La bataille de Fleurus a lieu le pendant la guerre de la Première Coalition entre les coalisés (Royaume-Uni, Saint-Empire, électorat de Brunswick-Lunebourg) et la France.. L'armée révolutionnaire française remporte une bataille décisive à Fleurus, entre Charleroi et Namur, dans les Pays-Bas autrichiens (Belgique actuelle).
Les coalisés, commandés par le prince de Saxe-Cobourg, ont pour objectif de lever le siège de Charleroi, ignorant que la ville a accepté une reddition secrète la veille. Organisés en cinq colonnes, ils frappent simultanément les forces françaises déployées en arc de cercle autour de Charleroi et appuyées à ses deux extrémités sur la Sambre.
Déroulement La gauche française recule d'abord à travers le bois de Monceau jusqu'à Marchienne, mais là, les Impériaux, s'apercevant de la prise de Charleroi, hésitent. Kléber en profite pour les faire charger par ses troupes et les forcer à reculer.
Morlot, au centre, se replie sur Gosselies, tandis que Championnet doit abandonner Heppignies. Mais Jourdan amène des renforts et fait reprendre ce dernier village.
Le général de l'Armée impériale Beaulieu, qui l'a compris, arrive avec une nouvelle colonne ; mais Jourdan fait donner les réserves, et les Français, après les plus grands efforts, restent maîtres du village de Lambusart. Ainsi partout le combat s'est rétabli : la fin du jour approche. Beaulieu, apprenant, lui aussi, la prise de Charleroi, recule, et Cobourg se décide à ordonner une retraite générale sur Bruxelles.
La bataille eut lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu.
Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite dans le Saint-Empire romain germanique. Les Impériaux perdent définitivement le contrôle de cette région. Les Français prennent Bruxelles () et Anvers () alors que le corps expéditionnaire anglais est rembarqué. La dernière bataille sur le territoire de l'actuelle Belgique se déroulera à Sprimont le .
Première utilisation militaire d'un ballon d'observation vignette|gauche|La Compagnie d'aérostiers transporte le ballon à Fleurus. Cette bataille voit la première utilisation militaire d'un ballon d'observation dans l'histoire de l'aérostation. À bord du ballon à gaz L'Entreprenant le capitaine de la compagnie d'aérostiers Coutelle et un officier peuvent ainsi observer le dispositif des coalisés. Pour que les observations soient transmises rapidement on utilise des pavillons du code de signalisation maritime, ou bien des feuilles de papier annotées transmises au sol dans un petit sac en cuir glissant le long d'un câble. La présence de ce ballon espion affecta surtout le moral des coalisés..
Caractéristiques du ballon
Le ballon a une forme parfaitement sphérique d'un diamètre d'environ , pour une capacité de d'hydrogène ().. L'enveloppe est imperméabilisée par un vernis à base de caoutchouc naturel développé par Jean-Marie-Joseph Coutelle et Nicolas-Jacques Conté ; ce vernis permettra à L'Entreprenant de rester deux mois entiers plein de gaz à l'armée de Sambre-et-Meuse.. Le ballon peut élever une nacelle occupée par deux hommes et atteindre l'altitude de , mais en pratique, il suffit qu'il atteigne 250 à pour être opérationnel.
Lieu d'observation durant la bataille
Le ballon s'est élevé à Jumet, sur le plateau occupé actuellement par le dépôt du TEC Charleroi et l'extrémité ouest de la piste de l'aéroport de Gosselies. C'est là aussi que se trouvait l'état-major. du général français Jourdan et les représentants du Peuple Guyton de Morveau, Gillet et Saint-Just, Moulin en bois et non en pierre comme figuré à tort sur les aquarelles de F. de Myrbach, illustrant certaines scènes de la bataille. construit à l'altitude approximative de 180 mètres..
Ordre de bataille de l'armée française le 20 juin
L'armée française est forte de , moins les de la division Muller qui ne participent pas à la bataille.
Aile droite
Elle est commandée par le général Marceau et est composée des : division Marceau (brigades Lorge et Hardy) forte de hommes ; division Mayer (brigades Prestat et Lecourbe) forte de hommes.
Cette aile avait sa droite au niveau de Auvelais et du bois de Copiaux en s'appuyant sur la Sambre et avait sa gauche aux alentours du Campinaire (proche de Lambusart). Les avant-gardes occupaient Wanfercée-Baulet et Velaine.
Centre
Le centre de l'armée est composé de trois divisions : division Lefebvre (brigades : Leval, Jacopin et Sultzmann) pour une force de . Cette division était rattachée à celle de Marceau au Campinaire (sur sa droite donc) et sa gauche était à Wagnelée. Son avant-garde était à Fleurus ; division Championnet (brigades : Legrand, Grenier et Lerivint) pour une force de hommes. Cette division avait sa droite à Wagnelée et sa gauche aux alentours d'Heppignies. Son avant-garde tenait Mellet et Saint-Fiacre ; division Morlot (brigades : Olivier et Simon) pour une force de . Cette division avait sa droite en avant de Gosselies et sa gauche en avant de Thiméon.
Réserves du centre
réserve d'infanterie Hatry composée des brigades Chapsal et Bonnet pour une force de , positionnée en retrait du centre à Ransart. division de cavalerie Dubois composée des brigades Soland et d’Hautpoul pour une force de . Elle est positionnée elle aussi à Ransart.
Aile gauche
Elle est composée de trois divisions, dont une, la division Muller, n’est pas présente le jour de la bataille car envoyée en renfort au général Schérer pour défendre la Sambre jusqu'à Maubeuge : division Kléber (brigades : Duhesme, Fusier et Schlachter) pour une force de . Cette division est positionnée sur sa droite aux alentours de Gosselies et sur sa gauche sur les hauteurs en avant de Jumet, formant une seconde ligne de l'aile gauche ; division Montaigu (brigades : Richard, Poncet et Boisset) pour une force de . La droite de cette division est située à Piéton, son centre à Trazegnies et sa gauche aux alentours du bois de Monceau (Monceau-sur-Sambre) et de Forchies ; division Muller (brigades : Ransonnet et Chevalier) forte de ; cette division ne participe pas à la bataille.
Réserve de gauche Brigade Daurier forte de , positionnée à Fontaine-l'Évêque, Leernes et Wespe.
Les pertes D'après Jean-de-Dieu Soult, français ont été mis hors combat tandis que les coalisés ont laissé . Les chiffres donnés par Soult paraissent crédibles, ce dernier était présent sur le champ de bataille et précise que la bataille a duré quinze heures. D'après Waldeck, ils ont perdu , dont les de la garnison de Charleroi. Le , l'état des pertes est dressé au quartier général de Cobourg, à Waterloo ; le bilan des troupes impériales à Fleurus est de 208 morts, , 361 prisonniers, un mortier, 3 caissons et un étendard. Selon l'historien Victor César Eugène Dupuis, les Hollandais ont probablement perdu environ 700 hommes..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes Jumet
Liens externes Le ballon d'observations en 1794 sur carnetdevol.org La bataille de Fleurus 1794 sur amicalechamboranthussards.fr La bataille de Fleurus 1794 sur revolution.1789.free.fr
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