Le Gier est une rivière française qui coule dans les départements de la Loire et du Rhône, ainsi que dans la métropole de Lyon. C'est un affluent direct du Rhône en rive droite.

Étymologie

Le mot Gier dérive du latin Jaresis qui a aussi donné le terme Jarez qui désigne les coteaux de la vallée du Gier et qui entre dans la désignation de nombreuses communes : Saint-Christo-en-Jarez, Saint-Paul-en-Jarez, Saint-Priest-en-Jarez, Saint-Romain-en-Jarez, Sainte-Croix-en-Jarez, La Tour-en-Jarez, Soucieu-en-Jarrest ainsi que Rive-de-Gier, Saint-Romain-en-Gier et La Valla-en-Gier.

Le terme « Coteaux du Gier » désigne aujourd'hui le vignoble des coteaux de cette vallée.

Géographie vignette|gauche|La fontaine de Pilate à La Jasserie.. vignette|gauche|Le Gier à L'Horme. gauche|vignette|220x220px|La confluence du Gier avec le Rhône à Givors. vignette|gauche|Le Gier à la confluence avec le Rhône à Givors.

Il prend sa source à La Jasserie () dans le Pilat pour rejoindre le Rhône à Givors après un parcours de 44 kilomètres. Il est en partie couvert à Saint Chamond et à Rive-de-Gier. Les 12 communes que traverse cette rivière totalisent en 2008.

Communes traversées Dans la Loire : La Valla-en-Gier Saint-Chamond L'Horme La Grand-Croix Lorette Rive-de-Gier Châteauneuf Tartaras Dargoire Dans le Rhône : Beauvallon (Saint-Jean-de-Touslas) Saint-Romain-en-Gier Givors

Affluents Rive gauche Ce sont des cours d'eau descendus des monts du Lyonnais : Le Janon Le Collenon La Durèze Le Féloin Le Frigerin Le Bozançon

Rive droite Ce sont des torrents descendus du versant ouest du massif du Pilat Le Dorlay L' Egarande Le Couzon Le Mezerin

Hydrologie Le Gier à Givors Le débit du Gier est mesuré depuis 1964 à la station hydrométrique de Givors, située à son confluent avec le Rhône. Le bassin versant de la rivière est de .

Le module du Gier à Givors sur la période 1964-2025 est de .

La lame d'eau écoulée dans le bassin du Gier est de 236 millimètres annuellement, elle est inférieure à celle du territoire de la France métropolitaine (300 mm en moyenne). Le débit spécifique (ou Qsp) du Gier à Givors est de 7,5 m3 s−1 km−2.

Le Gier présente des fluctuations saisonnières de débit moyennes et typiques des rivières du massif central français, avec une alimentation partiellement nivale. Les hautes eaux se produisent en hiver et au printemps, et portent le débit moyen mensuel à des valeurs entre 3,4 et , de novembre à mai inclus (avec un maximum en novembre). Les basses eaux d'été, de juillet à septembre, voient une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à au mois d'août.

Étiage ou basses eaux Le VCN3 du Gier à Givors chute à en cas de période quinquennale sèche.

Crues Les crues du Gier peuvent être importantes et sont assez fréquentes. Le débit instantané maximal enregistré à Givors a été de le . Il est supérieur à la crue du , qui avait enregistré un débit instantané maximal de . Les QIX 2 et QIX 5 à la station de Givors valent respectivement 80 et . Le QIX 10 est de , le QIX 20 est de , tandis que le QIX 50 est de (valeurs calculées sur la chronique hydrologique allant du 22/04/1964 au 22/04/2025).

À titre de comparaison, le QIX 10 de l'Eure à Cailly-sur-Eure vaut , tandis que son QIX 50 est de . Le QIX 10 comme le QIX 50 du Gier, petite rivière dotée d'un petit bassin versant de , dépassent de loin les débits de l'Eure, alors que le bassin versant de ce dernier est plus de onze fois plus étendu.

Crues historiques C'est par un témoignage rapporté par J.B. Chambeyron, le premier historien de Rive-de-Gier, que nous connaissons le récit de la crue de 1684. Au cours de la nuit du au , le centre-ville de Rive-de-Gier a été dévasté ainsi que nombre de villes alentour telles que Saint-Romain-en-Gier et Givors. Le niveau des eaux a atteint entre 1 et 2 mètres dans certaines rues et de nombreux commerces ont été inondés. Cette dévastation reste cependant en deçà de ce qui s'est produit 16 ans plus tard, lors d'inondations historiques où le Gier a atteint un niveau inédit et totalement inattendu le .

Histoire Au temps des Romains

Ses eaux ont été utilisées par les Romains pour alimenter Lugdunum (ancienne Lyon) en eau grâce à l'aqueduc du Gier. Cet aqueduc recevait aussi les eaux de l'aqueduc du Janon.

Un acteur de la Révolution industrielle À la fin du le percement du canal de Rive-de-Gier à Givors a contribué à l'industrialisation précoce de la vallée. Dès 1833, la ligne Saint-Étienne - Lyon, première voie ferrée française ouverte aux voyageurs, suit le chemin tracé par le Gier. Aux s, les eaux du Gier ont apporté l'énergie nécessaire à de nombreuses industries réparties des contreforts du Pilat jusque dans la vallée du Gier.

Économie

Vignoble Le vignoble des « Coteaux du Gier » est un ensemble comportant 1700 hectares au et de nombreux cépages. Parmi eux, deux cépages sont natifs de la vallée, le mornen noir (rouge) et le chouchillon (blanc).

Le gier est une race de pigeon domestique, originaire de la vallée du Gier.

Bibliographie .

Voir aussi

La liste de rivières de France Le Rhône Ligne de Saint-Étienne à Lyon Aqueduc du Gier Parc naturel régional du Pilat Barrage du Piney Barrage de Soulage Jarez Izieux Pierre Joannon

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Cours d'eau dans la Loire Catégorie:Cours d'eau dans le département du Rhône Catégorie:Cours d'eau dans la métropole de Lyon Catégorie:Système hydrologique du Rhône