vignette|250px|Course de plat (galop). vignette|250px|Course hippique à Champ de Mars, l'île Maurice. vignette|250 px|Prince Rose (1928-1944), étalon chef de raceCertains étalons sont devenus célèbres par la qualité de leur descendance, c'est ce que l’on appelle des « chefs de race »., peint par l’artiste peintre Bob Demuyser (1920-2003).
Le sport hippique ou hippisme est la discipline qui rassemble toutes les activités sportives équestres autour des courses de chevaux au galop, au trot ou à l'amble.
Le sport hippique ne doit pas être confondu avec les sports équestres (en partie olympiques) dont les disciplines les plus connues sont le saut d'obstacles, le dressage et le concours complet. Certaines disciplines de sport équestre se rapportent néanmoins à la course, comme l'endurance équestre.
Repères historiques
Dès l'Antiquité, le sport hippique fait partie des loisirs appréciés. En Grèce, les courses montées ou attelées sont pratiquées, tandis qu'à Rome, la population préfère nettement les courses attelées : les fameuses courses de chars. Les courses de chevaux tombent en désuétude en Occident avec la montée du christianisme, mais durent jusqu'à la fin du à Byzance..
Au Moyen Âge on disputait des courses de chevaux dans les villes, le long des rues ou autour des places, en montant à cru. Cet usage s'est conservé dans les palii italiens, dont le plus ancien est le Palio di Asti, remontant aux , et le plus fameux le Palio de Sienne.
Les rois de France et d'Angleterre se disputent la paternité de la rénovation des courses hippiques au , mais il semble que ces courses soient issues de l'émulation des producteurs de chevaux de selle utilisés pour la chasse à courre en Angleterre.. Les hippodromes se multiplient aux et : le sport hippique est le sport le plus regardé durant cette période sur les deux rives de la Manche.
L'origine des courses en France C'est au milieu du qu'apparaissent en France des compétitions de galop « à la manière d'Angleterre », c'est-à-dire des rencontres entre concurrents, généralement deux, préparés à cet effet et montés par des cavaliers portant des poids convenus. Le , « il y eut prix et gage de mille écus pour courses de chevaux au Bois de Boulogne ». Le , se tient la première grande course internationale de galop, près de Saint-Germain-en-Laye, à Achères. Au départ, « sept chevaux anglais » dont deux au Duc de Monmouth, un au Grand Prieur de France, un à M. Howard et un à un « cabaretier » anglais. « Le prix était de mille louis d'or. Il y avait un grand nombre de paris ». C'est sous le règne de Louis XVI que l'anglomanie fait faire aux courses en France de grands progrès.
Sous le Premier Empire, Napoléon eut pour tâche de restaurer en France l'élevage du cheval et de régulariser la pratique des courses.
En 1833 est créée la Société d'encouragement pour l'amélioration des races de chevaux en France, ce qui marque le début de l'histoire des courses modernes. Les douze membres fondateurs de l'institution sont Lord Henry Seymour (président), Maxime Caccia, le comte de Cambis, le comte Delamarre, le comte Anatole Demidoff, Anne-Édouard Denormandie, Jules Fasquel, Charles Laffitte, Ernest Leroy, le chevalier Machado, le prince de la Moskowa et Joseph Rieussec. Le , sept d'entre eux se réunirent dans le salon de tir aux pigeons de Tivoli (47 rue Blanche à Paris) où ils tinrent la séance constitutive de leur société et formèrent son comité.
Les courses de trot sont pratiquées en France depuis 1835. Cette année-là en effet, un arrêté autorise l'organisation de courses à Nantes et celles-ci ont lieu dans la plaine de la Plée, près de la route de Clisson. Un hippodrome est ensuite implanté sur la prairie de Mauves, près de la gare de Nantes.. L'année suivante, la première course normande a lieu le sur la plage de Cherbourg. Devant le succès rencontré, l'hippodrome de la Prairie (Caen) reçoit les premières réunions hippiques de trot les 26 et . Cette formule s'étend progressivement à la Basse-Normandie durant les années 1840 puis à l'ensemble de la France. Les premières courses de trot en Île-de-France se tiennent en 1878 à l'hippodrome de Maisons-Laffitte. Depuis, l'hippodrome de Vincennes propose des courses de trot et devient le « temple du trot »Rétro Sport, , septembre 1995, , « Les courses de trot de Cherbourg à Vincennes » par Mark A. Kentell..
Après la Seconde Guerre mondiale, le monde des courses de plat évolue avec le développement important des courses de pur-sang aux États-Unis, au Japon, à Hong Kong et à Dubaï. Pour sa part, le monde du trot reste essentiellement centré sur l'Europe, avec la France, la Suède et l'Italie comme places fortes, et les États-Unis et le Canada pour le continent américain.
Les courses hippiques On distingue plusieurs types d'épreuves dans les courses hippiques.
Les épreuves de trot vignette|upright=1.5|Course de trot attelé.
40px|class=skin-invert-image Le trot attelé
Le driver est assis sur un sulky tracté par le cheval. Le cheval doit trotter le plus vite possible pour atteindre le premier la ligne d'arrivée, mais il ne doit pas se mettre au galop sans être immédiatement repris sous peine de disqualification (le nombre de foulées est défini par le code des courses).
vignette|upright=1.3|Autostart durant le Prix de France 2011. Le départ se prend de deux manières : soit derrière l'autostart, soit en faisant une volte.
L'autostart est une voiture équipée à l'arrière de deux barrières (une à gauche, l'autre à droite du véhicule). Sur ces barrières, on retrouve les numéros des chevaux, qui doivent se positionner derrière. Le 1 est à la corde, le 9 à l'extérieur, et les numéros 10 à 18 sont placés sur une seconde ligne. Le a un trajet plus court, mais risque d'être enfermé par les autres concurrents, alors que le a le double désavantage d'être en seconde ligne et à l'extérieur, ce qui l'oblige à l'effort maximal. L'autostart roule à vitesse réduite, et lorsque tous les chevaux sont en position et trottent derrière lui, il accélère pour les libérer et lancer ainsi la course.
La volte est une particularité française. Les concurrents n'ont pas de place attribuée à l'avance, et les drivers doivent partir de façon synchronisée. Le principe est de partir perpendiculairement à la piste, et lorsqu'on estime que tout le monde est à sa place, on fait faire un quart de tour au cheval pour se lancer sur la piste. Les commissaires lancent un compte à rebours et assurent la régularité du départ, aidés par des faisceaux lasers. Si le faisceau est coupé prématurément, c'est un faux-départ. En France, depuis le printemps 2008, l'auteur d'un faux-départ est sanctionné par l'obligation de partir derrière un concurrent. S'il ne s'exécute pas, il est disqualifié.
Les épreuves de trot attelé les plus prestigieuses sont classées en Groupe . C'est le cas notamment du Prix d'Amérique (France), de l'Elitloppet (Suède) et de l'Hambletonian (États-Unis), trois des courses les plus célèbres de la planète. On trouve ensuite les épreuves de Groupe (Prix de Washington par exemple) puis celles de Groupe III, tel le Prix de Genève. Il existe beaucoup d'autres courses, mais leur niveau ne leur permet pas d'avoir le statut de course de Groupe. Ce statut est revu chaque année, et certaines courses, de temps à autre, gagnent ou perdent un rang dans la hiérarchie.
40px|class=skin-invert-image Le trot monté Le trot monté est peu répandu : on le retrouve essentiellement en France. Dans ce type d'épreuve, le jockey est assis directement sur le cheval sellé entraîné par le lad driver et mené par le lad. Il y a deux façons de monter : la monte dite traditionnelle, et la monte en avant (le jockey se colle le plus près possible de la tête du cheval). Le principe de la course est d'atteindre le poteau d'arrivée le premier, tout en restant au trot. Si le cheval se met au galop, il est disqualifié. Les temps réalisés au trot monté sont supérieurs à ceux du trot attelé. L'épreuve-reine du trot monté est le Prix de Cornulier.
Les épreuves de galop vignette|250px|Course de plat sur l'hippodrome de Munich.
40px|class=skin-invert-image Le plat
Le principe de la course de plat (ou galop) est, a première vue, très simple : partir au galop, et franchir le poteau d'arrivée le premier.
Les distances de course sont variables, de 900 (quelques courses pour deux ans) à (par exemple le Cadran se disputant sur l'hippodrome de Longchamp à Paris), mais le plus souvent comprises entre . Cette dernière, appelée distance classique, est la référence du galop européen (prix de l'Arc de triomphe, Derby d'Epsom, King George, Derby irlandais).
Les chevaux prennent le départ dans des stalles, c’est-à-dire des boîtes dans lesquelles ils rentrent et qui s'ouvrent automatiquement lorsque le départ est donné.
Lors de la course, il faut également prendre en compte l'importance de la corde. En effet, les chevaux, à la suite d'un tirage au sort, obtiennent un numéro qui désigne leur stalle de départ. Le 1 se retrouve à la corde, le 18 complètement à l'extérieur, ce qui signifie qu'il devra parcourir une plus grande distance dans les virages. C'est donc un élément important, qui peut parfois coûter la victoire.
. Il existe d'autres courses très prestigieuses notamment en Angleterre, en Irlande, en Allemagne, en Italie, aux États-Unis, au Japon, à Hong Kong et à Dubaï.
Il existe une hiérarchie des courses à travers la planète. Les courses les plus importantes sont des Courses de groupe. Les plus prestigieuses sont classées en Groupe I (Prix de l'Arc de Triomphe, Derby d'Epsom, Dubaï World Cup par exemple), puis on trouve les courses de Groupe II, les courses de Groupe III, puis les Listed-Race, les handicaps, les prix de série et enfin les courses à réclamer. Sur le continent américain, on utilise le même système de classement, mais dans certaines conditions le terme de Groupe peut-être remplacé par celui de Grade.
40px|class=skin-invert-image L'obstacle vignette|250px|Course de haies.
Il existe deux types de courses d'obstacles : les haies, et le steeple-chase.
Pour ces courses, le principe est le même que les courses de plat : partir au galop avec un certain poids attribué par le handicapeur, et franchir le poteau d'arrivée le premier.
Il y a cependant des différences notables avec le plat. D'abord, le départ se fait derrière des élastiques, et non dans des stalles. Ensuite, la piste est parsemée d'obstacles que les chevaux doivent franchir. Enfin, la distance est beaucoup plus importante, ce qui implique pour les chevaux d'avoir une bonne endurance, la vitesse de pointe ne suffisant plus.
Dans les , les obstacles sont relativement modestes, il s'agit de haies de buisson de . La distance de course varie entre , mais la majorité des courses se court sur .
vignette|250px|Steeple-chase.
Le steeple-chase (parfois ou historiquement appelés cross-country) est la discipline la plus prestigieuse de l'obstacle, les obstacles sont plus hauts et plus complexes, avec notamment le fameux saut de la rivière des tribunes à Auteuil par exemple. De plus, la distance est plus importante, avec en moyenne à parcourir, même si certaines courses sont plus longues encore ().
Les courses de steeple-chase les plus prestigieuses sont le Grand Steeple-Chase de Paris en France, le Nakayama Grand Jump au Japon, qui est la course d'obstacles la mieux dotée, et le Grand National de Liverpool, l'une des plus célèbres au monde.
Le steeple-chase disputé sur la plus longue distance est l'Anjou-Loire Challenge, organisé à l'hippodrome de l'Isle-Briand au Lion d'Angers. Avec ses 7300 mètres, cette épreuve est considérée comme l'une des plus exigeantes, aussi bien pour les chevaux que pour les cavaliers, en raison de sa longueur et du nombre d'obstacles à franchir.
Les catégories de course Les courses "BlackType" Les courses "Black Type" sont les courses majeures du circuit hippique. Parmi celles-ci on distingue :
Les courses de groupe