Le d'infanterie coloniale était une unité de l'armée de terre française. Il est créé en 1890 au sein des troupes de marine, devenues en 1900 troupes coloniales. Caserné en France, il combat pendant la Première Guerre mondiale. Recréé une première fois en 1939 puis une seconde fois en 1944, il combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Il rejoint ensuite l'Indochine dans la guerre entre 1945 et 1955.

En 1958, ses traditions sont reprises par le interarmes d'outre-mer, qui stationne dans plusieurs pays d'Afrique alliés à la France, régiment qui devient le d'infanterie de marine en 1975.

Création et différentes dénominations

, création à Brest, du d'infanterie de marine ( RIM) , il prend l'appellation de d'infanterie coloniale ( RIC). , le RIC est dissous. , le régiment est reconstitué à Dreux et Nogent-le-Rotrou , le régiment devient le régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais (RICMS), après renforts de tirailleurs sénégalais. , le régiment est dissous. , le de tirailleurs sénégalais change d'appellation et devient le RIC. , nouvelle dissolution du régiment , création du interarmes d'outre-mer par changement d'appellation du régiment colonial interarmes. , dissolution du RIAOM qui donne naissance au d'infanterie de marine, le .

Chefs de corps … 1908 : Colonel Pineau … ? - : Marie Dominique Augustin Gustave Grimaud Marie Dominique Augustin Gustave Grimaud sur Mémoire des Hommes (†) … 1940 : colonel Aubugeau ... Oct. 1944 - Oct. 1945 : colonel Raoul Salan 1946 : colonel Arnal. 1946: colonel Louis Dessert Colonel DESSERT Louis commandant le 6° Régiment d'Infanterie Coloniale tué à Thanh-Hung le 20 janvier 1946; dossier de la legion d'honneur: http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH050/PG/FRDAFAN83_OL0759015v001.htm ... ... ... ... 1960 - 1963 : colonel Marcel Bigeard 1969 - 1971 : lieutenant-colonel Gilbert Gagneaux Journal officiel de la République française: Lois et décrets, 1972, p. 8494; https://jboulbin.wordpress.com/2007/06/03/tchad-1968-1972/ 1967/1969 colonel Pierre Saint Macary: Table du Bulletin Officiel - Pagina 570 books.google.it › books 1969 · Visualizzazione snippet Sabatier (Roger), Nîmes (Gard). Saint-Macary (Pierre), lieutenant-colonel, 6° R. I. , A. O. M. Fort-Lamy (Tchad). ...1971-1972 : chef de bataillon Alain Louis Marcel Le Puloch Alain Louis Marcel LE PULOCH Mort pour la France le 18-02-1972 (Am Dagachi, Tchad) Né(e) le/en 26-12-1932 à Paris arrondissement (75 - Paris (ex Seine), France) 39 ans, 1 mois et 22 jours Carrière Statut militaire Grade chef de bataillon Unité régiment interarmées d'Outre-Mer ( RIAOM) Mention Mort pour la France Opération LANGUEDOC Conflit Tchad Cause du décès action de combat https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/opex_1963_2013/detail_fiche.php?ref=1650024&debut=0 ... ... ... ...

Historique

Avant 1914 Le , création à Brest, du d'infanterie de marine ( RIMA), par dédoublement du d'infanterie de marine. Le , il prend l'appellation de d'infanterie coloniale ( RIC)..

La Première Guerre mondiale En 1914 : casernement à Lyon ; coloniale ; coloniale

Rattachements : d'infanterie d' à d'infanterie coloniale du à

1914

3, 4 et : Vosges : Bataille du col de la Chipotte Larifontaine Bataille de Morhange Bataille de Sarrebourg

1915 : il est rattaché à la Division d'Infanterie Coloniale Juillet, août : opérations en Argonne 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne Bois Guillaume II, Souain, Retranchement des Vandales

1916 Bataille de la Somme Juillet : Barleux, Belloy-en-Santerre

1917 Avril-mai : Chemin des Dames : Verdun : Les Chambrettes thumb|right|120px|La fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire reçu le 25/12/1919

1918 12-, : Mailly-Raineval Les Éparges 7- : Hauts-de-Meuse

D' à 1917, le bataillon d'instruction du colonial édite un journal de tranchées : L'Ancre rouge, sous-titré Journal de débochage..

L'entre-deux-guerres Le , le défile lors du défilé de la Victoire. Le , le RIC s'installe à Strasbourg.

Il est dissous le .

La Seconde Guerre mondiale 1939-1940 Le régiment est recréé à la mobilisation, le , et rattaché à la d'infanterie coloniale. Son état-major est à Dreux et ses compagnies à Saint-Denis-de-Moronval et Cherisy (Eure-et-Loir).

Le , le régiment devient le RICMS (Régiment d'Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais). À part les cadres, les européens quittent le régiment qui reçoit des renforts de soldats africains, issus des , et de tirailleurs sénégalais.

En : entre sur le territoire allemand (forêt de Warndt) dans le cadre de l'offensive de la Sarre.

De -: en lignes devant la Ligne Maginot (Rohrbach): Epping, Urbach, Volmunster…

Placée depuis dans la région de Bar-le-Duc ( armée), la DIC est rattachée le à la Armée, en difficulté dans les Ardennes après la percée allemande.

Le , deux bataillons du et deux autres du (l'autre RICMS de la ) rejoignent dans l'après-midi Buzancy en camions, bientôt rejoints par le reste de la division. Le , les soldats de la du , visée par des bombardiers Dornier Do 17, en abattent un au fusil-mitrailleur et en endommagent un autre.

Du 17 au , la DIC relève le DLC dans le secteur de Stonne - Beaumont-en-Argonne - Sommauthe (environ au sud de Sedan). Le est placé au centre du front de la division, dans le bois des Murets. Il défend farouchement le secteur. Soumis dès le 17 à des attaques aériennes rejointes par l'artillerie allemande, les tirailleurs ne paniquent pas. Les unités de la division se replient dans la profondeur de la forêt puis contre-attaquent le lendemain.

Le et le , les Allemands redoublent leurs assauts dans la forêt, afin percer vers le sud, mais ne parviennent pas à rompre le front de la division qui subit néanmoins de lourdes pertes. Le 21, la section du lieutenant Guequière, au sein de la du capitaine Larroque, encerclée par des forces supérieures en nombre, contre-attaque à l'arme blanche et met en fuite les Allemands. Le , le 118. Infanterie-Regiment (36. Infanterie-Division de la Wehrmacht) est surpris par la résistance des sénégalais dans la forêt de Sommauthe et les Allemands, faisant face à des tirailleurs insaisissables, rapprochent leur expérience du thème des contre le .

Le , la division d'infanterie relève la DIC, qui passe en réserve. Le a perdu 26 officiers, 95 sous-officiers et .. 123 sont morts.

Pendant la retraite générale de juin, le RICMS continue à se battre, couvrant la retraite d'autres divisions. Le , le et le (le troisième régiment de la ) se déploie entre Séchault et Sommepy. Attaqués le lendemain après-midi, les points d'appui sont pris par les Allemands et la division se replie à partir de la nuit du 11 au 12. Le , le bataillon du commandant Cordier est anéanti à Braux-Saint-Remy dans des combats d'arrière-garde. Les journal des marches et des opérations mentionne plusieurs combats successifs à l'arme blanche. Lorsque la division atteint la forêt d'Argonne le 13 au soir, le ne compte plus que .

Le régiment se positionne le autour du hameau de Bournonville, dans la commune de La Neuville-aux-Bois (Marne) et de la forêt de Belval. L'attaque allemande est déclenchée le lendemain dès du matin. Perdu dans la matinée, Bournonville est repris à la baïonnette par les et mais leur bataillon, le , doit se replier au soir à l'est. Le tient sa position mais doit se replier pour ne pas être encerclé et perd et blessés.

Le au soir, Allemands n'ont finalement pas percé le front de la division. Elle reçoit l'ordre le 15 au soir de reprendre sa retraite vers le sud. Le 16, les et percent un passage parmi les Allemands qui cherchent à les encercler. La retraite vers l'ouest étant impossible, la division franchit la Meuse en soirée, à Lérouville et Commercy. Le 19-, le régiment, au côté du du , livre bataille entre Barisey-la-Côte et Barisey-au-Plain (Meurthe-et-Moselle). La disparaît le après la signature de l'Armistice, et le est dissous.

1944-1945 , le de tirailleurs sénégalais, recréé au sein de la DIC depuis le , change d'appellation et devient le RIC à la suite du blanchiment de ses troupes coloniales. Il compte .

1945 : Poche de Colmar

Indochine Du au , le RIC est transporté en Indochine. Il relève le à Hanoï et participe aux combats jusqu'en 1955. Il est dissous le , à son retour en France.

Régiment français en Afrique vignette|Parachutistes de la , rattachée au , en opération au Tchad vers 1971. Créé en 1958 à partir du régiment colonial interarmes, le régiment interarmes d’outre-mer reprend les traditions et le drapeau du . Il est stationné à Bouar en Centrafrique. Il participe aux opérations de répression au Cameroun jusqu'en 1961. Il intervient à au Congo en 1963 : trois compagnies sont aérotransportées à Brazzaville le pour protéger le président Fulbert Youlou mais la France décide le de ne pas soutenir le président contesté par la rue, et celui-ci démissionne. Le est ensuite engagé au Gabon l'année suivante pour libérer le président Léon Mba victime d'un coup d'état : deux compagnies sont aérotransportées le sur l'aéroport de Libreville (capturé peu avant par la CAPIMa) et une compagnie soutient l'assaut mené par la CAPIMa le lendemain.

Le rejoint Fort-Lamy au Tchad en 1965, avec deux détachements à Bouar et Libreville au Gabon. Le régiment participe aux combats de la guerre civile tchadienne au côté du président élu François Tombalbaye. Il perd entre 1965 et 1971.. L'unité d'intervention du régiment est alors la parachutiste d'infanterie de marine et le régiment dispose d'un escadron blindé d'automitrailleuses Ferret.

Fin , le régiment est rapatrié en France et dissout à Toulon le . Le détachement de Libreville devient le le d'infanterie de marine, qui garde les traditions du .

Insignes

Insigne du Écu écartelé 1 et 4 bleu à 3 fleurs de lys et une croix 2 aux hermines 3 rouge au lion le tout sur une ancre brochée d’une croix de Lorraine, en réduction.

Insigne du

Devise du Régiment d'Infanterie Coloniale "Souples et félins"

Drapeau du régiment Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeauService Historique de la Défense, Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 : thumb|right|150px|Fourragères aux couleurs de la Médaille militaire avec olives de la croix de guerre (1914-1918) (1939-1945), puis fourragère aux couleurs de la Croix T.O.E Puebla 1863 Formose 1885 Tuyen-Quan 1885 Champagne 1915 Verdun 1917 L'Aisne 1917 Picardie 1918 Saint-Mihiel 1918 Doubs 1944 Colmar 1945 Indochine 1945-1954

Décorations

Anéanti 2 fois, il gagne le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire et reçoit la Croix de guerre 1914-1918 avec 4 citations à l'ordre de l'armée (4 palmes) le .

Il reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec 2 palmes, puis la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec 2 palmes (à la suite de la guerre d'Indochine).

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire avec olive aux couleurs des rubans des croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945 et de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre TOE.

Traditions

La fête des troupes de marine Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de BAZEILLES. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les et le . Et au Nom de Dieu, vive la coloniale Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Personnalités ayant servi au RIMa

Joseph Aymerich (1858-1937), général, sert comme chef de bataillon en 1900. Henri Bachelin (1879-1941), écrivain, y servit de 1898 à 1901. Guy Chastel (1883-1962), pseudonyme de Paul Granotier, poète et écrivain, gravement blessé en