Pluguffan est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à environ à l'ouest de Quimper.
Géographie Situation Pluguffan est situé au sein de la Cornouaille en pays Glazig, à la limite du pays Bigouden. vignette|left|Pluguffan et les communes avoisinantes.
Relief et hydrographie
Paul Aveneau de La Grancière écrit en 1896 que Pluguffan « offre une série de vallonnements parfois très accentués et qui sont d'un aspect tantôt riant, tantôt sauvage »..
Les points les plus élevés du finage communal sont situés à ses périphéries nord-est (155 mètres au lieu-dit "l'Enfer" et 152 Mètres au terrain militaire du "Centre d'Essais des Landes", 136 mètres au lieu-dit "Purgatoire"), ouest (154 mètres près de Menez Boutin et 144 mètres à l'ouest de Kroashent Kernaveno, à la limite communale avec Plogastel-Saint-Germain et sud-ouest (146 mètres au nord-ouest du hameau de "Leubin", près de la limite communale avec Plogastel-Saint-Germain également.
La partie centrale du territoire communal forme un plateau légèrement bosselé situé, y compris au niveau du bourg (désormais ville), aux alentours d'une centaine de mètres d'altitude, mais dont l'altitude décroît légèrement et progressivement en allant vers le sud (l'aéroport est vers 80 mètres d'altitude) ; les points les plus bas sont dans les vallées de plusieurs petits cours d'eau qui ont tous leur source dans la commune ; dans la partie ouest de la commune se trouvent celles du Corroac'h, lequel se jette dans le fond de l'anse de Combrit, et à plusieurs de ses petits affluents ; une autre vallée est celle du Dour Ru, qui coule vers l'est et se jette dans le fond de la Baie de Kerogan entre les châteaux de Keraval et Kerlagatu, tous deux étant en fait des sous-affluents de la ria de l'Odet. Ces deux cours d'eau coulent chacun vers 57 mètres d'altitude lorsqu'ils quittent le territoire communal et le fond de vallée d'un affluent du premier cité est marécageux dans sa partie aval, longée par le tracé de l'ancienne voie ferrée Quimper-Pont-l'Abbé, désormais voie verte ; la vallée du Ruisseau de Keriner, dont le tracé sert un temps de limite nord de la commune avec Quimper (anciennement avec Penhars), un petit fleuve côtier qui coule ouest-est, est aussi un affluent de rive droite de la ria de l'Odet et quitte la commune à 12 mètres d'altitude seulement. Ces cours d'eau ont alimenté par le passé plusieurs moulins.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Corroac'h, le Keriner et divers autres petits cours d'eau.
Le Corroac'h, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plonéis et se jette dans l'Odet en limite de Plomelin et de Combrit, après avoir traversé .
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PluguffanLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Transports « Autrefois (...) on ne pouvait parvenir à Pluguffan et à ses principaux villages que par des chemins de traverse épouvantables (...) à peine assez larges pour le passage d'une charrette (...) ils sont sur la pente des collines de véritables escaliers taillés dans le roc et, dans les vaux profonds et ténébreux, d'affreuses fondrières où les bœufs (c'était le seul moyen de locomotion) entraient jusqu'au poitrail et le véhicule jusqu'au moyeu ».. vignette|170px|Tour de contrôle de l'aéroport de Quimper-Bretagne. Le bourg de Pluguffan est desservi par la D 40 depuis Quimper. Mais les axes routiers les plus importants qui traversent la commune évitent le bourg : la D 785 (ancienne Route nationale 785), dite "Transbigoudène", est une voie rapide de type voie express qui relie Quimper à Pont-l'Abbé et dessert la partie sud de la commune par plusieurs échangeurs (Treiger Creiz, Bel-Air, Kerhascoët et Ti-Lipig) à proximité desquels se sont développées plusieurs zones d'activités économiques situées pour certaines en Pluguffan, pour d'autres en Plomelin. Le nord de la commune est longé un temps par la D 784 (ancienne Route nationale 784) de Quimper à Audierne et la pointe du Raz. La D 56, axe routier nord-sud, traverse la partie ouest de la commune, venant de Plonéis et se greffe sur la Transbigoudène à l'échangeur de Ti-Lipig. Un important trafic routier l'emprunte car, ajoutée à un tronçon de la D 784, cette route sert de voie d'évitement pour contourner l'agglomération de Quimper par l'ouest et le nord, en utilisant la D 100 (rocade nord de Quimper).
La commune était traversée par la voie ferrée de Quimper à Pont-l'Abbé entre 1884 et 1989, date de la fermeture du tronçon encore en service pour le trafic marchandises pour la section allant de Quimper à Kelarnig (lieu qui avait l'inconvénient d'être éloigné du bourg), où existait une gare desservant l'entreprise Doux.. Ce tronçon est en cours de reconversion en voie verte, prolongeant la voie verte déjà en service sur le reste de cette ancienne ligne ferroviaire jusqu'à Pont-l'Abbé.
L'aéroport de Quimper-Bretagne est situé en totalité sur le territoire communal ; depuis ce n'est plus qu'un aérodrome en raison de la fermeture de la dernière liaison aérienne régulière, qui était la liaison Quimper-Orly assurée en dernier par la compagnie Chalair.
Paysages et habitat
Le paysage agraire traditionnel de la commune était le bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux ("villages") et feres isolées. Mais ce payage a été totalement transformé par le remembrement agricole d'une part, mais surtout par l'urbanisation importante de la commune en raison de la proximité de Quimper : le bourg, qui n'avait que 300 habitants agglomérés en 1896 (et encore Paul Aveneau de La Grancière écrit qu'« il s'est considérablement accru depuis la construction de la route de Quimper à la grève de Penhors » [actuelle D 40]), a considérablement grossi depuis la Seconde Guerre mondiale en raison de la prolifération de nombreux lotissements à sa périphérie. La route "Transbigoudène" est devenue un axe de développement d'activités économiques diverses à proximité des divers échangeurs desservant la commune.
Pluguffan est toutefois parvenu à limiter la rurbanisation de son territoire : la croissance du bourg, devenu une véritable ville, est par exemple limité à l'ouest par la D 40, toute la partie de la commune située à l'ouest de celle-ci a conservé son caractère rural, de même que les parties de la commune situées au nord et au sud du bourg (aidé pour cette dernière zone par les servitudes liées à la présence de l'aéroport qui ont freiné l'urbanisation à sa proximité). Par contre quelques lotissements se sont développés en périphérie de l'agglomération de Quimper le long de la D 40, notamment à l'est du château de Keriner.
« Depuis le début des années 2000, on assiste à une densification du centre-bourg. Pluguffan compte aujourd'hui 4 200 habitants soit 131 habitants au km². Dans les cinq années à venir, on peut s'attendre à une augmentation de la population de 800 habitants », indique en 2022 l'adjoint à l'urbanisme Ronan L'Her..
Face à l'augmentation démographique, et donc la pression immobilière, la densification de l'habitat suscite des résistances, à la suite de l'annonce de la construction de plusieurs logements collectifs : « Ce n'est pas évident parce que, d'un côté, les riverains nous accusent de défigurer le bourg et, de l'autre, la loiLa loi "Climat et résilience", votée en 2021, a pour objectif «zéro artificialisation nette » en 2050. nous oblige à aller vers ce genre de petits collectifs (...). Nous n'avons pas d'autre choix que de densifier » déclare le maire, Alain Decourchelle, en ..
Urbanisme Typologie Au , Pluguffan est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Quimper, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 5,2 % 168Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 3,7 % 118Aéroports 2,9 % 94Terres arables hors périmètres d'irrigation 26,2 % 846Prairies et autres surfaces toujours en herbe 15,5 % 501Systèmes culturaux et parcellaires complexes 38,4 % 1240Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 6,0 % 195Forêts de feuillus 1,0 % 32Forêts mélangées 1,0 % 31Source : Corine Land Cover.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploecuvan en 1220, Ploeguffan en 1405, Pluguen en 1599., Pluhuan et Pluguan au .
Pluguffan vient du breton plou- [ploe] qui signifie paroisse et de Cuvan, un saint breton (devenu Cuffan), « la paroisse de Saint Cuvan/Cuan ». Ce saint breton est totalement inconnu et n'a même peut-être jamais existé : des indices de diverses archives laissent penser que la patronne primitive de la paroisse pourrait être sainte Guen, dont le nom aurait été transformé par confusion au Haut Moyen Âge, ce que le nom en breton de la paroisse semble confirmer.. En breton, la ville se nomme Pluguen..
Il a existé dans le village de Keranguen [Kerangwenn], situé à 1 km au sud du bourg, une chapelle Sainte-Guen et, au village de Saint-Guénolé [Sant Wenole], une chapelle dédiée à saint Guénolé, ce qui tend à confirmer la véracité de cette hypothèse..
Histoire Préhistoire et Antiquité