Cet article présente la chronologie de la crise anglophone au Cameroun pour l'année 2023.
Janvier
Du au , les séparatistes imposent des villes mortes, à la suite de l'annonce faite par le président Paul Biya, dans son discours du Nouvel An, selon laquelle l'armée écrase la rébellion séparatiste. L'armée annonce qu'elle déploie des dizaines de soldats à Oku, Kumbo et Jakiri et affirme avoir tué 11 séparatistes. Les Forces de défense de l'Ambazonie (FDA) annoncent que les séparatistes étendent leur emprise territoriale et que le conflit se poursuivra. Les 18 et , à trois mois des élections sénatoriales, deux agents électoraux sont tués par des séparatistes à Bamenda.
Février
Du au , les séparatistes mènent une série d'attaques à l'engin explosif improvisé (EEI) à Bamessing, Oku, Nkambé, Kumbo et Kom, à la suite de la mort du chef séparatiste General Transporter, tué par l'armée. L'armée déclare que plusieurs civils ont été tués ou enlevés. Des blindés militaires sont détruits au cours des attaques. Le commandant des Forces de restauration de l'Ambazonie (FRA), Sagon Jaguar, déclare dans une vidéo que ses hommes ont détruit cinq blindés militaires à Bamessing. Le , cinq employés de la Cameroon Development Corporation (CDC), dont une femme, sont tués et dans l'attaque de leur camion à Mondoni. Le , des séparatistes présumés attaquent un convoi militaire escortant un camion de brasserie sur la route Mbalangi-Kumba, tuant un soldat. Le , l'armée libère cinq otages à Tubah. Le , une femme est décapitée par des séparatistes à Bali Nyonga. Le , trois passants sont tués et des dizaines d'autres blessés à Kombone. Le , trois explosions surviennent lors du lancement de la édition de la Course de l'espoir à Buéa et font . Les attaques sont revendiquées par les FDA. Le , une femme, blessée lors des attentats, succombe à ses blessures.
Mars
En mars, à quelques jours des élections sénatoriales, l'armée affirme que des séparatistes avaient bloqué des routes et attaqué des véhicules militaires dans la région du Nord-Ouest afin de perturber le scrutin. Selon l'armée, des affrontements éclatent dans des dizaines de localités de la région, notamment à Bamenda, Tadu, Ndop, Wum, Jakiri, Oku, Bambili et Sabga, et à Mamfé, Menji et Tiko dans la région du Sud-Ouest.
Avril
Le , des séparatistes présumés tuent un civil et incendient quatre véhicules à Buéa. À Fundong, des séparatistes présumés tuent trois civils célébrant Pâques. Le , des sources locales et sécuritaires annoncent que trois séparatistes ont été tués dans une embuscade militaire dans la région du Nord-Ouest. Du 22 au , des séparatistes présumés tuent quatre civils et en blessent une dizaine d'autres dans la localité de Mbei.
Mai
Le , une base militaire située à Matouke, près de Douala, est attaquée par une quinzaine de séparatistes, faisant six morts, selon les autorités. Le , un journaliste est tué à Bamenda. Le leader séparatiste Capo Daniel reconnaît qu'il a été tué par des séparatistes, mais assure que ces derniers se sont trompés de cible et visaient à l'origine un haut-gradé de l'armée. Le , un soldat du bataillon d'intervention rapide (BIR) est tué à Ndop. Le , deux soldats sont tués dans un attentat à l'explosif contre leur véhicule à Mbonge. Le , deux gendarmes sont tués à Tombel. Le , jour de la Fête nationale, un EEI explose à Buéa aux abords d'une tribune aménagée pour accueillir les célébrations. Des séparatistes enlèvent une trentaine de femmes dans la localité de Kedjom Keku. Le , un cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, est enlevé avec cinq autres personnes sur la route de Bamenda, alors qu'il revenait des célébrations de la Fête nationale. Le , les femmes enlevées à Kedjom Keku sont relâchées par leurs ravisseurs. Le , au moins quatre soldats sont tués et plusieurs autres sont blessés par un EEI à Belo. Deux véhicules blindés de l'armée et un pont reliant Belo à Njinikom sont également endommagés. Le , un soldat est tué par une EEI à Mbengwi.
Juin
Le , un policier est tué à Bamenda.
Juillet
Les et , trois soldats sont tués par des séparatistes à Bamenda et à Belo. Le , un soldat est tué par des séparatistes à Bamenda. Le , au moins cinq séparatistes sont tués lors d'opérations militaires à Ndop et Foé Bakundu. Dans la nuit du 13 au , un bâtiment situé près du domicile de l'opposant John Fru Ndi, est incendié par des séparatistes à Baba. Le , des séparatistes tuent une dizaine de civils à Bamenda, selon le ministère de la Défense. Le , au moins dix personnes sont tuées lors d'une offensive militaire contre les séparatistes dans la région du Nord-Ouest. Le , trois séparatistes sont tués lors d'une opération à Ndop.
Août
Durant le week-end du 5 au , les forces gouvernementales retrouvent les corps des fonctionnaires enlevés puis tués en à Makube. Dans la nuit du 11 au , des séparatistes présumés attaquent les villages de Kekukesim I et II, tuant quatre civils. D'importantes destructions matérielles sont enregistrées. Le , un commissaire est tué lors d'une attaque à l'EEI contre un véhicule de l'armée à Bamenda. L'explosion est suivie d'un échange de tirs entre les forces gouvernementales et les assaillants. Quatre suspects sont arrêtés.
Septembre
Le , deux enseignants sont tués dans le village de Mbessa par des séparatistes présumés alors qu'ils revenaient d'une réunion préparatoire à la rentrée scolaire. Le , une élève de 16 ans est mortellement touchée par une balle perdue lors d'un échange de tirs à Kumba. Le , un véhicule de l'armée est visé par un attentat à l'EEI à Alou. Les assaillants se revendiquent d'un groupe, appelé . Le nombre exact de victimes reste inconnu. Le , trois personnes sont tuées dans un attentat à Muea. Les Fako Mountain Lions (FML) et les Ejona Black Tar revendiquent l'attaque . Le , deux personnes sont tuées et plusieurs autres sont blessés dans une explosion à Limbé. Le , deux civils sont tués par des séparatistes présumés à Buéa. Le , le BIR mène un raid contre une cachette de séparatistes dans le village de Mofako Butu, tuant cinq d'entre eux dont un chef, surnommé . Le , un séparatiste, surnommé , est tué par le BIR dans le Boyo. Le , la mairie de Bamenda III est incendiée par des séparatistes après un échange de tirs. Un soldat est tué à Awing.
Octobre
Dans la nuit du 3 au , 11 villageois sont libérés lors d'une opération de l'armée près de Kumbo. Le , deux civils accusés d'avoir collaboré avec l'armée sont exécutés en public par des séparatistes à Guzang. Dans la nuit du 10 au , deux séparatistes sont tués lors d'une opération militaire dans le village de Tarshem. Leur camp est détruit et l'armée récupère des armes, des amulettes, des munitions et cinq uniformes de l'armée.
Novembre vignette|Victimes du massacre d'Egbekaw en novembre 2023.Le , une vingtaine de civils, dont des femmes et des enfants, sont tuées par des séparatistes présumés dans le village d'Egbekaw. Le , trois soldats sont tués par des séparatistes à Belo. Le , des séparatistes présumés attaquent le marché de Bamenyam, tuant neuf personnes et enlevant une dizaine d'autres. Le , une adolescente de 15 ans est tuée par des hommes armés qui tentaient d'enlever son père. Un membre du conseil municipal de Balikumbat est tué par ses ravisseurs. Le , des hommes armés à bord de moto, ouvrent le feu à l'extérieur d'un bar dans le nord-est de Bamenda. Les assaillants sont repoussés par les tirs des forces de l'ordre. L'attaque fait cinq morts et neuf blessés, dont plusieurs dans un état grave.
Décembre
Le , des membres des FDA attaquent le village de Belegete, dans l'État de Cross River, au Nigeria, pendant 24 heures, sans que le gouvernement n'intervienne. Ils enlèvent le chef traditionnel et 20 autres personnes. Deux jours plus tard, l'armée nigériane intervient pour libérer les otages. Des échanges de tirs ont lieu avec les ravisseurs, au cours desquels l'un d'entre eux est tué. En réponse, ces derniers tuent le chef traditionnel. Le , le village est à nouveau attaqué par les séparatistes. Le , des séparatistes attaquent un lycée à Esu, enlevant huit élèves et deux membres du personnel. À la suite d'une intervention militaire, les lycéens sont libérés le jour même, tandis que les deux membres du personnel, sont toujours portés disparus. Le , trois soldats et deux gendarmes sont tués dans une attaque à Wum.
Notes et références
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