La guerre de Cent Ans (1337-1453) ne connaît qu'un assez petit nombre de batailles rangées : le plus souvent, les Anglais, les Français et leurs alliés mènent une guerre de coups de main, d'embuscades et de sièges contre les nombreuses villes, bourgades, châteaux forts et maisons fortes.
Origines de cette guerre En 1336, le roi Édouard III d'Angleterre, prétendant au trône de France et vassal du roi en tant que duc d'Aquitaine pour ses possessions en Guyenne, entre en rébellion contre Philippe VI de France, alors roi de France, dont il conteste l'autorité. Le , Philippe VI décide de lui confisquer la Guyenne (Aquitaine) en réactionPage70 dans La guerre de Cent Ans (1945) d'Édouard Perroy.
Principaux sièges Règne de Philippe VI (début de la guerre de Cent Ans : 24 mai 1337 - 22 août 1350) 1337 : siège de la ville et du château de Puymirol par Étienne Le Galois de la Baume, grand-maître des arbalétriers commandant les troupes françaises. La capitulation se fait en date du . Ce siège marque le début des hostilités "sur le terrain" entre les rois de France et d'Angleterre. : siège de Saint-Macaire par Raoul II de Brienne, comte d'Eu, connétable et lieutenant du roi de France. 1338 : siège du château de Penne-d'Agenais par les Français. Robert III d'Artois, rallié aux Anglais, entreprend de forcer les Français à lever le siègeUne autre source fait mention de ce siège en l'année 1337.. : siège du château de Madaillan (canton de Prayssas, Lot-et-Garonne) par les troupes françaises d'Étienne Le Galois de la Baume, et du comte Gaston II de Foix. À cette époque le château était occupé par les Anglais. 1338 : siège et prise de Tartas par le comte de Foix sous la bannière de Philippe VI de France. Mars - : siège de la bastide de Puyguilhem, tout près de Thénac en Périgord, mené par Pierre de la Palu, seigneur de Varambon, sénéchal de Toulouse et d’Albi, avec le soutien du chevalier Jean de Surie (ou, de Sury) et neuf écuyers avec leurs hommes d’armes du côté français, contre les Anglais. Pierre de la Palu réunit des troupes à Marmande pour assiéger ensuite Puyguilhem où, pour la première fois en France, les artilleurs du roi employèrent la poudre, les canons et les couleuvrines à la réduction d’une place forte1.) Année 1339, date nouv. st. ou, année 1338, date anc. st. 2.) Dans les registres de la Chambre des Comptes de Paris de l’année 1338, on trouve la mention de Barthelemi de Drach, trésorier aux Comptes des Guerres qui porte une somme donnée à Henry de Famechon pour avoir poudre et autres choses nécessaires au siège de Puyguilhem. 3.) Jean de Surie (ou, de Sury) assiégeant Puy Guilhem est le même chevalier qui défendra la ville de Calais en 1346-1347 avec Jean de Vienne, contre l'invasion anglaise. Sources : L. Figuier, Exposition et histoire des principales découvertes scientifiques, t. 3, 1858, ; J. Froissart, Œuvres de Froissart publiées avec les variantes des divers manuscrits, éd. Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 1876, ; Society of Antiquaries of London, Proceedings of The Society of Antiquaries of London, vol. 1, London, 1849, .. 1339 : siège du château fort de Rihoult en Artois (Pas-de-Calais) par Robert III d'Artois rallié aux Anglais. Il enleva la place mais ne put la conserver. Quelques années plus tard, en 1346, les Flamands, alliés des Anglais, détruisirent le château. Septembre 1339 : siège de Cambrai conduit par le roi Édouard IIISources : J. Aicard, F. Bourquelot, A. Bravais, F. Chassériaux, A. Deloye, D. Denne-Baron, Desportes, P. Gervais, Jung, Léon Lalanne, Ludovic Lalanne, Le Chatelier, A. Le Pileur, Ch. Louandre, Ch. Martins, V. Raulin, F. Régnier, L. Vaudoyer et Ch. Vergé, Patria ou Collection Encyclopédique : La France ancienne et moderne, morale et matérielle et, statistique des faits, Paris, 1847, ; N. Chareyron, Jean le Bel maître de Froissart grand imagier de la Guerre de Cent Ans, Ed. De Boeck Université, Bruxelles, 1996, ; L. Figuier, Exposition et histoire des principales découvertes scientifiques, t. 3, 1858, ; A.Ch.N. de Lateyssonnière, Recherches historiques sur le département de l’Ain, t. 3, Bourg, 1841, ; A. Guilbert, Histoire des villes de France, Paris, 1845, ; Pères Richard et Giraud, Bibliothèque Sacrée et Dictionnaire Universel, t. 20, Paris, 1827, ; C. Robert, Numismatique de Cambrai, Paris, 1861, .. Hiver 1339 - 1340 : siège d’Escaudœuvres près de Cambrai, et siège de la maison forte de Relenghes située du côté opposé du fleuve Escaut, en face d’Escaudœuvres. 1340 : siège et sac d'Aubenton (Aisne) : en représailles à une attaque française contre Chimay, possession du comte de Hainaut, les Hennuyers prennent et mettent à sac cette prospère cité drapière qui ne se remettra jamais de ce désastre.. 1340 : siège de MontayFroissart, livre I, partie I, chapitre 109-110.. 1340 : siège de Le Quesnoy en comté de Hainaut. 1340 : siège de la forteresse de Thun-l'Évêque, près de CambraiFroissart, livre I, partie I, chapitre 99.. 1340 : siège de Mortagne (près de Valenciennes, Nord). La dite année à Mortagne, le lit du fleuve Escaut avait été garni de pieux pour empêcher toute navigation. À cette époque, le comte de Hainaut, allié au roi d’Angleterre, était en train d’assiéger la ville de Tournai. Mais, le comte aimait trop la guerre active et les beaux faits d’armes pour se plaire dans l’oisiveté d’un siège qui fut grand long et bien tenu : il délaissa donc ce siège pour courir le pays et faire des dégâts à dix lieues à la ronde. Avec ses troupes et celles qu’il avait demandé à la population de la ville de Valenciennes pour le suivre dans ses expéditions, il vint assaillir et mettre le siège devant Mortagne. Mais c’était sans compter sur la ténacité du comte Édouard de Beaujeu qui défendit à outrance la cité, et qui ne capitula point. Malgré plusieurs assauts violents, le comte de Hainaut ne put pénétrer dans la cité. Il s’éloigna et se reporta alors sur la ville de Saint-Amand et son abbaye qu’il brûla après un rude assautSources : J.A.C. Buchon, Les Chroniques de Sire Jean Froissart qui traitent des merveilleuses emprises, nobles aventures et fait d’armes advenus en son temps, en France, Angleterre, Bretaigne, Bourgogne, Escosse, Espaigne, Portingal et ès autres parties, t. 1, Paris, 1867, ; A.C.N. de Lateyssonnière, Recherche historique sur le département de l’Ain, t. 3, Bourg, 1841, ; H. Martin et P-L Jacob, Histoire de Soissons, II, Paris, 1837, ; R. L. Toms, Catapult, Design, Construction and Competition with de projectile, 2006, ; A. Vidalin, Édouard III et le Régent, ou essai sur les mœurs du s., Paris, 1843, ..