Un prince à New York (Coming to America) est un film américain réalisé par John Landis, sorti en 1988.
Eddie Murphy y incarne un prince africain venant s'installer à New York. Pour la première fois de sa carrière, l'acteur incarne par ailleurs plusieurs autres personnages, ce qu'il réitèrera par la suite dans d'autres films. Un prince à New York reçoit des critiques partagées à sa sortie. En revanche, c'est un total succès commercial dans le monde. Une suite, Un prince à New York 2, est sortie en 2021.
Le film débute alors qu'Akeem doit se marier à une femme qu'il n'a jamais vue auparavant, selon la tradition de la maison royale. Le prince décide de rompre avec la tradition et va chercher l'amour de sa vie aux États-Unis. S'installant à New York, il fait croire qu'il est un homme pauvre afin de trouver une femme qui soit véritablement attirée par lui et non par sa richesse et son pouvoir.
Synopsis
Dans la riche nation africaine de Zamunda, le prince héritier Akeem Joffer se lasse de son style de vie choyé à son anniversaire et souhaite en faire plus par lui-même. Lorsque ses parents, le roi Jaffe et la reine Aoleon, lui présentent une future mariée arrangée, Akeem passe à l'action. À la recherche d'une femme indépendante qui l'aimera pour lui-même et non pour son statut social, Akeem et son meilleur ami/assistant personnel, Semmi, se rendent dans le quartier new-yorkais du Queens et louent une chambre dans un immeuble sordide dans le quartier de Long Island. Ils s’y font passer pour des étudiants africains désargentés.
Commençant leurs recherches d'une future épouse pour le Prince Akeem dans les bars, ils vont de déception en déception. Ils finissent par être incités par des habitants à se rendre à un rassemblement pour collecter des fonds pour rénover le quartier. Lors du rallye, Akeem aperçoit Lisa McDowell, qui le subjugue car elle possède toutes les qualités qu'il recherche chez une femme. Ainsi, sur son insistance, lui et Semmi obtiennent des emplois d'entrée de gamme dans le restaurant de restauration rapide local appelé McDowell's, une imitation de McDonald's appartenant au veuf Cleo McDowell, père de Lisa.
Les tentatives d'Akeem pour gagner l'amour de Lisa sont compliquées par le petit ami de Lisa, le paresseux et odieux Darryl Jenks, dont le père possède la société Soul Glo (une gamme de produits coiffants destinée aux Afro-Américains) mais aussi par la méconnaissance de la vie ordinaire par le prince. Après que Darryl a annoncé leurs fiançailles - sans le consentement de Lisa - à leurs familles, Lisa se fâche et commence à sortir avec Akeem, qui prétend qu'il vient d'une famille de pauvres éleveurs de chèvres.
Pendant ce temps, bien qu'Akeem prospère grâce au travail acharné et à l'apprentissage de la vie des gens simples, Semmi n'est pas à l'aise de vivre dans des conditions aussi misérables. Après qu'un dîner avec Lisa est contrecarré lorsque Semmi meuble leur appartement avec un bain à remous et d'autres objets de luxe, Akeem confisque son argent et en fait don à deux sans-abri. Semmi envoie un télégraphe au roi Jaffe pour plus d'argent, incitant les Joffers à se rendre dans le Queens pour le retrouver, inquiets de voir la tournure des événements.
Cleo désapprouve initialement Akeem, car il pense qu'il est pauvre et donc pas assez bien pour sa fille. Il devient extatique lorsqu'il découvre qu'Akeem est en fait un prince extrêmement riche, à la suite de la venue du roi en personne dans son fast-food. Quand Akeem découvre que ses parents sont arrivés à New York, lui et Lisa se rendent à la résidence McDowell là où Cleo les accueille. Après que le lien de Cleo avec Akeem soit ruiné par l'arrivée inattendue de l'entourage de Zamunda, Lisa se met plus tard en colère et est confuse qu'Akeem lui ait menti sur son identité. Akeem explique qu'il voulait qu'elle l'aime pour qui il est, proposant même de renoncer à son trône, mais Lisa, toujours blessée et en colère, refuse de l'épouser. Découragé, Akeem se résigne au mariage arrangé, mais alors qu'ils partent, Jaffe est réprimandé par Aoleon pour s'être accroché à des traditions dépassées au lieu de penser au bonheur de leur fils.
Lors du cortège nuptial, Akeem, le cœur toujours brisé, a la surprise de découvrir lorsqu’il soulève le voile de tulle de la mariée que c’est Lisa elle-même qui a changé d’avis. Après la cérémonie, ils montent joyeusement dans une calèche sous les acclamations des Zamundans. Témoin d'une telle splendeur, Lisa est à la fois surprise et touchée par le fait qu'Akeem y aurait renoncé rien que pour elle. Akeem propose à nouveau d'abdiquer si elle ne veut pas de cette vie, mais Lisa refuse sur le ton de la plaisanterie.
Fiche technique
Titre français : Un prince à New York Titre original : Réalisation : John Landis Scénario : et , d'après une histoire d'Eddie Murphy Musique : Nile Rodgers Photographie : et Montage : Malcolm Campbell et Décors : Richard MacDonald Chorégraphies : Paula Abdul Maquillages : Rick Baker Costumes : Deborah Nadoolman Production : , Robert D. Wachs, David Sosna, et Société de production : Eddie Murphy Productions Société de distribution : Paramount Pictures (États-Unis), United International Pictures (France) Pays d'origine : Langue originale : anglais Budget : Format : couleurs (Technicolor) - 1,85:1 - - Dolby Genre : comédie romantique Durée : 116 minutes Dates de sortie : États-Unis : France :
Distribution Eddie Murphy : le prince Akeem / Clarence / Randy Watson / Saul Arsenio Hall : Semmi / Morris / le révérend Brown* / la fille du bar* James Earl Jones : le roi Jaffe Joffer John Amos : Cleo McDowell Madge Sinclair : la reine Aoleon Shari Headley : Lisa McDowell : Oha Eriq La Salle : Darryl Jenks Frankie Faison : le Propriétaire de l'immeuble à logement Vanessa Bell Calloway : Imani Izzi Louie Anderson : Maurice : Patricia McDowell Sheila Johnson : une invitée d'honneur Vondie Curtis-Hall : le vendeur lors de la partie de basket-ball Garcelle Beauvais : une 'Porte Pétales' Calvin Lockhart : le colonel Izzi Samuel L. Jackson : le braqueur du McDowell's Don Ameche : Mortimer Duke Ralph Bellamy : Randolph Duke Clint Smith : Sweets Cuba Gooding Jr. : un client du salon de coiffure Helen Hanft : une femme dans le métro Tobe Hooper : un invité à la fête (caméo) Michael Tadross ; le chauffeur de taxi (caméo) *Ces deux personnages sont doublés en français par Med Hondo.
Production Genèse et développement En 1982, Art Buchwald écrit un premier traitement de scénario, intitulé It's a Crude, Crude World (plus tard King for a Day). Il présente ensuite l'idée à Jeffrey Katzenberg de Paramount avec l'intention d'en faire un film avec Eddie Murphy, alors sous contrat avec le studio. Paramount met une option sur ce premier traitement en 1983. Plusieurs scénaristes se succèdent à l'écriture et John Landis est engagé comme réalisateur. Paramount abandonne le film en . Le projet est alors repris par Warner Bros. À l'été 1987, la Paramount développe un nouveau projet basé sur une histoire imaginée par Eddie Murphy. L'acteur-humoriste fait alors à nouveau appel à John Landis, qui l'avait dirigé dans Un fauteuil pour deux (1983)http://www.degenevieve.com/files/Buchwald%20v%20Paramount.pdf Buchwald v. Paramount, pp.18.
Attribution des rôles Pour la première fois de sa carrière, Eddie Murphy incarne plusieurs personnages différents en plus du personnage principal : le chanteur soul Randy Watson, Saul (le client juif blanc du barbershop) et enfin Clarence, propriétaire du barbershop. Cela deviendra ensuite une « marque de fabrique » qu'il réitèrera dans Un vampire à Brooklyn (1995), Le Professeur foldingue (1996), La Famille foldingue (2000) et Norbit (2007). Selon John Landis, Eddie Murphy a voulu jouer un juif blanc pour rappeler les comédiens humoristes juifs qui avaient recours aux blackfaces dans les années 1900.
Sidney Poitier est initialement envisagé pour le rôle du roi Jaffe Joffer. Le rôle reviendra finalement à James Earl Jones. Le rôle de Lisa McDowell a quant à lui été proposé à Vanessa Lynn Williams.
John Landis voulait que Paul Gleason reprenne son rôle de Clarence Beeks de Un fauteuil pour deux, mais l'acteur est alors occupé par le tournage de Piège de cristal (1988).
Apparaissent Samuel L. Jackson (l'homme du hold-up), Cuba Gooding Jr. (l'homme qui se fait faire une coupe de cheveux) et Eriq La Salle le fabricant de produit pour cheveux prétendant de Lisa.
Tournage Le tournage a lieu de janvier à . Il se déroule à Los Angeles (notamment les Paramount Studios), dans le Big Sky Movie Ranch de Simi Valley et à New York (Brooklyn, Elmhurst, Manhattan, Park Avenue, aéroport international de New York - John-F.-Kennedy, ...).
Les maquillages sont réalisés par Rick Baker. Pour tester celui du personnage de Saul (un juif blanc), Eddie Murphy se balade dans les studios Paramount et personne ne le reconnait.
Le tournage est marqué par de nombreux désaccords et altercations entre John Landis et Eddie Murphy. Ils avaient auparavant collaboré dans Un fauteuil pour deux (1983), alors que l'acteur débutait sa carrière. Le réalisateur déclarera plus tard en interview : Malgré cela, les deux hommes travailleront à nouveau ensemble pour Le Flic de Beverly Hills 3 (1994).
Bande originale
La musique du film est composée par Nile Rodgers. L'album commercialisé par Atco Records ne contient cependant que des chansons pop rock. Plusieurs titres de l'album sont édités en singles : Coming to America, Better Late Than Never et Come into My Life. On retrouve également Comin' Correct du groupe de rap féminin J.J. Fad et écrite par les membres de NWA.
Liste des titresVarious – Coming To America (Original Motion Picture Soundtrack) - Discogs Coming to America — The System (3:49) Better Late Than Never — The Cover Girls (4:02) All Dressed Up (Ready to Hit the Town) — (4:50) I Like It Like That — Michael Rodgers (4:01) That's the Way It Is — Mel and Kim (3:25) Addicted to You — (3:54) Comin' Correct — J.J. Fad (3:56) Livin' the Good Life — Sister Sledge (3:46) Transparent — Nona Hendryx (3:50) Come into My Life — Laura Branigan & Joe Esposito (4:39)
Autres chansons présentes dans le film The Greatest Love Of All, interprété par Randy Watson (Eddie Murphy) et son groupe fictif Sexual Chocolate I Got It, interprété par Eddie Murphy Mbube (Wimoweh), interprété par Ladysmith Black Mambazo Ooo Baby Baby, interprété par Smokey Robinson & The Miracles Pride And Joy, interprété par Marvin Gaye To Be Loved, interprété par Jackie Wilson You're A Wonderful One, interprété par Marvin Gaye Transparent, interprété par Nona Hendryx
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Le film reçoit des critiques partagées mais assez positives. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 67% d'opinions favorables pour 45 critiques et une note moyenne de . Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de pour 16 critiques.
Côté box-office, le film est un immense succès commercial. Produit pour 28 millions de dollars, il rapporte dont sur le sol américain. Il est le meilleur film au box-office 1988 au Canada et aux États-Unis. En France, il attire en salles. Il s'agit du meilleur résultat au box-office France 1988.
Distinctions Source : Internet Movie Database Récompenses Goldene Leinwand 1988 NAACP Image Awards 1988 : meilleur film BMI Film and TV Awards 1989 : BMI Film Music Award pour Nile Rodgers American Comedy Awards 1989 : acteur le plus drôle dans un second rôle pour Arsenio Hall
Nominations Oscars 1989 : meilleurs costumes pour Deborah Nadoolman et du meilleurs maquillages pour Rick Baker Kids' Choice Awards 1989 : meilleur acteur pour Eddie Murphy
Commentaires Clins d'œil