Le second gouvernement Henri Brisson est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

Composition

Nomination du 28 juin 1898 Fonction Image NomParti politique  Président du Conseil des ministres 80px Henri BrissonRadical

Fonction Image NomParti politique  Ministre de l’Intérieur 80px Henri BrissonRadical  Ministre de la Justice et des Cultes 80px Ferdinand SarrienRadical  Ministre des Affaires étrangères 80px Théophile DelcasséRadical  Ministre des Finances 80px Paul PeytralRadical  Ministre de la Guerre 80px Godefroy Cavaignac Nationaliste  Ministre de la Marine 80px Édouard LockroyRadical  Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts 80px Léon BourgeoisRadical  Ministre des Travaux publics 80px Louis Charles TillayeGauche républicaine  Ministre de l'Agriculture 80px Albert VigerRadical  Ministre du Commerce, de l'Industrie, des postes et télégraphes 80px Émile MaruéjoulsRadical  Ministre des Colonies 80px Georges TrouillotRadical

Nomination du 5 juillet 1898 Fonction Image NomParti politique  Sous-secrétaire d'État aux Postes et Télégraphes (auprès du ministre du Commerce) 80px Léon MougeotRadical  Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur 80px Ernest ValléRadical

Remaniement du 3 septembre 1898

Cessation des fonctions de Godefroy Cavaignac, ministre de la Guerre. Cavaignac est forcé de démissionner face aux révélations du faux Henry, alors que celui-ci refuse toujours la révision du procès.

Remaniement du 6 septembre 1898 Fonction Image NomParti politique  Ministre de la Guerre 80px Émile ZurlindenIndépendant (Antidreyfusard)

Remaniements du 17 septembre 1898 Fonction Image NomParti politique  Ministre de la Guerre 80px Jules ChanoineIndépendant  Ministre des Travaux publics 80px Jules GodinGauche républicaine

Politique menée Le gouvernement comprend de nombreux hommes forts du radicalisme mais il ne cherche pas à mener de réformes sociales ou à faire passer l'impôt sur le revenu. Surtout, il est handicapé par l'Affaire Dreyfus et sa position ambiguë. Il frappe alors sur sa gauche en enfermant Picquart et en donnant des sanctions contre des universitaires. Cette position est cependant durant les deux premiers mois assez majoritaire chez les radicaux et totale chez les progressistes.

Sur le plan extérieur cependant, le ministère des Affaires Étrangères de Delcassé porta de nombreux projets. D'abord en août, il offrit la médiation de la France pour la guerre hispano-américaine, avec le traité de Paris. Il dut aussi s'occuper de rivalité coloniale avec notamment la crise de Fachoda, qui lui attira la haine des nationalistes. Enfin le , l'alliance diplomatique, qui complète l'alliance militaire de 1892, avec la Russie est signée.

À deux reprises, Brisson est interpellé sur sa transmission à la Cour de cassation de la demande de révision du procès. Le , le ministre de la Guerre Cavaignac, convaincu de la culpabilité de Dreyfus, affaibli par la découverte du faux du colonel Henry, remet sa démission. Après son remplacement par le général Zurlinden et malgré son avis négatif pour la révision, le gouvernement fait voter au recours à la Cour de cassation le . Le général démissionne immédiatement. Le général Chanoine fait de même le sans en avoir informé le reste du gouvernement.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs Fragilisé par les démissions successives de trois ministres de la Guerre, il est renversé le , par un ordre du jour de la Chambre, « invitant le gouvernement à réprimer les attaques contre l'armée ».

Le , Charles Dupuy est nommé par Félix Faure pour constituer le futur cabinet, il accepte la mission.

Le , le quatrième cabinet Dupuy voit le jour.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Troisième République Liste des gouvernements de la France - Président du Conseil 1898 en France

* Brisson, 02 Catégorie:1898 en France Catégorie:1898 en politique