Le d’infanterie coloniale est une unité de l'armée de terre française créée le , à Cherbourg sous le nom de d'infanterie de marine par dédoublement du d'infanterie de marine. Il combat pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Indochine.

Création et différentes dénominations Le : création, à Cherbourg, du d'infanterie de marine par dédoublement du d'infanterie de marine. C'est pour cela que son drapeau porte les inscriptions, Bomarsund 1854, Pei-Ho 1860, Puebla 1863, Sontay 1883.

Chefs de corps - : colonel Lalubin - : colonel Roulet 12 - : colonel Dhers - : lieutenant-colonel Lofler (mort sur le front) - : colonel Maroix - : colonel Cluzeau colonel Jean-Marie Frédéric Eugène Ronde Mort pour la France à l'hôpital militaire Desgenettes à Lyon 2e arrondissement le 14 mai 1919, de maladie contractée en service 1940 - Campagne de France : colonel Henry Le Bris

Garnisons : le d'infanterie de marine prend l'appellation de d'infanterie coloniale ; il prend garnison à Lyon en 1912. En 1914 : casernement à Lyon, appartenant à la coloniale ; Division Coloniale. Il s’illustre lors de la Première Guerre mondiale pendant laquelle il perd dont 238 officiers. Cité trois fois à l’ordre de l’armée, il obtient le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918.

Première Guerre mondiale Rattachements d'infanterie d' à

Historique 1914 3, 4 et : Vosges : Bataille du col de la Chipotte Larifontaine (Jeanménil) Bataille de Morhange Bataille de Sarrebourg

1915 Juillet, août : Opérations en Argonne 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, Souain

1916 Bataille de la Somme Juillet : Barleux, Belloy-en-Santerre

1917 Avril-mai : Le Chemin des Dames : Verdun : Les Chambrettes

1918 12-, : Mailly-Raineval Les Éparges 7- : Hauts-de-Meuse

Seconde Guerre mondiale Bataille de France (1940) vignette|Tirailleurs du capturé par les Allemands en mai 1940. Dissout en 1924, le RIC est hâtivement recréé à Bourges en 1939 avec des éléments de réserve. Il est renforcé en par les , et de tirailleurs sénégalais et devient le régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais (5 RICMS). Il est sous le commandement du colonel Henry Le Bris.

Les tirailleurs sont des réservistes âgés et les cadres n'ont pas l'expérience du commandement de troupes africaines. La cohésion de l'unité reste limitée car les soldats de différentes origines n'ont pas eu beaucoup de temps pour s'entraîner ensemble.

Engagé dans la campagne de France à partir du avec (dont plus d'un tiers d'européens), il combat vaillamment. Le régiment est cependant le lieu de défaillance. Les tirailleurs fuient souvent vers l'arrière, soit après l'abandon de poste par les soldats et officiers européens, soit après la mise hors de combat de leur officier.

Le , le bataillon est encerclé par les blindés de la 8. Panzerdivision à Tilloy-et-Bellay. Les Allemands massacrent une dizaine de prisonniers, retrouvés brûlés et pendus à des arbres. Le les 680 survivants, sans munitions, sont contraints de se rendre. Les troupes allemandes accordent aux officiers le droit de conserver leurs armes et rend les honneurs militaires aux débris du régiment.

Après-guerre Le RIC renaît le à Ceylan, par changement d’appellation du Corps Léger d'Intervention (CLI) créé à Alger en 1943. Il participe à la reconquête de l’Indochine française et reçoit sa quatrième citation à l’ordre de l’armée avant d’être de nouveau dissout le . Le , le parachutiste d’infanterie coloniale reçoit la garde du drapeau du RIC.

Le , le bataillon de marche d’Afrique devient le bataillon de marche du d’infanterie coloniale et rejoint l’Indochine avant de devenir le le d’infanterie coloniale.

Le , le interarmes d'outre-mer est créé. Il hérite des traditions et de l’emblème du d’infanterie coloniale.

Traditions La fête des troupes de marine Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de BAZEILLES. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les et le .

« Et au Nom de Dieu, vive la coloniale » Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Devise

Insigne

Drapeau Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeauDécision du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007:

Bomarsund 1854 Pei-Ho 1860 Puebla 1863 Sontay 1883 Loraine 1914 Champagne 1915 La Somme 1916 Picardie 1918 Indochine 1945-1946-1953-1955

Décorations Sa cravate s'orne de la croix de guerre 1914-1918 trois palmes et de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec 1 palme et des décorations octroyées par le roi du Laos, l'Ordre du Million d'Éléphants et du parasol blanc et la médaille de bronze du règne.

Chant

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment

Personnalités ayant servi au sein du régiment Louis Oubre (1885-1942), résistant français, Compagnon de la Libération. Pierre Anthonioz (1913-1996), grand-croix de la Légion d'honneur, militaire puis diplomate. Chef de section de mitrailleuses au RICMS lors de la bataille de France, il est grièvement blessé aux deux bras et à la jambe gauche à La Croix-en-Champagne le .

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Sources et bibliographie Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : , n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.

, .

Articles connexes Troupes de marine Bataillon de marche Régiment de marche

Liens externes Photo du RIC en 1908.

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