Le Football Club de Martigues, abrégé en FC Martigues, est un club de football français situé à Martigues dans les Bouches-du-Rhône.

Le club évolue en Ligue 2 en 2024-2025, à l'issue de laquelle il termine à la place et est relégué en championnat National. Cependant, au début de la saison suivante, il est relégué administrativement d'abord en Régional 1, puis en Départemental 3.

L'équipe première évolue au Stade Francis-Turcan. Le club est présidé par Pierre Wantiez depuis et est entraîné par Salim Mramboini depuis .

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Histoire Genèse du club (1921-1945)

C’est en 1919 que plusieurs amateurs de football, notamment des membres de l’OM, vont être les initiateurs du football martégal en fondant le Sporting Club de Martigues qui deviendra en 1921, le Football Club de Martigues.

Les couleurs du maillot « Sang et Or » du club sont issues du club de rugby de l’US Perpignan et représentent également les couleurs de la Provence. En , à Marseille, les premiers matchs officiels se déroulent lors d’un tournoi de Noël face aux Aygalades avec la victoire du FCM. Le premier derby de l’étang de Berre a vu le FCM battre le club de Port-de-Bouc sur le score de 2 à 0. En 1923, le club évolue au stade Albert-Pommé qui est situé à proximité du boulevard Camille Pelletan, puis juste avant la Seconde Guerre mondiale, la ville fait édifier le stade Aldéric-Chave qui va voir des affluences avec près de 2000 spectateurs, jusqu’à 4000 lors des derbies face à Port-de-Bouc notamment. Le club devient champion de Provence de Première Division en 1935. Durant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs membres du FCM tombent tels que Paul Di Lorto, Marius Arnaud, Paul-Baptistin Lombard ou Aldéric ChaveLe club Histoire /Création du FCM, site officiel du FC Martigues.

L'Après-Guerre (1945-1968) Après la fin de la guerre en 1945, le sport reprend ses droits et le FCM recrute son premier coach en la personne de Georges Kramer (ex-international suisse). Lors de la saison 1947- 1948, René Dambrine, alors entraîneur-joueur, gagne avec sa formation le titre de Champion de Provence de Promotion Honneur. L’ex-joueur professionnel de Nice, Robert Costamagna lui succède et amène le club à la première accession en Division d’Honneur. Le FCM reste plusieurs saisons dans le Championnat de Promotion Honneur. Durant 11 saisons, les martégaux bataillent dans les derbys de l’Etang, finissant la plupart du temps deuxième du championnat. Plusieurs entraîneurs se succèdent durant ces saisons tels que Molina, Defosse ou Huart. En 1963-1964, le club accède à nouveau à la Division Honneur et parvient également aux de finales de la Coupe de France, sous la direction de l’entraîneur Émile Daniel. De plus, durant cette saison, le FCM connaît son premier record d’affluence avec près de 5000 spectateurs au Stade Aldéric Chave pour le derby de choc face à l’US Marignane du où Martigues aligne une des meilleures formations de son histoire. En 1967, le club poursuit son ascension avec l’arrivée de Jacques Sucré qui sera élu entraîneur de l’année en Division 2 en 1974 et en 1977, qui restera le coach emblématique du FCM durant 13 saisons et l’un des auteurs des plus belles pages de l’histoire du football martégalLe club Histoire /Après Guerre, site officiel du FC Martigues.

Le renouveau (1968-1974) Le , les martégaux gagnent en Avignon leur premier grand titre à savoir la Coupe Gambardella. Après une bataille acharnée face à l’équipe de Reims (2 à 2 à la fin du temps règlementaire, puis 7 à 7 à l’issue des tirs de corners à l’époque), le club remporte l’épreuve grâce à la plus petite moyenne d’âge entre les deux équipes. Ce n’est qu’en 1970 seulement que le FCM obtient enfin sa première victoire en Coupe de Provence, après avoir été le « Poulidor de la Coupe » comme le disait le Président de l’époque, Monsieur Huc. C’est Yves Herbet qui a été le premier martégal à soulever cette coupe. Grâce à la pugnacité du président martégal Huc et à la compétence de l’entraîneur Jacques Sucre, le FCM obtient en 1970 son premier titre de champion de Division d’Honneur face au Rapid de Menton, ce qui permet l’accession en Division 3 afin de jouer face à des équipes de renom, telles que la réserve stéphanoise (mauvais souvenir pour les martégaux avec une défaite sur le score de huit à zéro). Ensuite, le club accède au niveau National de l’époque (aujourd’hui Ligue 2) où il évolue avec ses moyens face à des équipes pros aux budgets supérieurs. En 1973-1974, le club martégal termine champion du groupe Sud, mais n’arrive que second dans la conquête du titre de Champion de France avec des joueurs comme Brot, Zacharias, Meyer ou Mercet, PiattiLe club Histoire /Début du renouveau martégal, site officiel du FC Martigues.

Montée en Division 2 et premières gloires (1974-1987) thumb|left|upright|Bernard Bosquier a terminé sa carrière sous les couleurs martégales. En 1974, le FCM gagne à nouveau le droit de monter en Division 2, et ce pour y rester durant 19 saisons. Le club se maintient dans l’anti chambre du football français en recrutant des joueurs tels que Bernard Bosquier, Green, Herbet, Kassoyan, Ricard… Ces années signent l’heure du changement avec le départ du président Huc et de l’entraîneur Sucré en 1980. La saison 1980-1981 est marquée par l’arrivée à la tête du club pour un an du tandem Francis Barthélémy et Jean-Marie Bianchi avec Yves Herbet en tant qu’entraîneur. Avec Jean-Marie Bianchi, le club redevient un club familial avec le retour dans l’effectif de la jeunesse martégale, et l’équipe va parvenir jusqu’au quart de finale de la Coupe de France en étant éliminé par le SC Bastia. L’aventure de 1981 en Coupe de France des martégaux est restée gravée dans les mémoires où le FCM allait battre Lyon puis le SC Bastia au match aller mais en Corse, les sangs et or allaient perdre sur le score de 5 à 0. En Coupe de France, le club a écrit de belles pages en battant des clubs comme le FC Sète, Strasbourg, l’AS Monaco ou encore le SC Bastia. Ces rencontres aimantaient les provençaux et autres supporters et le stade accueille jusqu’à près de 8000 spectateurs (ce qui représente un cinquième de la population de l’époque) pour voir jouer l’équipe première mais aussi des joueurs de renommée des équipes adverses, comme Michel Platini, Delio Onnis, Roger Milla ou Jean Tigana. Lors de la saison 1986-1987, après avoir battu l’AS St Étienne en seizièmes de finale de la Coupe de France, les martégaux sont battus au tour suivant par le Stade de Reims en huitième de finale. Pour pérenniser le club et réaliser de belles saisons, le club fait signer plusieurs joueurs de niveau Division 1 tels que Luhovy, Adémir, Boubacar, Piton, Cantona, Di Méco qui s’intègrent rapidement à l’identité martégale des Henri Canet dit « le gaulois », Patrick Dho, Martinez, ou encore des joueurs formés à Martigues comme Patrick Blondeau, Ali Benarbia, sous la houlette de Yves Herbet ou Orsatti (élu entraîneur de l’année en Division 2 en 1989)Le club Histoire /L'apprentissage et les première gloires, site officiel du FC Martigues.

L'accession à la Division 1 (1987-1993) Après plusieurs saisons difficile, le FCM va connaître une saison inattendue sous la présidence de Michel Bérard et de l’ancien vert Christian Sarramagna. Le club, en proie à des difficultés financières face aux grosses cylindrées, récupère des joueurs prêtés ou en fin de carrière, comme Roche, Chavrondier (Lyon), Jean-Roch Testa (Le Havre), Castro (Montpellier), Sausset (Lens), Patrick Blondeau, Durand associés aux joueurs formés au club tels que Benarbia, Mazzoncini, Petrucci et encadrés par Stéphane Pounewatchy et Henri Canet. Cet amalgame connaît un début de saison tonitruant mettant le groupe martégal en confiance et lui permettant d’aller en Division 1. À trois journées de la fin du championnat, le FCM obtient une belle victoire face à l’AS Cannes, son concurrent direct. Ensuite, le FCM remporte le derby face au FC Istres, ce qui le rapproche un peu plus de l’accession. Enfin, , le club lors du dernier match de la saison au stade Francis Turcan face à l’US Créteil, devant environ 6000 spectateurs, accède à l’étage supérieur grâce à Jean-Roch Testa (meilleur buteur du club) en inscrivant deux buts dans cette rencontre. Pour se mettre en conformité avec les règlements de la Division 1, le stade va recevoir quelques aménagements avec la création de nouvelles tribunes (Canal, Pesages Est et Ouest)Le club Histoire /La conquête de l'élite, site officiel du FC Martigues.

Succès et mésaventures (1993-2002)

thumb|right|upright|Rod Fanni a commencé sa carrière professionnelle sous les couleurs martégales. La saison 1993-1994 du club voit du beau jeu mais pas souvent récompensé. Après le départ des joueurs prêtés et de Henri Canet et malgré l'arrivée, controversée, de Ferreri, la nouvelle équipe termine à la (normalement synonyme de descente) et obtient, grâce aux déboires de son voisin de l’Olympique de Marseille, le droit de rester parmi l'élite du football français. René Exbrayat succède à Christian Sarramagna et le FCM recrute des joueurs désireux de montrer leur potentiel ou de connaître d’autres horizons, tels que Didier Tholot, Chaintreuil, Bouquet, Serge Romano, Rabat ou encore Collot. La saison 1994-1995 voit briller le FCM battre sur le score de 1 à 0 et Bastia (5-2), ou encore des résultats nuls face au PSG (1-1) et face au FC Nantes (3-3 après avoir été menées 3-0 pendant 60 minutes), pour une seule défaite face à Nice. Le club martégal finit à la onzième place du championnat et manque la coupe Intertoto au goal-average avec le RC Strasbourg. À la fin de la saison 1995-1996, le club descend et ce malgré le limogeage de l’entraîneur René Exbrayat remplacé par Patrick Parizon avec lequel l'équipe reste invaincue.

Pour son retour en Division 2, et malgré une belle équipe avec le buteur Franck Priou, Cédric et Jacques Rémy, Djamel Belmadi, la suite de la saison 1996-1997 est difficile et coûte l'accession. Martigues termine en dernière position à la fin de la saison 1997-1998 et se descend en National. La chute est difficile et le leitmotiv pour la saison 1998-1999 est le retour aux valeurs régionales et à la mise en avant des jeunes pousses du club (Barket Bekrar, Ait Atmane, Rod Fanni, Camille Borios) qui vont sauver le club de justesse et éviter de descendre en CFA.

Pour la saison 1999-2000, l’effectif martégal se reforme autour du buteur Jacques Rémy, avec la venue d’Olivier Frapolli, Leroy, Davezac notamment, et avec les joueurs du cru tels que Bekrar, Fanni ou Borios. Le début de saison est mauvais (), et l'arrivée de Mahmoud Guendouz prenant la suite de Christian Dalger, va redynamiser les troupes et permettre au groupe de terminer vice-champion de France après avoir été presque imbattable durant la seconde partie du National.

Lors de la saison 2000-2001, le FCM alors en Ligue 2 finit à la , mais obtient son maintien grâce à la rétrogradation de Toulouse en National. C'est durant cette saison qu'est fondé le groupe de supporters appelé "Maritima Supra". Durant la saison 2001-2002, sous la présidence de Philippe Yérolymos, Mahmoud Guendouz est limogé, c’est Christian Caminiti puis Guy David suivi de Baptiste Gentili qui lui succèdent. Cependant, le FCM ne se relève pas et sombre dans une spirale négative. Les martégaux terminent derniers et descendent en NationalLe club Histoire /La gloire et le déclin, site officiel du FC Martigues.

Les saisons noires (2002-2005)