Le de dragons () est une unité de cavalerie de l'armée française, créé sous la Révolution à partir du dragons de Jemmapes, dont l'origine remonterait au régiment de Nancré créé en 1675 L'origine du 20e Régiment de Dragons. Elle est dissoute le .
Création et différentes dénominations
L'origine du Dragons remonte au quand le Comte de Nancré - gouverneur d'Ath - décide de créer pour lui-même un régiment. Cela était une pratique courante pour l'époque.
Un an plus tard, le Comte vend l'agrément de levée qu'il avait reçu du Roi à de Bursard, alors capitaine d'une compagnie franche et le régiment achève sa formation par le recrutement de compagnies supplémentaires à Maestricht.
En 1681, après la mort de Bursard, le régiment devient la propriété du Comte de Tessé et on le retrouve en 1683 au camp de la Saône et en 1684 au siège de Luxembourg.
Régiment de Nancré, puis Régiment de Bursard, puis Régiment de Tessé, puis Régiment de Sennectere, puis Régiment de Belabre, puis Régiment de Plelo, puis Régiment de Nicolaï, puis Régiment de Bartinat, puis Régiment d'Apchon, puis Régiment de Nicolaï d'Osnay, puis Régiment de Lanan, puis Régiment de Durfort
Le de dragons est créé par un décret de la Convention nationale en date du .
Son recrutement se fait à partir d'engagés volontaires de la province de Hainaut, laquelle a été rattaché à la France la même année (département de Jemmapes).
Organisé sous le nom de Dragons du Hainaut et de Jemmapes par le colonel Gondran, le régiment prend le la dénomination de de dragons. À cette date, ce dernier complète son recrutement par l'incorporation de la Compagnie des Chasseurs du Rocher de la Liberté.
Le régiment n'est définitivement constitué à 4 escadrons et 1 dépôt que le , date à laquelle tous les détachements qui doivent entrer dans sa composition arrivent effectivement dans leurs cantonnements respectifs.
Par décision en date du , le régiment des Lanciers de la Garde devient le Lanciers. Il est organisé le avec son dépôt à Montélimar et ses escadrons de guerre à Versailles.
Le , le Lanciers devient le Dragons, commandé par le colonel Ney D'Elchingen. Ses escadrons de guerre sont en garnison à Versailles et son dépôt est à Tours.
Chefs de corps Mestres de camp 1675 : Claude Antoine de Dreux, comte de Nancré. 1676 : De Bursard. 1681 : Philibert-Emmanuel de Froulay, dit Le chevalier de Tessé. 1692 : De Sennectère. 1782 : Étienne Narcisse de Durfort.
Colonels et Chefs de brigade Colonels et Chefs de brigade 1793 : (?) - Chef-de-Brigade 1797 : Boussart (André-Joseph) - Chef-de-Brigade (**) 1800 : Reynaud (Nicolas) - Chef de Brigade, puis colonel en 1803 (*) 1807 : Corbineau (Jean-Baptiste-Juvenal) - Colonel (**) - : Alfred Armand Robert Saint-Chamans - Colonel 1811 : Desargus (Pierre-Jean-Baptiste-Martin) - Colonel 1815 : De Briqueville (Armand-François-Bon-Claude)- Colonel 1871 : Michel-Aloys Ney - Colonel(*) 1872 : Charles-Louis Goybet - Colonel 1916 : Henri Le Bret - Colonel
(*) Officier qui devint par la suite général de brigade.(**) Officier qui devint par la suite général de division.(¤) Officier qui devint par la suite maréchal de France Chefs de corps tués ou blessé durant leur commandement du Dragons Chef de brigade Boussart : blessé le ; Chef de brigade Reynaud : blessé le ; Colonel de Briqueville : blessé le ; Officiers tués ou blessé durant leur service au Dragons (période 1805-1815) Tués : 10 ; Morts des suites de leurs blessures : 2 ; Blessés : 56.
Etendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Les Pyramides 1798 Iéna 1806 Friedland 1807 Albuhera 1811 Les Deux-Morins 1914 Flandres 1918 Champagne 1918 AFN 1952-1962
Historique des garnisons, combats et batailles
Ancien Régime
Guerres de la Révolution et de l’Empire
200px|thumb|right| de dragons et de chasseurs à cheval23/07/1758
Pendant la guerre de 7 ans 1756-1763 Le régiment de Cavalerie d'Apchon, Compagnie "de Neuville participe à la bataille de Sanderhausen près de Cassel, le "Landgravit de Hesse-Cassel" près de Cassel, actuellement en Allemagne. Dans le land de Hesse, au bord de la rivière Fulda.
Siège du Quesnoy (1793), Siège de Valenciennes (1793); 1794 : Armée du Nord Siège de Landrecies (1794), Siège du Quesnoy (1794), Bataille d'Aldenhoven (1794) ; 1796 : Bataille de Mondovi, Bataille de Lodi, Bataille de Castiglione
1797 : Bataille de La Favorite, Bataille de Saint-Georges, Bataille de Due-Castelli, Bataille de Castelluchio, Siège de Mantoue (1796-1797) 1798 : Armée d'Orient (campagne d'Égypte) Bataille d'Alexandrie (1798), Bataille de Chebreiss, Bataille des Pyramides, 1799 : Siège d'El-Arich, Bataille de Gaza, Siège de Jaffa, Siège de Saint-Jean-d'Acre (1799), Bataille du Mont-Thabor, Bataille d'Aboukir (1799), 1800 : Bataille d'Héliopolis, 1805 : Bataille de Wertingen, Bataille de Memmingen, Combat de Neresheim, Bataille d'Ulm, Bataille d'Austerlitz,
1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna Bataille de Pultusk, 1807 : 8 février : Bataille d'Eylau Bataille d'Heilsberg, Le 14 juin 1807 les 3 escadrons du regiment participent à la bataille de Friedland 1808 : Bataille d'Andujar, Bataille de Tudela, 1809 : Bataille d'Uclés (1809), , Bataille d'Almonacid, Bataille d'Ocaña, Bataille de Salamanque (1809), Bataille de Pampelune (1809), Bataille de Tamames, 1811 : Bataille d'Albuera, 1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Dresde, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Bataille de Hanau, 1814 : Campagne de France (1814) Bataille de Saint-Dizier, Bataille de Brienne, Bataille de La Rothière, Bataille de Mormant, Bataille de Montereau, Bataille de Troyes, 1815 : Campagne de Belgique (1815) Bataille de Ligny, Bataille de Waterloo, Bataille de Rocquencourt
De 1815 à 1848
Second Empire
De 1871 à 1914
Limoges
Première Guerre mondiale En octobre 1873, Le 20e Dragons arrive à Limoges.Jusqu'à la guerre, la vie des Dragons se partage entre des exercices de manœuvre, des compétitions hippiques à l'hippodrome de Texonnieras, et des défilés dans les rues de Limoges lors de la fête nationale. Il prend ses quartiers dans l'ancien séminaire des ordinands,
Le 20e dragons se recrute en majeure partie dans le Centre; les départements de la Haute-Vienne, de la Corrèze, de la Dordogne, de la Charente et de la Creuse donnent à la France des soldats qu'on peut classer parmi les meilleurs, bien dans la main de leur chef, et sur lesquels on peut compter en toute circonstance.
Entre-deux-guerres Le RD est en garnison à Limoges en , quand il est requis pour appliquer le plan de barrage'' dans les Pyrénées-Orientales. Ce plan vise à empêcher les militaires de l’armée populaire de la République espagnole, vaincue par les rebelles franquistes, en pleine Retirada, de passer en France. L’interdiction d’entrer est levée du 5 au René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, . , .
Seconde Guerre mondiale Le Groupement de cavalerie est destiné à former à la mobilisation des groupes de reconnaissance. Aussi, dès la déclaration de guerre, le régiment de dragons disparaît-il en tant que tel pour se répartir et donner naissance à six Groupes de Reconnaissance :
groupe de reconnaissance de corps d'armée ( GRCA), groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI), groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI), groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI), groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI), groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI),
De 1945 à nos jours
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment
Traditions et uniformes
Insigne
Devise
Personnages célèbres ayant servi au Louis Lebrun (1769-1853), chef d'escadron, entré, par , le , au , comme lieutenant ; L'adjudant-commandant Henri de Carrion-Nizas, destitué, s'engagea de nouveau comme simple soldat au ; Louis Alexandre Davout, chef d'escadron du le ; Le général André Joseph Boussart, comme chef d'escadron Le major Jean Edouard Henri d'Haubersart (1772-1812), capitaine au en 1806, Victor Iturria (1914-1944), Compagnon de la Libération, Mort pour la France, y a effectué son service militaire de 1934 à 1936. Roger Lescure (1912-2009), Compagnon de la Libération, y a effectué son service militaire en 1934.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie , .
Articles connexes Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française Régiment de cavalerie français
Liens externes Site du de Dragons, en ligne depuis avril 2000
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