Le d'armée ( CA) est un état-major français de niveau corps d'armée capable d’assurer le commandement d’une force terrestre nationale ou multinationale. Il est intégré à la structure de commandement de l'OTAN.
Créé historiquement en 1873 et dissous en 1990, le corps d’armée fait l’objet, à compter du , d’une reprise de son appellation et de ses traditions par l’état-major du corps de réaction rapide-France (CRR-Fr), dans une logique de continuité opérationnelle.
Cette évolution traduit avant tout un alignement entre la dénomination du commandement et les responsabilités de niveau corps qu’il exerce déjà au sein de l'OTAN.
Implanté dans la citadelle de Lille, il s’inscrit à la fois dans l’héritage historique du corps d’armée et dans les exigences contemporaines de l’engagement opérationnel multinational.
Historique Repères historiques du 1er corps d’armée (1873–2026) Le corps d’armée est officiellement créé le et rattaché à la région militaire, dont l’état-major est implanté à Lille. Cette implantation marque durablement l’ancrage du corps dans le nord du pays. Au cours de la guerre froide, il est basé dans l'Est de la France.
Le corps d’armée connaît plusieurs périodes d’existence et de réactivation : : création du d'armée ; : renommé « groupement Guillaumat » ; : renommé corps ; : renommé groupement Guillaumat ; : renommé corps ; : le corps est démobilisé ; : il est recréé à Aïn Taya en Algérie ; : renommé « corps d'armée sud » ; : dissolution ; : récréation du corps d'armée à Nancy. Il s'installe à Metz en 1976 ; : dissolution ; : récréation à Lille.
Création Les corps d'armée de la Troisième République sont créés par décret du . Le est associé à la militaire, avec quartier général à Lille.
Première Guerre mondiale Composition à la mobilisation
DivisionBrigadeRégiment d'infanterie Brigade d'Infanterie d'infanterie d'infanterie Brigade d'Infanterie d'infanterie d'infanterie d'infanterie Brigade d'Infanterie d'infanterie d'infanterie Brigade d'Infanterie d'infanterie d'infanterie
d'infanterie Commandement de la en 1916 : Léon Grégoire Brigade : d'infanterie d'infanterie Brigade : d'infanterie d'infanterie Cavalerie : de chasseurs à cheval (1 escadron) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) Génie : du génie (compagnie 3/1)
d'infanterie Brigade : d'infanterie d'infanterie Brigade : d'infanterie d'infanterie Cavalerie : de chasseurs à cheval (1 escadron) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) Génie : du génie (compagnie 1/2)
EOCA Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie d'infanterie de marche Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 1/3,1/4,1/16,1/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration de gendarmerie
1914 4 - : transport par V.F. vers Aubenton, puis concentration dans cette région et couverture sur la Meuse, entre Givet et Mézières. 13 - : mouvement par Couvin, en direction de Dinant (le , combat de Dinant). Puis défense des passages de la Meuse dans la région Hastière, Anhée. : mouvement en direction de Charleroi. 23 - : engagé dans la bataille de Charleroi, vers Saint-Gérard ; puis repli par Couvin et Aubenton, vers la région sud-est de Guise. - : engagé dans la bataille de Guise. Combat dans la région ouest de Sains-Richaumont ; attaque de Guise. À partir du , repli vers Esternay, par Crécy-sur-Serre et Ville-en-Tardenois. 6 - : engagé dans la première bataille de la Marne. Du 6 au , bataille des deux Morins, combats vers Esternay ; avance par la région de Montmirail (combats vers Maclaunay, Bergères-sous-Montmirail, Margny et Fontaine-Chacun). À partir du , poursuite par Dormans jusqu'au-delà de Reims. - : engagé dans la première bataille de l'Aisne. Combats vers Bétheny et vers les Cavaliers de Courcy. Le , mouvement de rocade vers la région de Roucy. Combats entre Berry-au-Bac et La Ville-aux-Bois. Stabilisation et occupation d'un secteur dans cette région. : extension du front à droite jusqu'au Godat. 12 - : attaques françaises sur Sapigneul, la ferme du Choléra et La Ville-aux-Bois. : extension du front à gauche jusqu'à l'ouest du bois de Beau Marais. : réduction à droite jusque vers la cote 108. - : transport vers la région de Braine. Engagé aussitôt entre le canal de l'Oise à l'Aisne et Condé-sur-Aisne, dans les contre-attaques françaises consécutives à l'action allemande sur Soupir. Attaque et reprise de Soupir, du 7 au combats vers Soupir et Chavonnes. Puis occupation d'un secteur entre le canal de l'Oise à l'Aisne et Condé-sur-Aisne. 8 - : retrait du front et repos dans la région de Branscourt. À partir du , transport par VF dans la région de l'Épine, puis à partir du stationnement vers La Cheppe. - : occupation d'un secteur vers la ferme Beauséjour. : extension du front à gauche au-delà de Mesnil-lès-Hurlus. : attaques françaises, première bataille de Champagne.
1915 - : retrait du front ; repos dans la région de Châlons-sur-Marne, puis dans la région d'Athis. À partir du , transport par V.F. dans la région de Vavincourt ; puis mouvement vers la région sud-est de Verdun. 5 - : engagé dans la première bataille de Woëvre, dans la région Braquis, Pintheville. Combats vers les bois de Pareid, de Buzy et de Maizeray. 20 - : retrait du front ; puis à partir du , transport par VF de Sainte-Menehould vers Branscourt. - : occupation d'un secteur vers La Neuvillette et le bois de Beau Marais (inclus). Guerre des mines à la cote 108. : réduction du front à gauche jusqu'à la Miette. : réduction à droite jusqu'au Godat. : limite droite reportée vers La Neuvillette. : limite gauche reportée à la ferme du Temple, puis le à l'ouest du bois de Beau Marais.
1916 19 - : retrait du front, transport par V.F. dans la région de Vitry-le-François. À partir du , mouvement vers Triaucourt, puis vers la région sud de Verdun. - : engagé dans la bataille de Verdun entre la Meuse et le village de Douaumont. Violents combats durant cette période, en particulier vers Douaumont et Vacherauville. : secteur étendu à gauche vers Marre. 8 - : retrait du front ; repos dans la région de Vitry-le-François. Le , transport par V.F. dans la région de Dormans ; repos. - : mouvement vers la région de Fismes. À partir du , occupation d'un secteur vers le bois de Beau Marais (exclu) et Soupir. - : retrait du front, transport par VF dans la région de Beauvais, puis mouvement vers la région sud-ouest d'Amiens ; repos. - : mouvement vers le front et à partir du , engagé dans la bataille de la Somme, dans la région de Maurepas, bois de Hem. : prise de Maurepas, puis progression vers le nord-est. : prise de la ferme du Priez. : front limité à droite vers la ferme du Priez. : prise de Combles. : front limité à droite, vers Frégicourt et à gauche vers Ginchy. 7 - : attaques françaises en direction de Sailly-Saillisel. 10 - : retrait du front ; repos dans la région de Conty. À partir du , transport par V.F. en Champagne ; repos dans la région du camp de Châlon. - : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur vers Maison de Champagne et l'ouest de la ferme Navarin.
1917 20 - : retrait du front ; repos à Romain. 26 - : occupation d'un secteur entre la ferme d'Hurtebise et le Ployron. - : retrait du front ; travaux et préparatifs d'offensive au nord de Beaurieux. - : occupation d'un secteur dans la région bois de Beau Marais, sud du plateau de Vauclerc. Le , engagé dans la Bataille du Chemin des Dames.. Prise de Craonne et occupation du plateau de Vauclerc. : limite droite du front ramené vers Craonne. - : retrait du front ; reconstitution dans la région de Montmirail. À partir du , mouvement vers le camp de Mailly ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers la région de Provins ; repos. - : transport par VF de la région de Provins vers Dunkerque et Bergues. À partir du , occupation d'un secteur vers Boesinghe et Steenstraate, étendu le jusqu'à Noordschote. le , engagé dans la seconde bataille des Flandres. Attaques en liaison avec les armées belge et britannique ; progression en direction de la forêt d'Houthulst. Organisation des positions conquises. - : retrait du front ; instruction et repos dans la région de Calais, Bergues. - : occupation d'un secteur dans la région d'Ypres, au sud de Kloosterschool (en liaison avec l'armée britannique). 5, 15 et : engagements locaux. - : retrait du front (relève par l'armée britannique). À partir du , mouvement par Amiens, vers les régions de la Ferté-sous-Jouarre, Montmorency, Senlis et Crécy-en-Brie ; repos.
1918 - : mouvement vers Fismes et à partir du , occupation d'un secteur entre la Miette et la forêt de Vauclerc. : actions locales sur les positions allemandes. : front étendu à droite vers Sapigneul. : front étendu à gauche jusqu'au nord de Braye-en-Laonnois. - : retrait du front, mouvement vers Noailles, puis vers Beauvais ; repos. - : mouvement vers Pont-Sainte-Maxence, puis vers la région de Cœuvres-et-Valsery. Engagé dans la de l'Aisne ; résistance à la poussée allemande vers Vaurezis, Léchelle. Contre-attaque le en direction de Soissons, puis repli en combattant jusqu'au ravin de Cœuvres-et-Valsery, Ambleny. - : stabilisation du front ; organisation et défense du secteur Cœuvres-et-Valsery, Ambleny, plateau sud de Vingré. : très violente attaque allemande vers Cœuvres-et-Valsery. : réduction du front à droite jusque vers Ambleny. : offensives locales contre les positions allemandes au nord-est du Port et le dans la région de Fosse d'en bas. : extension du front à gauche jusqu'aux abords de la ferme de Quennevières. : le front est limité à gauche vers Autrêches et à droite à Laversine. - : engagement dans la deuxième bataille de la Marne. Attaque des positions allemandes sur les deux rives de l'Aisne, à l'est de Vic-sur-Aisne. Progression dans la vallée de l'Aisne. : réoccupation de Soissons puis organisation du terrain conquis vers Venizel, Fontenoy. : extension du front à gauche jusque vers Hautebraye. - : engagé du 17 au dans la deuxième bataille de Noyon au nord-ouest de Soissons, progression de Pommiers vers Chavigny. De fin août au , engagé vers Chavigny dans la poussée vers la position Hindenburg. Progression au nord de Soissons ; le , occupation de Laffaux. À partir du , organisation des positions conquises vers Jouy et Allemant. - : retrait du front, transport par V.F. de la région de Villers-Cotterêts vers Épinal ; repos à Cornimont. - : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur entre Leimbach et la région au nord du Linge. : attaque allemande vers Sondernach.
Rattachements
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21 - 11 -
Détachement d'armée Gérard 4 - Région fortifiée de Verdun 25 -
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale 1940 (Bataille de France)
thumb|Avancée vers Bréda et retraite vers la Somme.thumb|Le corps d'armée (rattaché à la armée se retira vers la Somme pour éviter d'être isolé par l'avancée allemande.left|thumb|Juin 1940 : longue retraite du corps d'armée.Le corps d'armée fut placé le à Lille sous le commandement du général SciardThéodore Marcel Sciard, 1881-1967, commandant de la région fortifiée du Bas-Rhin, DI, DINA, et de la Région militaire, avant de commander le corps d'armée. Après la campagne de 1940, commandant de la Région militaire en 1940-1941, puis retraité. Rappelé en 1944 et retraité à nouveau en 1945. à la suite de la mobilisation française pour la guerre. Initialement rattaché à la armée, le corps d'armée fut transféré à la Armée et déplacée vers la région côtière, près de Calais et Dunkerque vers mi-. Le le corps commanda la d'infanterie en plus de ses unités organiquesfrance1940.free.fr Site web France 1940.