Guengat . est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Géographie La commune de Guengat fait partie traditionnellement du Pays Glazik et est située à l'ouest de Quimper. Situation vignette|left|Carte de Guengat et les communes voisines. La commune est située dans le fuseau horaire heure normale d'Europe centrale (UTC+01:00), à l'heure d'hiver, et Heure d'été d'Europe centrale (UTC+02:00), à l'heure d'été. .
+Distances de Guengat aux grandes villes Ville Distance (km) Position, par rapport à GuengatLocronan6nordParis491estQuimper9sud-estRennes189est Les communes limitrophes sont Le Juch, Plogonnec, Plonéis et Quimper. La rivière Steïr traverse le territoire communal. Guengat fait partie de l'Espace urbain Sud-Finistère.
Guengat a un paysage rural traditionnel de bocage avec habitat dispersé en hameaux et fermes isolées.
Transports
vignette|Maison de garde-barrière sur l'ancienne ligne de chemin de fer de Quimper à Douarnenez, désormais voie verte.
Le territoire de la commune de Guengat est traversé par la route départementale 56, qui passe dans le village, où elle porte le nom de rue de Bretagne, et le relie à Plogonnec, au nord, et Plonéis, au sud.. De petites portions des routes départementales 63, au sud-est, et 765, à l'ouest, passent également sur ce territoire..
La gare ferroviaire la plus proche est celle de Quimper, à , l'aérodrome le plus proche celui de Quimper-Pluguffan, à et le port le plus proche celui de Douarnenez, à .
À partir de 1888, Guengat dispose d'une gare située à au nord du bourg, près de la route de Plogonnec, desservant la ligne de Quimper à Douarnenez - Tréboul qui a été en service jusqu'en 1972 pour la trafic voyageurs et jusqu'en 1988 pour le trafic marchandises. L'ancienne voie ferrée a été transformée en voie verte. La voie verte de Guengat à Douarnenez
Relief Une ligne de hauteurs appalachiennes orientée en gros est-ouest traverse la partie nord de la commune, s'élevant jusqu'à d'altitude à Penn ar Ménez (à la limite de la commune avec Plogonnec) ; un autre de ses sommets, situé plus à l'est, a servi de site au château de Guengat. Une autre ligne de hauteurs parcourt la partie sud du finage communal, s'élevant jusqu'à d'altitude près de Pellavon, au sud-ouest de la commune. Le bourg est vers d'altitude. Le relief est assez vallonné en raison de la présence de deux cours d'eau : le ruisseau de Saint-Alouarn, qui a sa source près de Pellavon et sert un moment, dans sa partie amont, de limite communale avec Plonéis, coule ensuite au sud du bourg, puis, coulant vers l'est, alimente en eau le moulin de Saint-Alouarn ; c'est un affluent de rive droite du Steïr, lui-même affluent de l'Odet ; sa vallée est très encaissée dans sa partie aval, au niveau du Bois de Saint-Alouarn, où ce ruisseau coule vers d'altitude. Le ruisseau du Ris, qui a sa source près de Penfrat en Le Juch, sert un temps de limite communale avec ladite commune ; c'est un affluent de rive droite du Névet, un petit fleuve côtier qui se jette dans la baie de Douarnenez ; sa vallée n'est plus qu'à une vingtaine de mètres d'altitude à sa sortie du territoire communal.
Météorologie Le climat est océanique avec été tempéré (Cfb, dans la classification de Köppen). La commune est classée en zone de sismicité faible (0 sur 3).
Le principal risque naturel est celui d'inondationhttp://www.finistere.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Plans-de-prevention-des-risques-PPR/Plans-de-prevention-des-risques-inondation-PPRI/PPRI-approuves/PPRI-de-Quimper-Guengat-et-Ergue-Gaberic. Guengat a subi des inondations avec coulées de boue le , du 17 au , du 25 au (accompagnées de mouvements de terrain) et les 12 et . La commune a également subi une tempête les 15 et .
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Steir, le Névet, le Ris et divers autres petits cours d'eau.
Le Steir, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Cast et se jette dans l'Odet à Quimper, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques du Steïr sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 577 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1976 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GuengatLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pluguffan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Jumelage La commune est jumelée à Landos (Haute-Loire) depuis 1998..
Urbanisme Typologie Au , Guengat est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,5 %), zones agricoles hétérogènes (28,7 %), prairies (19,4 %), forêts (9,5 %), zones urbanisées (2,9 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Les formes anciennes attestées sont Les Guengat (1203), Guengat (1368), Guengart (1516), Guengat (1527), Guenegat (1529), Guengat (1536), Guenegat (1560), Gueueget (1630), Guenegat (1654)..
En breton, le nom de la commune est .. Le nom serait formé de (blanc) et de (lièvre) et signifierait donc « lièvre blanc ». Un ensemble de sentiers de la commune porte d'ailleurs ce nom. Selon une autre hypothèse, le nom serait formé de (blanc) et de (combat)..
Histoire Préhistoire et Antiquité vignette|Divers objets d'industrie lithique trouvés sur le site de Kervouster (Musée de la Préhistoire finistérienne de Penmarc'h) Guengat était habité lors de la Préhistoire. Un gisement moustérien, de tradition acheuléenne (type B), a été découvert dans le hameau de Kervouster. Fouillé de 1974 à 1977, il révèle trois niveaux occupés au paléolithique. Le premier comporte une fosse, le second, un atelier de taille d'outils lithiques, dans lequel sont découverts des bifaces....
La couche 2b présente une fosse arrondie de de diamètre, profonde de , creusée dans un limon argileux et contenant de nombreux bifaces en grès lustré, souvent partiellement taillés. On y a également trouvé des lames, lamelles, percuteurs et racloirs. Le niveau 3b a fourni deux bifaces, ainsi que des éclats, racloirs, grattoirs et burins..
Moyen Âge Guengat faisait partie du Quéménet (ou Kemenet) dont le siège se trouvait à PenharsLe mot breton quéménet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine vice-royauté ou par extension "fief", "châtellenie" et est à l'origine de plusieurs toponymes bretons comme ceux de Guémené-sur-Scorff (Morbihan) ou de l'archidiaconé de Quéménet-Ily, dont le siège se trouvait à Trégarantec ; le Kemenet-Héboé était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes, dit encore Quéménet-Even, à l'origine du nom de la commune de Quéménéven (car il aurait appartenu à Even, comte de Léon au , puis à sa descendance)., châtellenie des vicomtes du Léon enclavée dans le comté de Cornouaille au . Il est possible qu'elle se soit étendue à l'origine sur les deux pagi (« pays ») du Cap Sizun et du Cap CavalJ.-P. Soubigou, « Recherche sur les origines du Kemenet de Cornouaille () », , in ABPO, , t. 115, , PUR, Rennes, 2008., mais, au , elle ne se composait plus que d'une douzaine de paroisses (dont Plouhinec, Plozévet, Pluguffan, Penhars, Plonéis, Guengat et Plogonnec) au sud-ouest et à l'ouest de Quimperhttp://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/terre/fief/Q/Le_Quemenet.htm et Aurélien de Courson, "La Bretagne du Ve au XIIe siècle", 1863, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65691822/f176.image.r=Plon%C3%A9is?rk=2897010;0.
En 1420 Jacques de Guengat était seigneur de Guengat et du lieu de Penanguerech. René de Saint-Alouarn y possédait le manoir de Saint-Alouarn, ainsi que ceux de Kerguignen et de Kerrozaël ; le manoir de Lescoët appartenait au sieur de Névet ; un autre manoir existait, celui de Kerangoan. Jehan de GuengatJehan de Guengat, décédé après 1429 à Saint-Senier-de-Beuvron, époux de Péronnelle de la Coudraie, père de Guillaume de Guengat fut chambellan et conseiller du duc de Bretagne Jean V.. En 1468 Guyomard de GuengatGuyomard (Guyomarc'h) de Guengat, décédé après 1481, fils de Guillaume de Guengat (décédé en 1472) et de Constance de Rosmadec, époux de Jeanne de Kerharo était seigneur de la paroisse de GuengatJean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og.