Le cimetière de l'Aître, ou Vieux Cimetière, est un ancien lieu d'inhumation situé à Coulommiers (Seine-et-Marne), en France. Sur son emplacement est construit l'église Saint-Denys-Sainte-Foy.
Situation et accès Le site était situé à l'ouest du centre-ville, à l'extérieur des anciens remparts, près de la porte de l'Aître. Plus largement, il se trouvait dans la Brie champenoise, puis dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
Histoire
Fondation Il est possible que le cimetière date de la construction de l'ancienne église Saint-Denys, à savoir de la première moitié du . Un vieil chroniqueur local, Aubert de Fleigny, le signale à cette époque. De plus, Martial Cordier, archiviste du comte de Montesquiou de Fezensac, dernier seigneur de Coulommiers et qui laisse une histoire manuscrite de Coulommiers, indique que . La porte de l'Aître fermant la ville du côté est autrefois désignée par l'expression « la porte par laquelle on va de la ville au cimetière », que l'on retrouve dans plusieurs vieux titres et notamment dans un acte de vente concernant une maison nommée la Cave aux Moines, passé entre le prieur de Sainte-Foy et Jean Cordonnier, de Coulommiers, en mars 1343 ; les derniers vestiges de cette porte disparaissent vers 1850. En se rapportant au plan de 1220 inséré dans l'ouvrage de Martial Cordier, il est possible de voir que les emplacements occupés à la fin du par les premières maisons de la route de Rebais, ainsi que par l'école communale et le collège, sont alors dénommés Grande Osche et Osche modice. Du reste le cimetière est figuré sur ce plan en dehors des fossés de la ville, ainsi que l'indique l'auteur. L'enceinte de 1220, la dernière construite, n'ayant subi aucun changement, cela confirme la date de création du site.
Translation vers un nouveau cimetière En séance extraordinaire du , le conseil municipal adopte la motion du maire, qui présente trois plans différents de terrains proposés pour l'établissement d'un nouveau cimetière. Il s'avère que les terrains présentent des inconvénients plus ou moins graves. C'est pourquoi il décide, le , qu'il ira visiter les emplacements, ce qu'il fait une fois la séance levée le . Le , en séance extraordinaire, une proposition du conseiller Champeaux relative à l'agrandissement de l'ancien cimetière est rejetée à l'unanimité moins une voix. Cinq propositions d'emplacements sont ainsi soumis par le maire à l'examen du conseil, et les quatre premiers emplacements ne sont pas adoptés par le conseil à l'unanimité des votes, à cause des inconvénients présentés : le lieu-dit les Grandes-Paroisses : le cimetière se trouverait être immédiatement au-dessus du collège et de la caserne et serait traversé par la conduite des eaux de la Roche ; l'emplacement du Port-Colot, sur le chemin de Montanglaust, serait par trop rapproché des habitations ; le champ du Beaunois : des sources nombreuses ; dans la rue Pierreuse, l'emplacement aurait cet inconvénient de n'être situé qu'à des puits desservant les habitants de l'avenue de Rebais.
Au clos Petit-Grand, au contraire, le terrain paraît parfaitement approprié à la destination que l'on veut lui donner. L'emplacement est situé sur la gauche de la route de Rebais, à une distance de de l'église, et à peu près à la hauteur du premier chemin de Pontmoulin. Le conseil adopte ainsi ce dernier emplacement.
L'adjudication des travaux à exécuter pour l'installation d'un nouveau cimetière a lieu le : l'adjudicateur est un dénommé Brunet, de Coulommiers, avec un rabais de 9,50 %. Les travaux doivent être terminés le . La translation de l'ancien du cimetière est bien décidée. Progressivement, avec le concours des familles et à la charge de la Ville, les sépultures dans l'ancien cimetière sont transférées de l'ancien cimetière au nouveau par les ouvriers. Début 1889, il est prévu d'avoir le cimetière dans plusieurs mois. Les cinq années au bout desquelles les croix, pierres et autres objets formant des monuments funéraires dans le cimetière, étant expirées en 1890, les concessionnaires ou leurs successeurs titulaires de concessions temporaires périmées et les familles munies ou non de concessions régulières périmées, sont mis en demeure d'avoir à transférer les restes dans de nouvelles concessions qu'ils devront obtenir, s'ils le désirent, et enlever les constructions et signes funéraires avant le de cette année.
Pourtant, le , le maire Clavé-Bertrand invite . Il est ajouté à l'avis qu'.
Dans son numéro du , Henri Godin, le rédacteur en chef de L'Éclaireur de Seine-et-Marne, titre à la une « Le cimetière honteux » en le décrivant :
Le , concernant la vente des débris de l'ancien cimetière, le conseil municipal indique que . D'après un rapport présenté au conseil municipal lors de sa séance du , il est prévu que les exhumations doivent être terminées au , et il est particulièrement question de celle du lieutenant Thirion, la Commission demande au conseil que l'exhumation ait lieu aux frais de la ville et qu'un terrain d'une superficie de soit concédé par la Ville et spécialement réservé à la sépulture des militaires. Clavé propose alors qu'une colonne commémorative soit élevée sur cet emplacement en mémoire des jeunes soldats morts pour la patrie en 1870. Les frais de cette construction sont provisoirement estimés , certainement sans dépasser . Une proposition adoptée à l'unanimité. Dans sa séance du , le conseil, face au constat d'une vingtaine de concessions à perpétuité restantes dont les familles sont introuvables, renvoie à la commission pour décider des mesures à prendre. Il est prévu d'établir un square une fois le cimetière supprimé ; la discussion officieuse à propos d'une nouvelle église en remplacement de l'ancienne fait aussi émerger cet emplacement comme possibilité dès .
Parmi les nombreux projets des années 1890 (le square du vieux cimetière, mais aussi le repavage du marché, le macadamisage du parc, pour faire un champ de course), le titre indique d'ailleurs fin 1897 que . Fin 1898, .
Références
Bibliographie
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