vignette|droite|L'Eau d'Heure à Cour-sur-Heure. LEau d'Heure est une rivière de Belgique, affluent en rive droite de la Sambre faisant donc partie du bassin versant de la Meuse. Elle prend sa source dans la Fagne et se jette dans la Sambre à Marchienne-au-Pont. Cette rivière a donné naissance au complexe des barrages de l'Eau d'Heure.
Étymologie Au , l'Eau d'Heure s'appelait « Ur ».
Géographie La rivière, d’une longueur de , se jette dans la Sambre à Marchienne-au-Pont après avoir reçu des dizaines d’affluents dont l'Eau d'Yves à Walcourt.
Voici son trajetLucien Hochsteyn Monographie des cours d’eau. Voies innavigables, Bruxelles 1908. Il faut noter qu'à l’époque, le chemin de fer Charleroi-Vireux — ligne 132 — existait toujours entre Cerfontaine et Walcourt. :
Eau d'Heure, riviérette namuroise-hennuyère. Bassin Wall, par Meuse et Sambre ; profondeur 50 à 150 cm. Cerfontaine, source dans le bois du Seigneuren fait, dans les bois communaux, sur le versant nord, le bois du Seigneur étant situé sur le versant sud.
Km — Itinéraire
1,2 — confluent du Pré des Bois (d) 1,7 — confluent des Vaux (d) 1,8 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 2,7 — village 2,7 — confluent de Rowlet (d) 3,4 — confluent de la Rosière (g) 4,2 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 4,4 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 4,7 — confluent du Soumoy (d) — (barrage ou lac de Falemprise) 4,7 — limite de Silenrieux 4,7 — naissance d'un bras de la rivière (d) 5,1 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 5,5 — confluent de la Fontaine Hubiet (g) à la limite de Boussu-lez-Walcourt 6,4 — Silenrieux, confluent de la Plate Taille (g) 6,5 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 6,6 — jonction du bras de la rivière 6,9 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 7,6 — confluent de la Taille aux Truites (g) 7,7 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 8,3 — confluent du Petit Mazarin (g) 8,7 — confluent de la Jeanne (d) (Ri jaune) 9,0 — confluent du Grand Mazarin (g) 9,7 — ponceau du chemin de fer (anciennement) vignette|Barrage de la Plate-Taille aux Lacs de l'Eau d'Heure.9,7 — confluent du Boussu-lez-Walcourt (g) 10,4 — Silenrieux, ponceau du chemin de fer (anciennement) 11,8 — chemin du village 11,8 — confluent du Gayot (d) 12,6 — étang près de la route 13,0 — ponceau du chemin de fer, à la station (anciennement) 13,2 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 13,4 — confluent du Denous (d) 13,5 — confluent du Grand Ry (g), à Pisselotte 14,0 — Battefer 15,6 — ponceau du chemin de fer (anciennement) 15,9 — confluent du Gerlimpont (g) 16,0 — ponceau du chemin de fer, à la limite de Walcourt (anciennement) 17,0 — Walcourt, village 17,3 — confluent de l'Yves (d) vignette|Jet d'eau du barrage de l'Eau d'Heure à Silenrieux.17,5 — ponceau du chemin de fer 17,7 — chemin de la station 18,9 — limite de Pry 19,1 — Pry, ponceau du chemin de fer 19,7 — confluent du Fond des Bois (g) 19,9 — ponceau du chemin de fer, au chemin de Tombois 20,5 — chemin du village 21,3 — ponceau du chemin de fer 22,2 — ponceau du chemin de fer 23,0 — ponceau du chemin de fer, à la limite de Thy-le-Château 24,6 — Berzée, confluent des Longs Prés (g) 25,1 — confluent de la Thyria (d), à la station 26,4 — bifurcation du chemin de fer 26,6 — confluent de la Praile (g) 26,7 — limite des provinces de Namur et de Hainaut 27,3 — Cour-sur-Heure, chemin du village 27,9 — halte du chemin de fer 29,5 — confluent du Moulin (d) 29,9 — naissance d'un bras de la rivière, à gauche 30,0 — ponceau du chemin de fer 30,9 — Ham-sur-Heure, moulin de Hameau 30,9 — station 31,2 — passage du chemin de fer 31,8 — jonction du bras de la rivière 32,5 — jonction d'un autre bras de la rivière, au village 34,1 — ponceau du chemin de fer 34,2 — confluent de X... (d) 35,4 — confluent du Chêneau (d) 35,9 — ponceau du chemin de fer 36,1 — limite de Jamioulx 37,0 — Jamioulx, ponceau du chemin de fer 37,9 — ponceau du chemin de fer 38,8 — chemin de la station 38,8 — confluent de la Forêt (g) 39,6 — moulin de Mon Plaisir 40,0 — ponceau du chemin de fer 40,0 — confluent du Bernobée (g) 40,0 — confluent du Champ (d) 40,0 — limite de Montignies-le-Tilleul 40,6 — Montignies-le-Tilleul, confluent du Fonterbois (d) 40,9 — ponceau du chemin de fer 41,3 — station 42,6 — ponceau du chemin de fer 42,6 — la limite de Mont-sur-Marchienne 44,3 — la limite de Marchienne-au-pont 45,9 — Mont-sur-Marchienne, chemin de Zône 46,2 — ponceau du chemin de fer 47,4 — Marchienne-au-Pont, village 47,5 — Marchienne-au-Pont, Hôpital Van Gogh 47,6 — ponceau du chemin de fer 47,7 — embouchure dans la Sambre.
La source de l'Eau d'Heure — à 292,5 m d’altitude, l'un des points culminants de Cerfontaine — est située au centre d’un massif forestier de plusieurs milliers d’ha, qui sépare les bassins de la Sambre, au nord, et celui de la Meuse, au sud. Situées de part et d’autre d’une ligne de faîte, les forêts sont un véritable château d’eau où prennent naissance des dizaines de ruisseaux dont trois rivières plus importantes :
L'Eau d'Heure qui, après 4 km d’un parcours agreste, se retrouve prisonnière du plus grand système de barrages de Belgique, le complexe des lacs de l'Eau d'Heure ; La Hantes, à moins de 2 km à l’ouest, sur Froidchapelle, à 60 m de la limite de Cerfontaine, toujours sur la même ligne de faîte ; La Brouffe, enfin, au sud, formée par plusieurs ruisseaux venant de Cerfontaine, Senzeilles et Froidchapelle ; elle reçoit son nom à la limite de Cerfontaine et de Géronsart (Boussu-en-Fagne—Couvin), affluent de l'Eau Blanche, qui un peu plus loin épouse l’Eau Noire pour former le Viroin et rejoindre la Meuse française.
La source est dénommée en wallon : èl’ fontène-mére dè Djerpène soit source principale de l'Eau d'Heure ; Djerpène devrait signifier domaine de Grippa, comme la localité de Gerpinnes.
Sauf en cas de fortes pluies, la source, située au fond d’une petite crique, ne fournit de l’eau qu’une dizaine de mètres ou deux après sa source, à cause d’une captation effectuée en 1906 à quelque 250 m en aval, pour la distribution d’eau dans la localité.
A Cerfontaine, donc à sa source, les habitants avaient l'habitude de dire, à tort, qu’elle doit son nom au fait qu’elle monte d’un mètre en une heure. Si ce phénomène se vérifie, c’est dû au relief accentué du sol et au caractère semi-torrentiel de la rivière.
Son nom pourrait être d’origine pré-celtique comme l'Our, l'Aar, et signifier l’eau qui ruisselleextrait de L’entité de Cerfontaine, aux sources de l’Eau d’Heure, cahier n° 166, Cercle d’Histoire de Cerfontaine.
Débit Le débit moyen de la rivière mesuré à Marchienne-au-Pont, entre 1992 et 2001 est de /s. Durant la même période on a enregistréRégion Wallonne de Belgique - État des lieux du sous-bassin de la Sambre : Un débit annuel moyen maximal de /s en 2001 ; Un débit annuel moyen minimal de /s en 1996.
Un projet de canalisation en 1831 Vers la fin du régime hollandais, la Chambre de Commerce de Charleroi présente au roi des Pays-Bas une requête sur l'état de la forgerie en demandant d'imposer fortement l'importation de fers étrangers, en vue de défendre cette industrie. En 1831, ce projet est remanié, on évacue l'idée de nouveaux droits de douane et insiste sur les bas prix des transports. Dans le cadre de « Projets de canaux pour le bassin de la Meuse », un ingénieur propose de créer un canal qui suivrait le cours de l'Eau d'Heure pour relier au Pays Noir la région de Couvin et de Chimay.
Assez bizarrement, le titre donné à sa proposition est « Le canal de Chimay »… Était-ce pour rendre hommage au prince de Chimay qui pouvait être un des instigateurs de la requête au roi Guillaume I ou peut-être parce que ledit prince était un personnage marquant de son époque, qui pouvait user de son influence pour la réalisation de ce projet... On ne le sait pas..
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Liste des cours d'eau de Belgique Bassin versant de la Meuse Lacs de l'Eau d'Heure
Bibliographie Lucien Hochsteyn, Monographie des cours d’eau. Voies innavigables, Bruxelles, 1908 L’entité de Cerfontaine, aux sources de l’Eau d’Heure, Cahier du Musée de Cerfontaine, n° 166, 35 pages A4, 24 photos en couleur et 17 illustrations, 2012. André Lépine, " Le canal de Chimay (1831) et le chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse (1844) : deux projets de désenclavement ambitieux, avec une carte de l'ESM (1844) et le rapport sur l'ouverture de la 1ère partie de la ligne , Marchienne-Walcourt (1848), Cahier du Musée de Cerfontaine, n° 468, 18 pages et une carte, 2021.
Liens externes Musée de Cerfontaine
1Eau d'Heure Catégorie:Cours d'eau en Région wallonne Catégorie:Cerfontaine (Belgique) Catégorie:Walcourt Catégorie:Ham-sur-Heure-Nalinnes Catégorie:Montigny-le-Tilleul Catégorie:Géographie de Charleroi