Jeanne Laberrigue-Frolow, née en à Paris et morte en dans la même ville, est une physicienne nucléaire française, spécialiste de physique des particules. Elle est connue pour avoir importé la chambre à bulles en France et avoir participé à la fondation du laboratoire de physique moléculaire des hautes énergies (LPMHE).
Biographie Jeunesse Jeanne Laberrigue naît en à Paris de Vladimir et Anne Frolow, deux militants du parti communiste français. Son père est un ingénieur hydrologue russe reconnu, naturalisé français en 1928., qui a travaillé avec Frédéric Joliot-Curie..
Elle étude les mathématiques, la physique et la chimie à l'université de Paris (Sorbonne), puis effectue son doctorat en sciences physiques au collège de France.. Elle rejoint l'association française des femmes diplômées des universités après avoir été diplômée de la Sorbonne.
Carrière Laberrigue-Frolow est engagée dans son laboratoire de thèse au collège de France en . En 1958, Fréderic Joliot-Curie, alors directeur du laboratoire, l'envoie pour huit mois au laboratoire des problèmes nucléaires de l'institut unifié de recherches nucléaires de Doubna avec sa fille Anne, à la suite d'un accord d'échange avec l'Académie des sciences de l'URSS conclu en 1956. Elle y travaille avec Bruno Pontecorvo et Venedikt Dzhelepov et y rencontre pour la première fois la physique des particules et la physique des hautes énergies... De ce séjour en Russie, elle ramène en France la méthode de détection de particules à l'aide de chambre à bulle., utilisée à la fois en médecine et en astronomie.. A son retour, elle rejoint l'institut de physique nucléaire d'Orsay (IPN) où elle est chargée de créer un groupe de recherche chargée de l'analyse des données de chambres à bulles.
Dans les années 1960, elle rejoint la collaboration Saclay-Orsay-Bari-Bologna dont la recherche porte sur les interactions de l'antiproton à l'accélérateur du CERN. Alors que Jean Teillac devient directeur du département des hautes énergies de l'IPN en 1968, Jeanne est engagée comme assistante, avant d'être remplacé par Marseille Goldberg. Deux ans plus tard, le laboratoire de physique moléculaire des hautes énergies (LPMHE), dont elle participe à la création., voit le jour. Sa recherche porte également sur les neutrinos.. Elle est nommée directrice de recherche émérite du centre national de la recherche scientifique (CNRS) durant sa carrière. et participe à l'inauguration du musée Curie.. Elle côtoie Hélène Langevin-Joliot.. Elle dirige la thèse de Christian de la Vaissière avec qui elle fonde le site laradioactivite.com, également aidés par Yves Sacquin..
Laberrigue continue à faire de la science jusqu'à la fin de sa vie. Dans les vingt dernières années de sa vie, après la fin de sa carrière, elle fait essentiellement de la vulgarisation scientifique. Elle écrit des articles sur la physique des particules et apparaît et réalise des films et des émissions pour la télévision, parmi lesquels Les Années particulaires (1984) avec Pierre Auger, Louis Leprince-Ringuet, Francis Perrin et Carlo Rubbia, Irène et Fred (1984), Une Entrée dans la matière (1990), Le Grand Collisionneur (1992) avec Georges Charpak, Les Vitrines de la radioactivité (1995), La Radioactivité (1984), Surprises de la matière (1997) avec Jean Druon, François Christophe, Helène Langevin-Joliot et Aurélien Barrau, Virgo (1999) et Le proton nous enterrera tous (2010)... Elle participe aux rencontres du CNRS audio-visuel comme représentante de la section physique, aux côtés de l'anthropologue et préhistorien Henry de Lumley, du chimiste Jean Jacques et du réalisateur Jean Rouch..
Elle adhère au parti communiste français.
Elle décède le à presque cent ans à Paris..
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