vignette|325x325px|L'écobuage est une technique utilisée en gestion des écosystèmes. Il participe au maintien des services écosystémiques et à la réduction des feux de forêt. La gestion des écosystèmes, ou gestion écosystémique, est une méthode de gestion des ressources naturelles qui vise à assurer la durabilité et la pérennité à long terme des fonctions et des services d'un écosystème, tout en répondant aux besoins socio-économiques, politiques et culturels des sociétés humaines. Bien que les communautés autochtones aient appliqués une gestion durable des écosystèmes depuis des millénaires, le concept est formellement apparu dans les années 1990, suite à une prise de conscience de la complexité des écosystèmes et de la dépendance et de l'influence des humains sur les systèmes naturels (par exemple, les perturbations et la résilience écologique).

S’appuyant sur une gestion traditionnelle des ressources naturelles, la gestion des écosystèmes intègre des connaissances et des priorités écologiques, socio-économiques et institutionnelles grâce à la participation de divers acteurs du milieu concerné. Contrairement aux approches de gestion des ressources naturelles fondées sur le forçage et le contrôle, qui conduisent souvent à un déclin de la résilience écologique, la gestion écosystémique est une méthode holistique et adaptative avec pour objectif d’évaluer et d’atteindre la résilience et la durabilité écologiques. De ce fait, sa mise en œuvre dépend du contexte et peut prendre différentes formes, notamment la gestion adaptative, la gestion stratégique et la conservation à l’échelle du paysage.

Principes de gestion des écosystèmes Un enjeu fondamental de la gestion des écosystèmes est la durabilité à long terme de la production de biens et de services par ces écosystèmes, car « la durabilité intergénérationnelle est une condition préalable à la gestion, et non une simple considération a posteriori ». Idéalement, des objectifs clairs et publiquement énoncés devraient définir les trajectoires et les comportements futurs du système géré. Parmi les autres exigences importantes figurent une solide compréhension écologique du système, notamment de sa dynamique et du contexte dans lequel il s'inscrit. Il est également important de comprendre le rôle des humains en tant que composantes des écosystèmes et le recours à une gestion adaptative. Si la gestion des écosystèmes peut être intégrée à un plan de conservation des espaces naturels, elle peut également être utilisée dans des écosystèmes gérés de manière intensive (par exemple, les agroécosystèmes et l'éco-foresterie ) .

Principes fondamentaux et thèmes communs de la gestion des écosystèmes:

Pensée systémique : La gestion écosystèmique adopte une perspective holistique plutôt que de se concentrer sur un niveau particulier de hiérarchie biologique au sein d’un écosystème (par exemple, la conservation d’une espèce spécifique ou la préservation du fonctionnement de l’écosystème uniquement). Limites écologiques : Les limites écologiques sont clairement et formellement définies, et la gestion est axée sur le territoire. Intégrité écologique : La gestion est axée sur le maintien ou la réintroduction de la diversité biologique indigène et sur la préservation des régimes de perturbation naturels et autres processus clés qui soutiennent la résilience écologique. Collecte de données : Une recherche écologique approfondie et une collecte de données sont nécessaires pour informer une gestion efficace (par exemple, la diversité des espèces, les types d'habitats, les régimes de perturbation, etc.). Suivi : Les impacts des méthodes de gestion sont suivis, ce qui permet d'évaluer et de modifier leurs résultats, si nécessaire. Gestion adaptative : La gestion est un processus itératif dans lequel les méthodes sont continuellement réévaluées à mesure que de nouvelles connaissances scientifiques sont acquises. Coopération inter-institutionnelle : Comme les régions écologiques dépassent souvent les frontières administratives, cela nécessite souvent une coopération entre un large éventail d'organismes et d'acteurs privés. Changement organisationnel : La réussite de la mise en œuvre de la gestion exige des changements dans la structure et le fonctionnement des organismes de gestion foncière. L’humain et la nature : La nature et l’humain sont intrinsèquement liés, et l’humain façonne les processus écologiques et est façonné par eux. Valeurs : L’être humain joue un rôle clé dans l’orientation des objectifs de gestion, qui reflètent une étape de l’évolution continue valeurs et des priorités sociales.

Références

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