Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué fin , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.
Création, dénominations et affectations Créé fin par le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, le groupe d'autos-canons de la Marine est initialement affecté au Q.G. de la division de cavalerie, sous le commandement du général Baratier. Celui-ci, constatant l'insuffisance des effectifs du groupe, y fait muter 30 hommes pris dans les corps dont il a la responsabilité. Le groupe d'autos-canons est dissous à Boulogne-sur-Seine le en tant qu'unité de Marine et reconstitué comme unité de cavalerie le . En conséquence de la dissolution de la division de cavalerie le , il passe temporairement à l'état-major de la , où il se trouve en surnombre. Avec le GAMAC, son binôme, il est mis le à la disposition du Groupe d'armées du Nord qui l'affecte quelques jours plus tard à la . Il reste rattaché à cette unité jusqu'à sa dissolution.
Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 Le le groupe arrive au QG de la division de cavalerie à Foncquevillers (Pas-de-Calais) où il est immédiatement engagé. Son commandant, le LV Guyot, est blessé dans le premier combat à Gommecourt. Le groupe effectue de nombreuses reconnaissances et quitte le secteur le avec toute la division pour gagner Bar-le-Duc. 1915 Début janvier, le 3e groupe prend un service de tranchées à Prunay (Est de Reims) qu'il assure jusqu'au lorsqu’il doit accompagner la division dans un mouvement vers le Pas-de-Calais, cette fois dans la région de Saint-Pol-sur-Ternoise en vue d'une offensive finalement annulée. Après un cantonnement pour instruction en juin, ces unités reviennent à Prunay pour reprendre leur service en tranchées en juillet et août. En septembre et octobre le groupe, sans engagement, est cantonné en divers endroits du département de la Marne. Il est dirigé début novembre vers l'est de Lunéville pour prendre un nouveau service de tranchées au nord du canal de la Marne au Rhin, à la ferme de RanzayRapport du lieutenant de vaisseau Hergault, commandant le 15e groupe d’autos-canons au capitaine de frégate de Meynard, (SHD, MV SS Fe 5/15e groupe/33).. 1916 À la fin du premier trimestre consacré à la poursuite du service près de Lunéville, le 3e groupe est envoyé à Boulogne-Billancourt pour être dissous en tant que groupe de la Marine. Après un mois de préparation et d'entraînement des nouveaux effectifs militaires, le groupe, constitué en GAMAC, revient à Lunéville début mai pour occuper un sous-secteur en forêt de Parroy qu'il tient jusqu'à fin juillet, à la dissolution de la 8e division de cavalerie . Après une affectation temporaire à la division de cavalerie dans les Vosges, le GAMAC est affecté définitivement à la division de cavalerie pour remplacer le GAMAC dirigé vers la mission Berthelot en Roumanie. D'un premier stationnement au sud d'Amiens en septembre, la division engage quelques éléments dans le secteur de Lihons (Somme), puis fait mouvement vers Clermont-sur-Oise pour une période de repos en octobre. On ne connait ensuite du groupe que des actions par fraction : Une section assure un service de tranchées à Le Quesnel dans la deuxième quinzaine de novembre. Les 14 et , une section est chargée d’une mission temporaire à Verdun sous les ordres du maréchal-des-logis Delmontel pour flanquer l’attaque de l’infanterie des 126e et 38e divisions d'infanterie à Bras-sur-Meuse et Vacherauville. Du 22 au à Épernay, une fraction du groupe réalise une série de tests sur le prototype de la nouvelle auto-mitrailleuse de Ségur-LorfeuvreRapport du capitaine de Fleurieu au GQG (Service historique de la Défense, GR 16 N 677/A-8 autos-canons IV/26).. 1917 En janvier, deux sections du groupe alternent un service de tranchées avec deux sections du GAMAC dans le secteur de Venizel (Aisne). De février à fin avril, le groupe reste inoccupé dans divers cantonnements dans l'Oise, puis au camp de Mailly, à Épernay et Sézanne. De mai à mi-, il assure un service de tranchées à l'Est de Reims, puis gagne Provins pour une période de repos. 1918 thumb|left|Le 3e GAMAC à Roiglise 29 août 1918 Les et le GAMAC restent au repos à Provins en janvier et février, puis passent les trois premières semaines de mars au château de Saran à Chouilly près d’Épernay avec les , , , et groupes. Du 26 au , le groupe participe à la défense de l'axe Roye-Montdidier et enchaîne avec la Bataille des Flandres durant la deuxième quinzaine d'avril et ., la Bataille de l'Ourcq en juin et ., une action défensive au sud de Soissons du 17 au , puis la Bataille de Montdidier à la mi-août, suivie d'un fort engagement à Roiglise le 28 de ce mois. Il bénéficie ensuite de trois semaines de repos près de Beauvais.
À partir du , le 2e corps de cavalerie et tous ses GAMAC (, , , , , , et 17e GAMAC) gagnent Roeselare (Roulers) pour être engagés dans la Bataille de la Lys et de l'Escaut jusqu'à l'armistice.
Après l'armistice en France thumb|AM Peugeot du 3e GAMAC à MontabaurLa recomposition des GAMAC en 3 sections en application du Tableau des effectifs de guerre du (Lire en ligne) a nécessité de transformer des autos-canons Peugeot en autos-mitrailleuses.. 1918 Deuxième quinzaine de novembre, le groupe stationne en Belgique à (Wanegem), puis rentre en France par étapes pour gagner la région de Troyes où il stationne jusqu'à la fin de l'année. 1919 Après avoir passé le mois de janvier à Saint-Dizier pour une remise en état des véhicules, le groupe prend ses quartiers à Strasbourg. Il passe le mois de juin à Engers et Montabaur (Rhénanie-Palatinat) près de Coblence avec les forces d'occupation américaines. Rapatrié à Lunéville en juillet il y est dissous ultérieurement.
Commandants du groupe Période Marine Lieutenant de vaisseau Joseph Guyot ( - ). Lieutenant de vaisseau Victor Bermon, ( - ). Lieutenant de vaisseau Herman Cigli, ( - ). Période Cavalerie Capitaine Guy Claret de Fleurieu ( - ). Lieutenant Maurice Guénot, commandant par intérim, ( - ). Capitaine Louis Emmanuel de Crussol d'Uzès ( - ).
Pertes du groupe en opérations Les pertes connues du groupe sont concentrées dans des engagements qualifiés d'Action AMAC, pour signifier une opération dans laquelle il a été fait principalement appel aux spécificités de ces unités mobiles composées de voitures blindées, bien armées en mitrailleuses et canons, servies par du personnel expérimenté et solidaire. Il est probable que d'autres pertes n'ont pu être repérées, sachant que dans plusieurs cas il n'a même pas été possible de retrouver l'identité des hommes blessés.
+GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance Quartier-maîtreAlbert GuéracagueBlessé le Action AMACLieutenant de vaisseauJoseph GuyotBlessé le Action AMACMatelotJoseph BassetBlessé le Action AMACSoldatSaïd FerrahouiBlessé le Action AMACSoldatF. D. JarricotBlessé le Action AMACSoldatJ. A. E. GatilleBlessé le Action AMACMatelotLouis Marie Le GoffBlessé le Action AMACMatelotHenri Mennatret Blessé le TranchéesSoldatPierre Louis MorvanTué le TranchéesSoldatHenri Nattier et 2 autres hommes non identifiésBlessés le TranchéesLieutenantJean RigaudièreTué le Action AMACCapitaineGuy Claret de FleurieuBlessé le Action AMACTrois hommesnon identifiésBlessés le Action AMACHuit hommesnon identifiésBlessés le Action AMACMaréchal-des-logisTony ChristolomeBlessé le Action AMACUn hommeNon identifiéTué le Action AMAC
Distinctions Le comportement et les résultats opérationnels du GAMAC en 1918 lui valent trois citations. Citation à l'ordre de l'armée :
Citation à l'ordre de la division de cavalerie :
Citation à l'ordre de la division d'infanterie :
Personnalités ayant servi au sein du groupe Gustave Binet dit Binet-Valmer (1875-1940), engagé volontaire, sous-lieutenant, romancier, essayiste, tire de son passage au groupe du au , plusieurs chapitres de ses Mémoires d’un engagé volontaire. Hermann Cigli (1882-après 1945), enseigne de vaisseau de 1ère classe, commande le groupe par intérim en 1914, devient en 1933 précepteur du fils du Négus, Haïlé Sélassié Ier, empereur d’ÉthiopieLe Matin, , p. 1, en ligne.. Louis Emmanuel de Crussol d'Uzès (1871-1943), capitaine de cavalerie, membre d'une longue lignée de la noblesse françaiseLa famille de Crussol est titulaire du titre, aujourd'hui de courtoisie, de duc d'Uzès, du nom de la cité du Gard dotée d'un imposant château restauré dans les années 1950 par Marie-Louise de Crussol, l'une des belles-filles de Louis Emmanuel.. Jean Baptiste Eblé (1890-1958), lieutenant de cavalerie, arrière-petit-neveu du général Jean-Baptiste Eblé, héros de la bataille de la Bérézina. Jean de Létraz (1897-1954), soldat mitrailleur, auteur dramatique, scénariste, collaborateur de Taca Tac Teuf Teuf, le journal de tranchées des groupes d'autos-mitrailleusesVoir sa notice auteur BnF.
Matériels Au départ de Vincennes, le parc de véhicules du groupe est constitué de six autos-canons Peugeot modèles 1914 non blindés et quatre autos-mitrailleuses Renault non blindées. Les six autos-canons Peugeot sont temporairement remplacés le par six voitures blindées sur châssis Renault type autos-mitrailleuses, sur lesquelles ont été montés des canons de . Ces voitures sont elles-mêmes remplacées à la mi-février par six autos-canons Peugeot blindés, modèle 1915. Il reçoit, comme les autres groupes, les nouvelles autos-mitrailleuses Renault blindées modèle 1915 en . Parti avec deux camionnettes de ravitaillement, le groupe en reçoit deux autres le . Le système d'inversion de marche dit Raulet-Dombret du nom de ses inventeurs, est installé sur les véhicules du groupe par le lieutenant Raulet en personne le Voir le texte du brevet.. Comme dans tous les groupes, les mitrailleuses de Saint-Étienne modèle 1907 sont remplacées par les mitrailleuses Hotchkiss en .
Bibliographie
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Voir aussi Articles connexes Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC
Liens externes
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Notes et références
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1920 * Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute