Saint-Hilarion est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.
Géographie left|vignette|Localisation de Saint-Hilarion dans les Yvelines.
Situation La commune de Saint-Hilarion se situe dans le Sud-Ouest du département des Yvelines, à la limite de l'Eure-et-Loir, à environ au sud-ouest de Rambouillet, sous-préfecture, et à environ au sud-ouest de Versailles, préfecture du département.
Communes limitrophes
Hydrographie Saint-Hilarion se trouve dans le bassin versant de l'Eure, affluent de rive gauche de la Seine.
Le territoire communal est irrigué par la Guéville, petite rivière de de long. Affluent de la Drouette qu'elle rejoint dans la commune voisine d'Épernon, la Guéville prend sa source dans le parc du château de Rambouillet et s'écoule dans la commune de Saint-Hilarion selon une orientation nord-est - sud-ouest. Son cours suit en partie la limite intercommunale entre Saint-Hilarion et Droué-sur-Drouette.. Elle reçoit sur sa rive droite, près du hameau de Saint-Antoine, le ruisseau de la Mare Plate, ruisseau de de long qui prend sa source dans la commune et s'écoule du nord vers le sud..
Une retenue sur la Guéville, à la limite avec la commune de Gazeran, alimente les pièces d'eau du parc du château de Voisins. La rivière alimente d'autres étangs au long de son cours, dont l'étang de Saint-Hilarion, étang artificiel de creusé en 1936.
Transports et voies de communications Réseau routier Saint-Hilarion est traversée par la D 906 qui relie Rambouillet à Épernon.
Desserte ferroviaire La commune de Saint-Hilarion est traversée par la ligne de chemin de fer reliant Paris à Chartres, mais ne dispose pas de gare. Les arrêts les plus proches sont à Gazeran et à Épernon.
Bus La commune est desservie par les lignes 24 et 89 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Houx à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Hilarion est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'ÉpernonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-régionale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Épernon comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 91,41 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 4,33 % d'espaces ouverts artificialisés et 4,26 % d'espaces construits artificialisés..
Occupation des sols détaillée Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu4,3 %61Terres arables hors périmètres d'irrigation28,9 %412Prairies et autres surfaces toujours en herbe10,4 %149Systèmes culturaux et parcellaires complexes2,1 %30Forêts de feuillus54,3 %774Source : Corine Land Cover.
Hameaux et lieux-dits de la commune La Bellanderie, nom depuis 1740, (Bois des Gaubiers ), Bellevue, nom d'origine depuis 1710, les Belles Vues, nom d'origine depuis le cours des années 1970, le Bois Billard, (les Mazures Charlotte [], ) forme actuelle depuis le , les Buttes Noires, fin du , le Fléau, (les Féaus, les Féaulx, le Fayet, Le Fléau[], le Féau, le Feillau ou le Filleau []), Fosseuil , (Fosseul, Fousseul, Fosseuil[], Fauceur , Fauceuil []), la Ganivelle , (anciennement Maison Mauduit [fin ]), le Grand Goulet et le Petit Goulet, forme actuelle depuis le , (Goullet , "la Mairie de Goulet et le Petit Goulet" []), les Grands Genêts [], les Hautes Bruyères, nom d'origine depuis le , Hymer , (Hymers), la maison d'Hymer disparut peu après 1775, une nouvelle a été construite vers 1840, Le Moulin d'Ameil , forme actuelle depuis le , (Amulio, Amolio, Amelio[1203,Lat.], Aismuy, Amuleil[1283 et 1497]), le Moulin Neuf [vers 1540], dénomination actuelle depuis 1750, (le Moulin de Lépine ), Peut-Être, dénomination actuelle depuis 1792, (la Planche [], les Basses-Bruyères , ), le Rossay, forme actuelle , (Rocei[1176-1181, Lat.], Roceio[1203,Lat.], Rossay , le Rousseau ), Saint-Antoine, forme actuelle depuis 1660, (la Rivière []), Saint-Hilarion "le village", forme actuelle , (Sancto Hylario [1219,Lat.], Sainct-Hyllarion ), Saint-Sec, dénomination actuelle depuis 1792, (le Coin du Bois de la têtée , Sincet ), Séry, forme actuelle depuis 1792, (Seria [1250,Lat.], Serye , ), Voisins, forme actuelle , (Visiniolo [768,Lat.], Vicini [,Lat.], Veisins, Voisin et Voisins, Grand et Petit Voisins ).
Hameaux et lieux-dits abandonnés ou désaffectés Le Bois Dieu, (Boys Dieu au , rattaché à Hermeray à la Révolution), la Butte [], la Croix Brisée [], L'Essart [], Filardeaux (Feuillardeaux(1467), les Feuillardeaux et les Filardeaux au ), Fieuze , (le Gibet, le Pain-de-Sucre, la Tuilerie), les Fossés (voir les Granges), le Gibet (voir Fieuze), les Granges , (les Fossés et les Granges , Lls Granches , le Parc des Fossez ), les Granges du Rossay (voir La Valetterie), Gué Bazin , le Parc des Fossez (voir les Granges), le Pain de Sucre [fin -Déb.], (voir Fieuze), le Point du Jour , la Mare Plate , (Saunier ), le Parc (voir Les Granges), le Plessis [], (bois du Plessis-de-Rossay), la Maison des Vignes / Lespagnon avant 1870), Saunier (voir la Mare Plate), le Tertre, (Le Tartre), les 2 termes utilisés aux , la Tuilerie (voir Fieuze), la Tuilerie utilisée depuis le , la Valetterie , (les Granges du Rossay ).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Sancti HylarioHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Les Roches en 1793, Saint Hilarion en 1795.
Saint-Hilarion est un hagiotoponyme issu du nom latin Hilario dérivé de hilarus, nom popularisé par un saintErnest Nègre - Toponymie générale de la France, page 1549., Hilarion de Gaza.
Cette commune a été baptisée « les Roches » de 1793 (brumaire an II) à 1795.
Histoire
Site habité dès le Néolithique [-9000 -3300], ce qui est attesté par la découverte de nombreux outils en pierre. Au une vingtaine d'objets dispersés sur le territoire (haches, couteaux, racloirs, pointes de lance) ; une hache en pierre éclatée, un couteau de même facture et une autre hache en pierre polie à la Croix-Boisée ; plusieurs autres ont été mises au jour au Fléau. Une autre encore, de , en silex pyromaque, a été trouvée en 1889 dans la contrée de Fosseuil ; une en pierre polie de lors de la modification du tracé de la route nationale 10 (actuellement RD 906) dans la côte d'Hymer; une autre encore dans le parc du château (de Voisins). Du côté de Batonceau (vers Emancé), un petit pilon de pierre accompagnant une sorte de mortier. Enfin, un racloir non expertisé en 1982 aux Belles Vues.
Plus près de nous, ce territoire était occupé par les Gaulois de la Gaule celtique qui dépendaient de la Civitas Carnutum (groupement de tribus Carnutes) que les Romains, dont la présence est attestée par la découverte de pièces de monnaie aux effigies de césars, ont rattachée au de notre ère à la province Lyonnaise IV° (découpage administratif de la Gaule lyonnaise [Gallia Lugdunensis]).
Jusqu'à la Révolution la paroisse était l'unité administrative. La commune actuelle de Saint-Hilarion a été constituée par la réunion de trois paroisses : Séry, Saint-Hilarion et Voisins. L'église dédiée à saint Hilarion a été édifiée au à côté de la chapelle dédiée à la Vierge, et nommée à l'époque : "des seigneurs de Saint Hilarion" (elle sera appelée ultérieurement chapelle de Saint Hilarion dans les documents par contraction de langage). La paroisse de Saint-Hilarion créée autour de cette chapelle est attestée depuis le début du . Elle a été dédiée à ce saint, Hilarion, (disciple de saint Antoine) et dont quelques restes auraient été rapportés de la troisième croisade par Pierre de Voisins, père de Guillaume, à ne pas confondre avec le fils de ce dernier, Pierre de Voisins, qui eux participèrent à la croisade contre les Albigeois aux côtés de Simon de Montfort. On peut supposer que c'est le lien spirituel entre Hilarion et Antoine qui a dû conduire à dédier à ce dernier la nouvelle chapelle édifiée vers 1590 à une demi-lieue (environ 2 km) plus à l'ouest. La chapelle de Saint-Antoine a été vendue comme bien national le .
Dès 1634, l'état de la nef de l'église avait nécessité sa reconstruction. L'entretien de la chapelle qui se délabrait devenait superflu, et elle a finalement été démantelée en 1654. Seul un pignon découpé d'une immense fenêtre de forme ogivale reste témoin, encore de nos jours, de cet ancien lieu de culte.
La chapelle de Voisins située à l'extrémité nord-ouest du hameau du Rossay dont la construction remonte à 1225 (au plus tard) est attestée par un revenu de 20 livres pour 5 paroissiens octroyé par Guérard (pouillé du diocèse de Chartres).
Séry (Seria), faubourg d'Épernon, apparaît dans un texte officiel dès 1250 sous sa forme latine.