L'Écosse, comme toutes les régions membres du Royaume-Uni, est un État chrétien par tradition. L'Église d'Écosse, appelée presbytérienne ou protestante, connue aussi sous le nom de Kirk, est reconnue comme l'Église officielle par la loi de 1921 sur l'Église d'Écosse (Church of Scotland Act 1921). Elle rassemble environ 32 % de la population d'après le recensement de 2011. Cela ne lui confère pas un statut d'Église d'État ; elle reste indépendante du pouvoir politique.
L'Église la plus importante en Écosse après celle-ci est l'Église catholique romaine, qui rassemble environ 16 % de la population. Elle y est implantée essentiellement dans le centre-ouest. Ensuite vient l'Église épiscopalienne écossaise, qui fait partie de la communion anglicane. , d'autres religions ont été introduites, principalement par l'immigration mais aussi par conversion.
Les groupes les plus importants sont l'hindouisme, le sikhisme et l'islam, introduits principalement par les immigrants d'Asie australe. Parmi les autres religions minoritaires, on trouve le judaïsme, le bouddhisme, la foi baháʼíe et diverses associations prônant le rationalisme et le sécularisme.
Histoire On suppose que l'ancienne religion picte s'apparentait au polythéisme celte. On ne connaît pas avec certitude la date à laquelle les rois pictes se convertirent au christianisme, mais la tradition mentionne la présence de Saint Palladius en pays picte, après son départ d'Irlande. Elle établit aussi un lien entre Abernethy, sainte Brigit et saint Darlugdach de KildareClancy, "'Nennian recension'", pp. 95–96, Smyth, Warlords and Holy Men, pp. 82–83.. Saint Patrick fait référence aux « Pictes apostats », mais le poème Y Gododdin ne décrit pas les Pictes comme païensMarkus, "Conversion to Christianity".. La conversion de l'élite Picte a pris un temps considérable, du , semble-t-il. A Portmahomack, dans une zone qui fut l'une des dernières converties, de récentes fouilles archéologiques permettent de situer la fondation du monastère à la fin du Mentionné par Foster, plus d'information disponible dans le Tarbat Discovery Programme: voir liens externes., contemporaine de Bridei I mac Maelchon, (Bridei des Pictes), et saint Colomba. La propagation de la foi chrétienne en pays picte a duré bien plus longtemps. Iona et l'Irlande n'ont pas été les seules influences chrétiennes sur les Pictes. Sous le règne de Nechtan IV mac Der Ilei, ("Nechtan des Pictes"), les églises d'Angleterre ont aussi joué un rôle. En 717, l'expulsion du clergé et des moines d'Iona par Nechtan a été causée par la controverse sur la date de Pâques et sur la tonsure. Nechtan défendait les usages romains, quoiqu'on puisse penser qu'il cherchait aussi à asseoir son pouvoir royal sur l'ÉgliseBede, IV, cc. 21–22, Clancy, "Church institutions", Clancy, "Nechtan".. Malgré tout, la toponymie de la région est une preuve de la grande influence de Iona sur les PictesTaylor, "Iona abbots".. Le Cáin Adomnáin (Loi d'Adomnán, Lex Innocentium) compte Bridei IV des Pictes, frère de Nechtan, parmi ses garants.
Les centres monastiques pictes ne sont pas aussi importants que les centres irlandais. Dans les zones qui ont été recherchées, telles Strathspey et Perthshire, l'organisation paroissiale de l'Écosse du Moyen Âge est évidente dès le début de l'époque. Les principaux sites religieux à l'est du pays picte étaient Portmahomack, Cennrígmonaid (plut tard St Andrews), Dunkeld, Abernethy et Rosemarkie. Il semble que ces sites avaient des liens étroits avec les rois pictes, indiquant une protection et un contrôle royal considérable sur l'ÉgliseClancy, "Church institutions", Markus, "Religious life"..
Le culte des saints était devenu important pour les Pictes, comme dans de nombreux pays chrétiens. Les rois protégeaient les saints majeurs tels saint Pierre (pour Nechtan) et peut être saint André pour Óengus II mac Fergusa, mais les saints mineurs, certains oubliés aujourd'hui, étaient aussi importants. Le saint picte Drostan a bénéficié d'un culte important dans le nord, quoiqu'il fût pratiquement oublié au . Saint Serf de Culross était associé à Bridei, frère de NechtanClancy, Cult of Saints, Clancy, Nechtan', Taylor, Iona abbots'. Des familles, de noble origine, avaient leurs propres saints patrons, ainsi que leurs propres églises et abbayesMarkus, "Religious life"..
Origine du christianisme en Écosse right|thumb|Ruines de la cathédrale de Saint Andrew, à Saint Andrews, Fife. La foi chrétienne arrive probablement en Écosse vers le ou le . Cependant, l'Église d'Écosse et le pape entretiennent des liens ambigus jusqu'au . L'Église 'celtique' écossaise présentait des différences liturgiques et ecclésiales marquées avec le reste de la chrétienté occidentale. Certaines sont résolues à la fin du lors du synode de Whitby et la retraite de saint Colomba à Iona. Cependant, il faut attendre les réformes ecclésiales du pour que l'Église d'Écosse soit partie intégrante de la communion romaine.
D'abord dépendant de l'archevêché d'York, l'Église d'Écosse obtient son autonomie par la bulle Cum universi du pape Clément III qui la rattache directement à la papauté. Le monachisme est particulièrement florissant au .
Il en est ainsi jusqu'à la réforme écossaise, commencée en 1560 à l'initiative du calviniste John Knox. L'Église d'Écosse rompt avec la papauté et adopte la confession calviniste. La célébration de la messe catholique romaine devient illégale. Quand la catholique Marie d'Écosse (Marie Stuart, ou Mairi en gaélique écossais, aussi connue comme Marie, reine des Écossais,) rentre de France pour régner, elle se trouve à la tête d'un État et d'une cour largement protestante.
Églises chrétiennes d'Écosse L'Église d'Écosse L'Église d'Écosse, connue aussi sous le nom de Kirk, est reconnue comme l'Église officielle, par la loi de 1921 sur l'Église d'Écosse (Church of Scotland Act 1921). Cela ne lui confère pas un statut d'Église d'État ; elle reste indépendante du pouvoir politique en tout ce qui touche au spirituel. L'Église d'Écosse est une Église réformée, basée sur le système presbytérien de gouvernement ecclésiastique édicté en 1690. Avant cette date, les factions épiscopaliennes et presbytériennes rivalisaient pour le contrôle de l'Église. Au , l'Église d'Écosse garde sa théologie réformée et exerce un contrôle strict sur la moralité de la majeure partie de la population. La Kirk a une influence non négligeable sur le développement culturel de l'Écosse, à l'aube des temps modernes.
Bien que la reine Élisabeth II soit un membre ordinaire de l'Église d'Écosse, elle est représentée par son haut-commissaire (Lord High Commissioner to the General Assembly of the Church of Scotland) à l'assemblée générale (le synode) de l'Église d'Écosse.
Les divisions au sein des presbytériens écossais (schisme de 1843) conduisent à la création d'Églises dissidentes, telle l'Église Libre d'Écosse, qui adhère à une forme conservatrice de calvinisme. Il existe aussi d'autres branches, tels les méthodistes et les congrégationalistes.
L'Église catholique d'Écosse 200px|thumb|right|Diocèses écossais de l'Église catholique. L'Église la plus importante en Écosse après l'Église d'Écosse est l'Église catholique romaine, qui a survécu à la Réforme, surtout dans les îles comme Uist et Barra, malgré son interdiction du . L'Église catholique romaine a été renforcée dans l'ouest de l'Écosse par l'immigration irlandaise, au . La hiérarchie du culte en Écosse a d'ailleurs été restaurée le , ce fut un des premiers actes de Léon XIII en tant que pape. Ce phénomène se poursuit au , à la faveur de l'immigration de nombreux catholiques d'Italie et de Pologne.
Il y a deux archevêchés (et six évêchés en Écosse): l'archevêché de Glasgow et l'archevêché de Saint Andrew et d'Édimbourg.
Archidiocèse métropolitain de Saint Andrews et Édimbourg, dont le siège est la cathédrale Sainte-Marie, (Primatie d'Écosse, 4 diocèses) : Diocèse d'Aberdeen dont la cathédrale est Sainte-Marie-de-l'Assomption, Diocèse d'Argyll et des Îles dont la cathédrale est Cathédrale Saint-Colomba d'Oban, Diocèse de Dunkeld dont la cathédrale est Saint-André, Diocèse de Galloway dont la cathédrale est Sainte-Margaret.
Archidiocèse métropolitain de Glasgow, dont le siège est la cathédrale Saint-André (2 diocèses) : Diocèse de Motherwell dont la cathédrale est la Notre-Dame-du-Bon-Secours, Diocèse de Paisley dont la cathédrale est la Saint-Mirin.
L'Église épiscopalienne écossaise 200px|thumb|right|Diocèses de l'Église épiscopalienne écossaise. L'Église épiscopalienne écossaise a ses origines à 1582, quand une tradition ecclésiastique se forme après l'Église d'Écosse, l'Église nationale, rejette le gouvernement épiscopal (par des évêques), et les monarques écossais multiplient les efforts pour introduire des évêques.
À la suite des troubles politiques de 1688 et 1689 (la « révolution glorieuse »), les adeptes d'une forme épiscopalienne de gouvernement de l'église sont expulsés des congrégations de l'Église d'Écosse. Ils se regroupent au sein de l'Église épiscopalienne écossaise, qui fait maintenant partie de la communion anglicane.
Cependant, bien que l'Église épiscopalienne écossaise soit de même confession que l'Église d'Angleterre, leurs origines et leur histoire sont distinctes (la seconde n'est pas l'« Église-mère de l'autre »). Elle est également membre de la communion de Porvoo.
L'Église a sept évêques, chacun avec son propre diocèse : Diocèse d'Aberdeen et d'Orkney Diocèse d'Argyll et des îles Diocèse de Brechin Diocèse d'Édimbourg Diocèse de Glasgow et de Galloway Diocèse de Moray, de Ross et de Caithness Diocèse de Saint Andrews, de Dunkeld et de Dunblane
Monastères L'activité monastique chrétienne dans les îles Britanniques a propagé le christianisme aux confins de l'archipel, mais la Réforme entraîna la dissolution de tous les monastères. Depuis, des communautés monastiques catholiques se sont ré-implantées. Il existe aussi de nombreuses communautés anglicanes et quelques communautés orthodoxes. Des communautés religieuses hindoues et bouddhistes existent aussi.
Autres spiritualités Islam thumb|right|200px|Mosquée centrale de Glasgow, plus grande mosquée d'Écosse thumb|right|200px|Intérieur de la synagogue de Garnethill à Glasgow, la plus vieille en Écosse thumb|200px|La pierre de Scone sur le trône du couronnement dans l'abbaye de Westminster, 1855.
L'islam est la plus importante religion non chrétienne d'Écosse (avec un nombre de pratiquants de l'ordre de ), elle représente moins de 1 % de la populationGeneral Register Office for Scotland 2001 Census analysis.
Judaïsme