueau//4386RougeNevers//4387RougeMetz/Vendue en Roumanie4388BleuEpernay/Vendue en Roumanie4389BleuEpernay/Vendue en Roumanie4390RougeMetz//43911 juillet 2020Bleu/Agence d'Essai Ferroviaire4392BleuEpernay//4393BleuTours-St-Pierre//4394RougeMetz/Vendue en Roumanie4395RougeMetz/Vendue au TTDA4396RougeNevers//4397RougeNevers/Vendue en Roumanie4398RougeMetz//4399RougeMetz//4400BleuTours-St-Pierre/Vendue en Roumanie4401RougeMetz//4402BleuTours-St-Pierre/Vendue en Roumanie4403BleuTours-St-Pierre//4404RougeMetz//4405RougeMetz//4406BleuEpernay//4407BleuTours-St-Pierre//4408BleuMetz//4409RougeMetz//4410RougeMetz/Vendue en Roumanie4411BleuMetz//4412BleuEpernay//4413RougeNevers/Vendue en Roumanie4414RougeMetz//4415RougeMetz/Vendue en Roumanie4416RougeMetz//4417RougeMetz/Vendue en Roumanie4418RougeMetz//4419RougeMetz//4420RougeMetz/Vendue en Roumanie4421RougeMetz//4422RougeMetz//4423RougeMetz//4424RougeMetz/Vendue en Roumanie4425RougeMetz//4426RougeNevers//4427RougeMetz/Vendue en Roumanie4428RougeMetz/Vendue en Roumanie4429RougeNevers//4430RougeMetz//4431RougeNevers//4432BleuEpernay//4433BleuEpernay//4434BleuEpernay//4435BleuTours-St-Pierre//4436BleuEpernay//4437BleuTours-St-Pierre/Vendue en Roumanie4438BleuTours-St-Pierre//4439BleuEpernay//4440BleuTours-St-Pierre//4441BleuTours-St-Pierre//4442BleuTours-St-Pierre/Vendue en Roumanie4443BleuEpernay//4444BleuTours-St-Pierre/Vendue en Roumanie4445RougeMetz//4446RougeMetz/Vendue en Roumanie4447RougeMetz//4448RougeMetz//4449RougeMetz//4450RougeMetz/Vendue en Roumanie4451RougeMetz//

Engins conservés

X 4345 : vendu (1999) au CFV3V à Mariembourg (Belgique) puis revendu à un opérateur privé en Roumanie en . X 4367 : vendu (1999) au CFV3V à Mariembourg (Belgique) puis revendu à un opérateur privé en Roumanie en . X 4395 : vendu à l’association Train Thur Doller Alsace en . Jusqu’à 2017, l’association le fait circuler en tant que train touristique sur le réseau SNCF, cumulant parcourus en dix ans. En , l’association l’achemine par camion à Burnhaupt, où il circule depuis sur la ligne Cernay-Sentheim.

Engins accidentés La série a connu deux radiations dues à des accidents (plus de détails dans la Liste des accidents ferroviaires en France) :