Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française. Créé en 1794 sous le nom de de première formation jusqu'en 1796, il est recréé comme régiment d'infanterie de ligne lors du Premier Empire. Il est dissous en 1814 jusqu'à sa recréation en 1870. Il participe à la guerre franco-allemande de 1870, à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale. Sa dernière période d'existence a été de 1970 à 1997 comme régiment de réserve.

Création et différentes dénominations 1794 : création de la demi-brigade de bataille, constituée des unités suivantes : du d'infanterie de ligne ; de Volontaires de la Drôme ; de Volontaires de l'Isère. 1796 : dissolution et incorporation dans la d'infanterie de ligne. 1808 : création du régiment d'infanterie de ligne, constitué du provisoire d'infanterie. 1814 : dissolution. 1870 : reconstitution du d'infanterie de ligne, à partir du de marche. 1871 : dissolution, nouvelle formation à partir du provisoire. 1928 : dissolution du régiment. : reconstitution du régiment. : le régiment est anéanti par l'offensive allemande. : le régiment est reformé. : dissolution du régiment. 1970 : recréation du régiment comme régiment de réserve. : dissolution définitive.

Chefs de corps

1794 : chef de brigade Giedy (?) 1808 : colonel François Duclos 1810 : colonel Jean-Baptiste Estève de Latour (*) 1813 : colonel Jean-Jacques Villars 1877 - 1880 : colonel Louis Lesur 1902 - 1907 : colonel Ernest Circan (*) 1907 - 1908 : lieutenant-colonel Philippe Pétain - le futur maréchal. ... 1913 : Joseph Barthélemy(*) (*) Cet officier passera général de brigade.

Historique des garnisons, combats et bataille du de ligne Révolution 1794 : Col Ardente (*) 1795 : bataille de Loano (*)

Empire 1808 : Aquilar-del-Campo 1809 : Navarre, Cignerolo, Alcanitz Santa-Maria-del-Campo 1810 : Mansaneda, Linares, Grado Pont de Miranda 1811 : Cangas-de-Tineo, Orbigo Orosco

1812 : bataille des Arapiles (*), Cueba-Cardel, Briviescas Pradanos 1813 : bataille de Vitoria, Pampelune bataille de la Bidassoa 1814 : Guerre d'indépendance espagnole, Campagne de France (1814) 27 février : bataille d'Orthez Vic-Bigorre, Bataille de Toulouse bataille d'Arcis-sur-Aube Bataille portée au drapeau du régiment.

Colonels blessés en commandant le régiment pendant cette période Colonel Esteve : blessé le Colonel Villars : blessé le

Officiers blessés ou tués en servant au entre 1808 et 1814 : Officiers tués : 21 Officiers morts de leurs blessures : 14 officiers blessés : 117

De 1870 à 1871 Le régiment n'est recréé qu'en 1870. Il est désigné de marche, et devient d'infanterie de ligne. De 1870 à 1871, il participe au siège de Paris.

Il est dissous fin et ses effectifs versés au de ligne.

De 1871 à 1914 vignette|Quatre soldats du , photographiés au début des années 1910. Le d'infanterie de ligne est recréé par un décret du qui renomme le provisoire, créé le à Besançon. Ce régiment fait alors partie de la du de l'armée versaillaise.

Lors de la création des régions militaires en septembre 1873, le de ligne est rattaché à la de la d'infanterie de Nantes ( région militaire). Bien que le régiment stationne à Paris, son dépôt est à Quimper, ville de garnison prévue pour le régiment. Mi-1875, il passe à la de la d'infanterie, toujours en région militaire. En 1877, il passe à la de cette même division.

De 1881 à1883, un détachement participe à la campagne de Tunisie.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le forme le 155e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale Le est mobilisé à Quimper et ses bataillons de réserve forment le .

En 1914 le régiment constitue avec le d'infanterie la d'infanterie avec un recrutement essentiellement breton ( à Quimper et à Brest). Cette brigade se distinguera sur de nombreux champs de bataille : Belgique, Marne, Somme, Champagne, Verdun, Chemin des Dames… 1914 : premier engagement à Maissin (Belgique) (la division perd ). : combats à La Boisselle. 1914 : Bataille des Marais de Saint-Gond

1915 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne (*)

1916 1916 : Bataille de Verdun (1916)

1917

1918 vignette|Le drapeau du , suivi de celui du , lors d'une revue de la à Saint-Amarin le . Bataille de l'Aisne (), Seconde bataille de la Marne, bataille de l'Aisne, Somme-Py.

Bilan de la guerre pour le « Le d'infanterie a participé à seize grandes batailles pendant cette guerre. 79 de ses officiers, 233 de ses sous-officiers, 231 de ses caporaux et de ses soldats sont tombés au champ d'honneur ».. Parmi eux, à titre d'exemple, François Le Guiner, né le à Ploujean, lycéen au lycée de Quimper, qui rejoignit clandestinement le 118e régiment d'infanterie en alors qu'il n'avait que 16 ans, mortellement blessé le à Laffaux (Aisne)..

L'escalier d'honneur de la mairie de Quimper présente deux triptyques de Charles Godeby, ancien conservateur du musée de Quimper, immortalisant le souvenir des combats de cette unité pendant cette guerre, ainsi qu'un Mémorial des enfants de Quimper morts pour la France, le tout ayant été inauguré en 1928 ..

Entre-deux-guerres Le régiment est dissous en 1928..

Seconde Guerre mondiale Créé le le régiment est rattaché à la 236e division légère d'infanterie et est anéanti trois semaines plus tard.

Le régiment est reconstitué en 1944 au sein de la d'infanterie. Il est créé le avec des FFI du Finistère et du Morbihan. Il participe à la prise de la poche de Lorient. Il est dissous le .

De 1945 à nos jours En 1970, les traditions du sont reprises par le centre mobilisateur 118, implanté à Quimper.

Recréé à la fin des années 1970 au sein des forces du territoire, le d'infanterie a été dissous en 1997. La principale garnison de ce régiment fut à Quimper où il laissa son nom à une place.

Il est un temps subordonné au Commandement de la défense du Finistère et sa mission, avec les et , est de protéger les sorties et retours des sous-marins stationnés à l'île Longue.

Drapeau vignette|Le drapeau du régiment à la fin de la Première Guerre mondiale.

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Col Ardente 1794 Loano 1795 Arapiles 1812 Arcis-sur-Aube 1814 Saint-Gond 1914 Champagne 1915 Verdun 1916 Somme-Py 1918 400px

Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20px avec 2 palmes, une étoile de vermeil. Et de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Devise Sa devise était « Peg ebarz en breton» (« Croche dedans en français» ) Bibliographie fournie par l'association de recherches et d'études sur la vie des Bretons dans la Grande Guerre, président monsieur Prigent.j (association bretagne 1914-1918)

Insigne Écu argenté homme armé, hermine bleu, croix de Lorraine rouge avec la devise "PEG BARZ" sur fond ivoire.

Bibliographie Douguet (Jean-François) et Glorennec (Hervé), Quimper. Des rues et des noms au fil du temps, Cercle culturel quimpérois, 2003, article « 118 » (en fin d'ouvrage).

Historique du d'infanterie .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Régiment d'infanterie français Formation des trois armées de Paris en 1870 Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale

Liens externes La reprise des offensives 1914-1915 (comprend le récit des combats à La Boisselle en ).

Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité militaire du Premier Empire Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1794 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1997