Urou-et-Crennes est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de habitantsPopulation municipale ., devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Gouffern en Auge.

Géographie La commune est en plaine d'Argentan, aux portes du pays d'Auge ornais. Urou et Crennes sont, en réalité, deux îlots urbains nettement éclatés. Urou est situé le long de l'ancienne route royale menant à Paris, dans un espace relativement plat et proche de la ville d'Argentan. Crennes, à l'inverse, s'étend sur les contreforts de la forêt de Bonménil, et donc en hauteur par rapport à Argentan. Ils sont situés l'un et l'autre à l'est de la ville, de part et d'autre de la route départementale 926, ancienne RN 26 et RN 24bis. Le bourg d'Urou est à du centre-ville argentanaisDistance routière les plus courtes selon Viamichelin.fr.

Toponymie Urou est dérivé de Ure, rivière bordant le bourg, et du suffixe gaulois -avo évoquant la présence.

René Lepelley présente deux pistes pour l'origine de Crennes : le gaulois crenn, « arbre », ou le bas latin crena, « entaille », ce dernier se référant à un relief accidenté. Crena, dans le vocabulaire géographique de la France, désigne souvent « une échancrure, une brèche faite de main d'homme ».

Le gentilé est Urocrennois.

Histoire

Les deux bourgs existent depuis fort longtemps, visiblement depuis le Moyen Âge.

La commune naissante d'Urou a absorbé la paroisse de Crennes entre 1790 et 1794. Urou est doté de sa propre église et sa mairie. Le bourg est articulé autour des haras qui le bordent. Il peut être considéré comme l'une des banlieues d'Argentan. Son activité a toujours été à dominante agricole, mais aussi d'élevage hippique. Le bourg s'est développé de par sa proximité d'Argentan, ainsi que de la route nationale. Entre le 15 et , le bourg sera pris et repris sans cesse (pas moins de huit fois selon certaines mémoires locales). Les combats seront furieux entre les Américains (selon toute vraisemblance des soldats de la division d'infanterie américaine) et des blindés allemands (, et Panzerdivision du groupe d'armée blindée Eberbach) qui se tapissent le jour sous les vergers longeant la route et contre-attaquent à la nuit tombée.

Crennes semble à l'origine de taille plus modeste. Une vierge incrustée dans la façade d'un bâtiment laisse supposer que le bourg est d'origine bien ancienne. Le bourg était autrefois plus spécialisé dans les travaux du bois et de coupe des ligneux que les activités agricoles et même d'élevage, même si ces dernières subsistent seules aujourd'hui. La ville est juchée sur les versants sud des monts qui bordent Argentan. En 1944, une part importante de l'armée allemande en déroute se cacha dans la forêt bordant Crennes. Ce massif boisé fut longtemps interdit tant il avait été truffé de mines.

Politique et administration

Le conseil municipal était composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints.

Démographie

Urou-et-Crennes a compté jusqu'à 240 habitants en 1821.

Économie

Lieux et monuments Église Notre-Dame-de-la-Nativité d'Urou, du . Son retable intégrant les portes de la sacristie, du , et une statue de saint Nicolas du , sont classés à titre d'objets aux Monuments historiques... Église Notre-Dame-des-Douleurs de Crennes, du . Elle abrite une Vierge à l'Enfant, considérée du , classée à titre d'objet.. Hippodrome d'Argentan.

Activité et manifestations

Personnalités liées à la commune

Voir aussi Liste des communes de l'Orne

Notes et références Notes

Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)

Liens externes

Site municipal Résumé statistique d'Urou-et-Crennes sur le site de l'Insee

Catégorie:Ancienne commune dans l'Orne Catégorie:Commune déléguée dans l'Orne