Le d'infanterie ( RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir d'une grande partie de la garde nationale soldée de Paris qui avait été elle-même presque entièrement composée d'hommes venant du régiment licencié des Gardes françaises.

De cette dislocation sont également créés les et Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, Éditions Pygmalion, 1997..

Création et différentes dénominations 1791 : création du régiment d'infanterie. 1794 : première formation 1796 : de deuxième formation 1803 : régiment d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas recréé, son numéro reste vacant jusqu'en 1855. 1855 : . 1856 : dissolution. 1859 : . 1862 : licencié Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du 1872 : . 1882 : . 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie 1940 : dissolution.

Chefs de corps 1791 : colonel Charton 1792 : colonel Michel Villot de La Tour (**) 1792 : colonel Claude Antoine Capon de Château-Thierry (**) 1793 : chef de brigade Claude Louis Brun dit Lebrun (**) 1794 : chef de brigade Barthélémy 1794 : chef de brigade Georges Monet (*) 1796 : chef de brigade Eustache Beltz 1796 : chef de brigade François Jalras (**) 1804 : colonel Cattanéo (tué le ) 1806 : colonel Pierre Espert de Sibra (**) 1812 : colonel André Maréchal de 1815 à 1855 le est vacant 1855 : colonel Elie-Thédorore-Clairmonté Cardonne 1859 : colonel Charle-René-Stanislas Supervielle 1859 : colonel Auguste-André O'Malley (**) 1860 : colonel Georges-Hippolythe Théologue (**) 1871 : colonel Christophe Victor Vilmette (***) 1875 : colonel Mathieu-Gabriel-Jules Jobey (**) 1882 : colonel Frédéric Koch (**) 1889 : colonel François-Jules-Gustave Langlois (**) 1890 : colonel Louis-Léon-Christophe Roulin 1895 : colonel François Ambrosini (***) ... 1907 : colonel Henri François Amédée Mollard (***) ... - : colonel Valantin - : colonel Louis Lepetit (***) ... 1939-1940 : lieutenant-colonel Flouriot.

(**) Officier devenu par la suite général de brigade.(***) Officier devenu par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du (1791-1792)

Guerres de la Révolution et de l'Empire Le est créé par décrets des et à partir d'une grande partie de la garde nationale soldée de Paris qui avait été elle-même presque entièrement composée d'hommes venant des et du régiment licencié des Gardes françaisesDe cette dislocation sont également nés les et d’infanterie.

Le , pour son baptême du feu, le du d'infanterie, rattaché à l'Armée du Centre, prend part à la bataille de Valmy. Il défend le moulin de Valmy, au centre de l'attaque prussienne repoussée par l'artillerie française. Le bataillon rejoint ensuite l'armée de la Moselle. Le qui était resté en garnison à Nancy rejoint le en puis le régiment est à nouveau séparé en .

Le du rejoint en l'Armée du Nord et stationne près de Lille. Il ne participe pas à la bataille de Hondschoote le , mais il combat à la bataille de Menin le 13 et est anéanti à la bataille de Marchiennes le .En , le , combat près de Saint-Ingbert dans la Sarre et reflue face à l'attaque allemande le 17. Le , après avoir pris le village de Röderich à une petite force prussienne, une colonne de , dont le , est contre-attaquée par . Les Français échappent de peu à l'anéantissement total pendant leur repli sur Schorbach. Envoyé à Main du Prince en octobre, le régiment en est chassé par une importante force ennemie, et se replie vers Dambach. Affecté à l'Armée du Rhin en retraite depuis Wissembourg, il est engagé à Saverne, où les Prussiens sont stoppés le . Il combat ensuite à Mittersheim le , sur le Geisberg le 26, sur la Lauter le .

Début il participe au siège de Fort-Louis, puis avec l'armée de la Moselle il se trouve aux combats d'Arlon en . Il part ensuite à Longwy, où il défend les arrières de l'armée française jusqu'en septembre. Fin octobre, il participe au siège du château de Rheinfels, évacué par les Hessois le .

Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du , on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. Le du d'infanterie, est amalgamé en 1794, pour former la d'infanterie. Le du d'infanterie, est amalgamé en 1794, pour former la d'infanterie.

demi-brigade de première formation (1793-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du , on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.

La de bataille est formée en 1794, de l'amalgame : du du d'infanterie (ci-devant La Sarre), du de volontaires du Var, du de volontaires du Var.

Affectée à l'armée d'Italie, il participe à la bataille de Saorge face aux Piémontais le , puis à la prise et à la défense du col de Tende, les 7 et . Les opérations offensives sont stoppés après la chute de Robespierre le .

Après la reprise des combats, les trois bataillons de la combattent à la bataille de Loano le 23 et .

Le la amalgamé dans la demi-brigade de de deuxième formation.

de deuxième formation (1799-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire La nouvelle est formée le , par l'amalgame des anciennes : de première formation ( du d'infanterie de ligne ci-devant Perche, de volontaires de Paris également appelé bataillon des Sections Armées et de volontaires de Rhône-et-Loire), et de la de première formation ( du d'infanterie ci-devant Royal Deux-Ponts, de volontaires du Haut-Rhin et de volontaires du Bas-Rhin).

En 1796, affectée à l'armée de Sambre-et-Meuse, elle prend part à la campagne d'Allemagne. Elle couvre l'armée française face à Mayence en juin, puis passe le Rhin à Neuwied (). Les et bataillons, participent aux sièges d'Ehrenbreitstein et le bataillon à celui de Cassel. Les sièges sont levés le (Ehrenbreitstein) et le (Cassel), face à l'avancée des Autrichiens. Réunie, la demi-brigade participe à la bataille de Limbourg (), aux combats retardeurs de Molsberg et Freilingen (), puis à la bataille d'Altenkirchen (19 septembre), où Marceau est tué. L'armée reste ensuite inactive, se contenant de bloquer une tentative d'infiltration sur la Nahe en .

La demi-brigade est à Coblence depuis dans la division Championnet lorsque l'offensive reprend le . Elle combat à Herborn et Steinberg (près d'Ehringshausen) le , puis l'avancée française s'arrête après la paix de Leoben.

En 1799, affectée à l'armée du Danube, elle prend part à la campagne de Suisse, et participe à la première bataille de Zurich. Après avoir pris position à Dietikon, où elle franchit la Limmat, elle se dirige sur Regensdorf, et s'établit sur les hauteur dominant Zurich. Le , bloquant la route de Winterthour, elle soutient, avec la 10e demi-brigade légère et la 37e demi-brigade de deuxième formation, un combat opiniâtre contre les forces Russes, de du matin jusqu'à la nuit.

En 1800, affectée à l'armée du Rhin puis à l'armée d'Italie, la prend part à la campagne d'Italie, et se distingue à Solférino, Cavriana et Monzambano.

(1803-1815)

Guerres de la Révolution et de l'Empire Le , la demi-brigade est renommée d'infanterie de ligne.

De 1807 à 1814 le fait les campagnes en Italie, en Allemagne, en Catalogne. Parmi les faits d'armes : En octobre 1808, la prise de Capri sous les ordres du général Lamarque, Le , lors de l'assaut du fort de Malborghetto, Le , à la bataille de Raab, Le de la même année lors du combat de Saffnitz.

Le , le d'infanterie de ligne prend le . Le devient vacant.

Un décret du rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils ont perdus sous la première restauration ; le d'infanterie de ligne reprend son nom.

Il est licencié à la Seconde Restauration. Ses cadres sont versés à Mont-de-Marsan dans la départementale qui prend le nom de légion des Landes, les et bataillons sont dissous à Belfort le et les , , et à Niort le .

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas recréé, son numéro reste vacant jusqu'en 1855.

d'infanterie de ligne (1855-1856) Second Empire Un décret du crée le de ligne, composé de 4 bataillons à 6 compagnies.

Le ne participe pas à la guerre de Crimée et demeure à Lyon où il est licencié, le , après la paixVictor Louis Jean François Belhomme, Histoire de l'infanterie en France, vol 5, , ..

d'infanterie de ligne (1859-1862) Second Empire Un décret du crée de nouveau le d'infanterie de ligne, formé comme les autres régiments à 4 bataillons dont 3 bataillons de guerre à 6 compagnies, dont 2 d'élite et un dépôt à 6 compagnies de fusiliers. Les 24 compagnies du furent fournies par les 5, 7, 10, 13, 16, 17, 31, 32, 35, 36, 39, 42, 47, 57, 62, 63, 66, 67, 79, 83, 94, 95, 96 et d'infanterie.

En 1860, le participe à la campagne de Chine et prend part aux différents combats. Il participe à la prise des forts du Peï-Ho le , à la bataille de Zhangjiawan le et au sac du Palais d'Été, à Pékin en . Le régiment rejoint Tianjin le puis le est envoyé à Shanghai en . Débarqué à Toulon le , le régiment est licencié le suivant.

d'infanterie de ligne (1872-1882) De 1872 à 1914 Un décret du président de la République en date du ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le prend la dénomination de « » et reste à la caserne Charras à Courbevoie qu'il occupe depuis le .

Le il forme les deux premières compagnies d'un et, le de la même année, les quatre dernières compagnies de ce bataillon sont constituées.

En 1873, 3 compagnies du passent au .

Conformément à la loi du , le régiment est constitué à 4 bataillons de 4 compagnies, plus 2 compagnies de dépôt. Pour ce faire, 3 compagnies sont supprimées en et les hommes sont versés dans les autres compagnies, les officiers mis à la suite.

Le demeure dans le gouvernement militaire de Paris, avec un détachement à Laval jusqu'en 1878, où le régiment est envoyé en entier dans la ville préfecture de la Mayenne et rattaché au d'armée.

Il ne participe à aucune opération active avant la Première Guerre mondiale.

d'infanterie Première Guerre mondiale

À la mobilisation, il se dédouble en donnant naissance au d'infanterie.

Le régiment est affecté à la d'infanterie, d'infanterie, d'armée. Le régiment reste à la d’ à .

1914 Bataille de Longwy (Ethe - ) Retraite des et armées : Petit-Xivry () bataille de la Marne (5 au ) : Nanteuil-le-Haudouin (épisode des Taxis de la Marne) Course à la mer : Bois Saint-Mard, Lassigny (15-)

1915 : Le Mesnil-lès-Hurlus (24 –) Aubérive (25-30 sept.) 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne

1916 Bataille de Verdun : Secteur Margueritte

1917 Lorraine, Badonviller, Verdun, Vacherauville puis les Eparges, Haudiomont, Champagne, Moronvilliers, le Cornillet.

1918 Bataille de la Marne : nord d’Epernay : bois St Marc, Romery, le Paradis, Nanteuil (16- ) Citation à l'ordre de l'Armée :

Seconde bataille de Champagne (), Saint-Clément, Arnes () Bataille de l'Aisne (octobre) - Seconde citation à l'ordre de l'Armée :

: remise par le général Debeney, commandant la , de la fourragère aux couleurs de ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Le régiment est dissout le .

Seconde Guerre mondiale

Formé le le , sous les ordres du lieutenant colonel Flouriot, appartient à la d'infanterie de la . À la division appartiennent également le RI ; le RI ; le d'artillerie divisionnaire ; le d'artillerie lourd divisionnaire ; le de reconnaissance divisionnaire, le du génie et ; télégraphique ; radio ; hippomobile ; auto ; d'exploitation divisionnaire ; sanitaire divisionnaire ; parc d'artillerie 7.

Drapeau

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