Ferdinand Christian Baur (né le à Schmiden, près de Fellbach, dans le duché de Wurtemberg et mort le à Tübingen) était un théologien protestant allemand.

Biographie

Ferdinand Christian Baur a fondé, au sein du Tübinger Stift, séminaire évangélique de l'université de Tübingen, la Jeune école de Tübingen, qui aborde de manière radicalement nouvelle l'étude du Nouveau Testament.

Il a publié un grand nombre d'ouvrages de critique religieuse presque aussi hardis que ceux de David Friedrich Strauss, son disciple : Gnose chrétienne, 1835 ; Saint-Paul, sa vie et ses doctrines, 1845 ; Recherches critiques sur les Évangiles canoniques, 1847 ; Le Christianisme jusqu'au , 1835 et suivants.

On lui attribue en général l'invention du néologisme judéo-christianisme dans son article Die Christuspartei in der Korinthischen Gemeinde, der Gegensatz des petrinischen und paulinichen Christenthums in des ältesten Kirche, der Apostel Paulus in Rom publié en 1831Ferdinand Christian Baur, Die Christuspartei in der Korinthischen Gemeinde, der Gegensatz des petrinischen und paulinichen Christenthums in des ältesten Kirche, der Apostel Paulus in Rom, dans Tübinger Zeitschrift für Theologie 4 (1831), 61-206.Simon Claude Mimouni, Les Chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, Éd. Albin Michel, Paris, 2004,30..

Son fils est chargé de cours en anatomie à l'université d'Erlangen à partir de 1864 et son fils Ferdinand Baur (1825-1889) est recteur du à partir de 1874.

Théories

Baur est l'auteur de plusieurs théories aujourd'hui abandonnées par la critique moderne, dont celle de l'Urevangelium, c'est-à-dire l'existence d'une première version de l'Évangile selon Matthieu en hébreu ou en araméen.

Dans son essai Kritische Untersuchungen über die kanonischen Evangelien, ihr Verhältniss zu einander, ihren Charakter und Ursprung (Recherches critiques sur les Évangiles canoniques, 1847), il développe l'idée que les Évangiles canoniques sont des traductions ou des adaptations de textes plus anciens comme les Évangiles des Hébreux, de Pierre, des Égyptiens ou des Ébionites. Selon cette thèse, l'Évangile (pétrinien) selon Matthieu est le plus proche de l'Urevangelium, celui (paulinien) de Luc est ultérieur et enfin celui de Marc est le plus tardif.

Voir aussi Bibliographie Eduard Zeller, Christian Baur et l'école de Tubingue, traduit de l'allemand par Charles Ritter, Paris, Éd. Germer Baillière, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1883 : Baur, Ferdinand Christian. In: Theologische Realenzyklopädie. 5 (1980), p. 352–359.

Klaus Schuffels: Der Nachlaß F. Chr. Baurs in der Universitätsbibliothek Tübingen und im Schiller-Nationalmuseum Marback/Neckar. In: Zeitschrift für Kirchengeschichte, Vol. 79 (1968), p. 375-384. : Ferdinand Christian Baur als Begründer einer konsequent historischen Theologie. In: Zeitschrift für Theologie und Kirche, Jg. 89 (1992), H. 4, p. 440–461.

Articles connexes Quêtes du Jésus historique

Liens externes

Philippe Schaff, Encyclopedia of Religious Knowledge : Baur Ferdinand Christian and the later Tübingen school, sur le site Christian Classics Ethereal Library

Sources

Notes et références

Catégorie:Naissance dans le duché de Wurtemberg Catégorie:Théologien protestant allemand Catégorie:Bibliste Catégorie:Personnalité du protestantisme libéral Catégorie:Étudiant de l'université de Tübingen Catégorie:Personnalité liée à Tübingen Catégorie:Naissance en juin 1792 Catégorie:Décès en décembre 1860 Catégorie:Décès à Tübingen Catégorie:Décès dans le royaume de Wurtemberg Catégorie:Décès à 68 ans