La Tour-d'Aigues est une commune française située dans le département du Vaucluse, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Tourains.
Coincée entre le Grand Luberon et la Durance, La Tour-d'Aigues est la capitale du pays d'Aigues.
Géographie Localisation Au sud du Grand Luberon, à de Pertuis, c'est la capitale du Pays d'Aigues, vallée s'étendant de la Durance au Mourre Nègre, et de Lourmarin aux collines de Beaumont-de-Pertuis.
Voies de communication Voies routières La route départementale 956 traverse la commune du sud-ouest (Pertuis) au nord-est (Grambois) et constitue l'axe routier principal. L'on retrouve aussi les routes départementales 91 et 120 au nord et à l'ouest du bourg, puis 165, 135 et 246 au sud-est.
La route départementale 973 traverse la commune à l'est entre la Bastidonne et Mirabeau.
Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur
La commune est desservie par une ligne régulière de cars de TransVaucluse 17.1 sur le trajet Aix-en-Provence - Pertuis - Cabrières-d'Aigues..
La commune bénéficie de transports scolaires du conseil général pour acheminer les élèves au lycée Val-de-Durance de Pertuis.
Gare à Pertuis vers Aix-en-Provence et Marseille.
Gares TGV à Aix-TGV Arbois (35 min) ou Avignon-TGV (1 h 15).
En fonction des destinations, il existe plusieurs aéroports.
Distance des grandes villes françaises
L'orientation et la localisation de La Tour-d'Aigues par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau : Ville Marseille Montpellier Nice Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes LilleDistance Orientation(S)(S-O)(S-E)(N)(O)(O)(N-E)(N)(N-O)(N-0)(N)
Services autocars Le village est desservi par deux lignes régionales, 923 et 983.
Relief vignette|Vue de La Tour-d'Aigues depuis la . thumb|Panorama depuis la place du château. Le territoire est un ensemble de collines et vallons avec une augmentation des écarts du relief à l'est et au nord. Le village se situe à d'altitude moyenne, mais à d'autres endroits de la commune, les collines qui entourent le village sont assez hautes : la Turquerie , Bellair , la Gassaude ou la Bourguette .
Géologie Le versant sud du massif du Luberon, qui correspond au Pays d'Aigues dans sa partie orientale, est essentiellement composé de marnes, galets et calcaires du Miocène Géologie en Pays d'Aigues.
Sismicité Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtimentsZonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48.
Tableau des tremblements de terre remarquables..
Année Description des dégâts Éventuelle évaluation de l'intensité Épicentre Dégâts inconnus 5,5 échelle de Richter inconnu effondrement des voûtes de l'égliseplusieurs maisons effondrées ou lézardées évaluation impossible inconnu quelques dégâts 5,5 Manosque quelques maisons écroulées. 5 Beaumont-de-Pertuis (10 h 10) Pas de dégâts. 2-3 Aix-en-Provence 11 juin 1909 Dommages causés aux édifices publics et privés. 6,2 Lambesc 1994 Les secousses sont ressenties par les habitants, fissures faible Beaumont-de-Pertuis et environs
Hydrographie La commune est traversée par la rivière de l'Èze. Cette rivière, qui borde le village, a joué un rôle important dans le développement de la commune ainsi que ses petits affluents l'Ourgouze, le Riou, les Mays, le Cayoux, le Thor et le Lauron....
La Durance borde la commune au sud et sert de limite naturelle entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.. C'est une rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le de la ProvenceLa tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix) aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.
La commune a connu de 1986 à 1994 neuf inondations et coulées de boue (dont deux à deux jours d'intervalle en 1987), ainsi qu'une grosse tempête qui ont été reconnues catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publiés au Journal Officiel .. Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O. TempêteInondations et coulées de boueInondations et coulées de boueInondations et coulées de boueInondations et coulées de boueInondations et coulées de boueInondations et coulées de boueInondations et coulées de boueInondations et coulées de boueInondations et coulées de boue
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Sannes », sur la commune de Sannes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , La Tour-d'Aigues est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La Tour-d'AiguesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de La Tour-d'Aigues comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (59,2 %), forêts (17,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7,5 %), zones urbanisées (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), terres arables (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Répartition des sols La répartition des sols de la commune est la suivante . (donnée pour un total de) : Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares) Zones urbaines 4,53 % 188,90 Zones agricoles 64,85 % Zones naturelles 30,46 % Total 100 % Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC côtes-du-luberon).
Logement La Tour-d'Aigues comptait logements en 2007 ( en 1999 .). Les constructions anciennes, mais également neuves, sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 17,9 % des résidences principales dataient de 1990 et plus contre 16,5 % en France et 29,4 % furent construites entre 1975 et 1989.
Les résidences principales représentent logements, soit 83,5 % du parc, réparties à 81,2 % en maisons individuelles (85,8 % en 1999) et à 18,4 % en appartements (10,7 % en 1999) (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine).. Les propriétaires de leurs logements constituent 67,0 % des habitants, contre 28,9 % qui ne sont que locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine)..
Type d'habitat Maison en hauteur Ce type de maison est assez généralisé dans le centre-ville. Fernand Benoit explique que , suivant une tradition méditerranéenne. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage.. L'édification de ces maisons date pour la plupart du , période où les guerres de Religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Les guerres finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexes..
En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles - ces maisons ayant perdu leur statut agricole - sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier.. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade.
La présence de terrasses ou balcons était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles, elle était nommée galarié ou souleriè..
Maison à terre