Le tramway de Liège est une ligne de tramway qui circule entre les pôles importants de la ville de Liège. La ligne relie la gare multimodale de Sclessin au terminus de Coronmeuse et à un second terminus à Bressoux (centre de maintenance et de remisage) en passant par la gare des Guillemins et la place Saint-Lambert. Cette ligne est inaugurée le et mise en service le .
Le projet initial prévoyant de relier Herstal à Jemeppe-sur-Meuse a été relancé en et la ligne devait être prolongée pour 2026, bien qu'elle ait été annulée par le gouvernement Wallon le . La ligne serait exploitée en partenariat public-privé..
Une hypothétique ligne 2 pourrait être réalisée plus tard entre Ans et Vaux-sous-Chèvremont (Chaudfontaine)... Ou plus probablement entre Ans et Chênée.
Histoire Les transports publics à Liège Les anciens réseaux de tramway
vignette|gauche|Tramway place Cockerill, derrière la fontaine Montefiore, en 1890. La ville de Liège a connu de la fin du jusqu'aux années 1960 plusieurs réseaux de tramway, le principal à écartement standard était à l'origine exploité par différentes compagnies qui ont fusionné en 1928 pour former la compagnie des Tramways unifiés de Liège et extensions (TULE). Ce réseau, le principal à Liège est toujours resté indépendant du réseau exploité par la Société nationale des chemins de fer vicinaux (SNCV) à écartement métrique ainsi que du tramway de Liège à Flémalle et Seraing (avec une antenne ultérieure vers Ougrée) également à écartement standard mais exploité tout au long de son existence par la société anonyme des Railways économiques de Liège-Seraing et extensions (RELSE).
Ces différents réseaux sont supprimés au cours des années 1950 et 1960, le dernier tramway a circulé en . Le Musée des transports en commun de Wallonie préserve de nombreux véhicules de ces anciens réseaux.
Autres modes de transport
Le projet de métro avorté
En 1971, la réalisation d’un métro est décidée.. Un tunnel de 750 mètres de long. sera ainsi construit sous les quais Saint-Léonard et de la Batte. Mais le métro ne vit jamais le jour, et le tunnel est aujourd’hui considéré comme l’un des Grands travaux inutiles du pays. Le TEC y entreposait une trentaine d'anciens autobus jusqu'à la nuit du mercredi 30 au jeudi , nuit durant laquelle un incendie s'est déclaré... Le lieu est en effet victime depuis plusieurs années de " l'urbex ". On retrouve sur YouTube une vidéo montrant l'exploration illégale du lieu.. Dans le cadre de la construction de la du tramway, la trémie a été rebouchée laissant davantage de place aux marchands lors de la Batte..
Le projet Les prémices
Depuis 2008, un consensus existe au sein de la conférence des bourgmestres, de la Région wallonne, et de la SRWT quant au retour du tram. En effet, d'une part, l'agglomération doit contrer l'augmentation constanteLE SOIR, 6 février 2009 http://www.lesoir.be/regions/liege/mobilite-d-ici-2020-la-2009-02-06-688574.shtml du trafic automobile à Liège, d'autre part, certains axes sont saturés, notamment le fond de vallée.
Le projet reste alors imprécis : une première ligne allant de Seraing à Herstal semble acquise, tandis qu'une seconde ligne allant d'Ans à Chênée, voire Vaux-sous-Chèvremont est envisagée. Certains soulignent en outre la nécessité de prévoir une boucle de centre ville qui remplacerait approximativement l'actuelle ligne 4 des bus liégeois..
Le coût pour la construction de la première ligne est estimé à 500 millions d'euros, celui de la seconde ligne, de 300 à 700 millions.. L'inauguration de la première ligne est souhaitée pour 2015. Longue de , cette ligne compterait 25 arrêts, dont sept points d'intermodalité forte avec les bus..
Le , le gouvernement wallon adopte le tracé définitif de la ligne 1..
Le , le gouvernement wallon s’accorde sur la réalisation de la première phase de la ligne 1, c’est-à-dire la liaison entre Sclessin et Coronmeuse. Ce tronçon aurait dû voir le jour pour 2017.., le projet étant envisagé dans le cadre de la candidature de la ville à l'Exposition internationale de 2017.
L'échec du premier marché public Le , la demande de permis unique a été déposée par la SRWT. L'enquête publique s'est déroulée du au .
En , la SRWT a reçu 3 offres de consortium : Alstom – BAM PPP PGGM – DG Infra : « Mobiliège » Bombardier – Meridiam – CFE – Vinci: « Legiaexpress » CAF – COLAS – DIF : « TramArdent »
Le , le permis unique (environnement et urbanisme) est accordé par la Région wallonne.
Le , la SRWT a sélectionné deux consortium qui devaient remettre leur offre finale pour le : « Mobiliège » et « Legiaexpress ».. Le consortium « Tramardent » reçoit une indemnité de et ce, à titre de compensation forfaitaire pour les frais d'établissement de son offre.
Le , la SRWT annonce que les négociations en vue de l'attribution du marché du Tram de Liège se poursuivraient avec un soumissionnaire préférentiel, à savoir le consortium « Mobiliège » emmené par Alstom et BAM. Cette décision donne évidemment une indication importante sur le partenaire privé qui aurait dû être chargé de réaliser le tram de Liège, cela n’exclut pas totalement son concurrent, LegiaExpress, qui pourrait être rappelé autour de la table si la négociation finale avec Mobiliège n'aboutissait pas. Au terme de cette négociation, c'est au gouvernement wallon que doit revenir le choix définitif du consortium retenu.
La signature du contrat DBFM (Design, Build, Finance, Maintain) était prévue au printemps 2015. Celle-ci devait être suivie par une phase d’études préparatoires puis d’un chantier pour une mise en service commercial du tram à l'automne 2018. Cependant, en , Eurostat, l'organe européen de contrôle des normes comptables, recale le dossier de financement du tram liégeois.
En , Eurostat rend, pour la seconde fois et à la suite des modifications du dossier, un avis négatif.
Le , la Ville de Liège annonce avoir reçu pour la consécutive un avis négatif d'Eurostat.. Le même jour, elle lance une pétition citoyenne en faveur du tram..
Le second marché public Le , Eurostat approuve le montage financier.. Les travaux devraient débuter fin 2018 pour un début d'exploitation au printemps 2022.
Un nouvel appel d'offres est lancé en .
Le , le délai pour le dépôt officiel des offres pour le tram de Liège arrivait à échéance. La lutte se résume à un duel entre le français Alstom, et le fabricant espagnol de matériel ferroviaire Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles..
Le choix définitif du fabricant aurait dû intervenir au premier trimestre 2018.. Mais la mutation du groupe TEC en un Opérateur de Transports de Wallonie (OTW) occasionne un report supplémentaire, la décision d'attribuer le marché devant être prise par le Conseil d'Administration de la nouvelle structure. En , il est annoncé une réunion de ce nouveau CA en .
Le , l'Opérateur de transport de Wallonie (OTW – nouveau nom de la SRWT) a attribué le marché à l'association momentanée « TramArdent ». C'est donc l'espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) qui fournira les véhicules, qui seront des tramways de sa gamme Urbos. Quant aux travaux des infrastructures, c'est l'entreprise Colas qui s'en chargera. Cette décision a été confirmée par le conseil d'administration de l'OTW le ..
Chantier thumb|Travaux rue Léopold en avril 2021. Les travaux, prévus pour durer trois ans, entre et pour la ligne 1., prennent du retard à cause de la pandémie.., des inondations de juillet 2021, de l’inflation et de la gestion du chantier par l’entrepreneur. Après de nombreux reports....., la ligne 1 est finalement mise en service le .
L'extension Le , la Commission européenne approuve le plan de relance belge, dans lequel figure le projet d’extension du tram à Liège. Un budget de 105 millions est prévu pour les tronçons Jemeppe-Sclessin et Herstal-Coronmeuse. Le , le gouvernement wallon annonce l'abandon des deux prolongements prévus jusqu'à Herstal et Jemeppe, qui seront remplacés par des lignes de bus « prioritaires ».
Le nouveau réseau Ligne 1 : Coronmeuse/Bressoux à Sclessin
La ligne, dont les terminus se situent d'une part à Sclessin et d'autre part à Coronmeuse et Bressoux, a une longueur totale de 11,7 kilomètres pour 23 stations.
Matériel roulant
vignette|Maquette 1:1 d'une moitié de rame du futur tram. Le , l'Opérateur de transport de Wallonie (OTW – nouveau nom de la SRWT) a attribué le marché à « TramArdent ». C'est donc l'Espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) qui fournira les véhicules (20 rames au total), qui seront des tramways de sa gamme Urbos.
Une maquette bois et acier grandeur nature d'une demi-rame en livrée TEC a été exposée du 5 au sur l'espace Tivoli où les futurs utilisateurs pouvaient la découvrir« À quoi ressemblera le futur tram de Liège ? », sur www.rtbf.be le 25 septembre 2019. Elle est ensuite exposée au musée des transports en commun de Wallonie« Liège: une maquette grandeur nature du futur tram exposée au public », sur www.rtbf.be le 8 octobre 2019« Découvrez la maquette du tram de Liège à l'espace Tivoli ! » sur letram.be, non daté, vu le 8 octobre 2019.
Les caractéristiques techniques d'une rame : Poids : (par rame). Hauteur : Longueur : Largeur : Capacité : 434 personnes dont 62 places assises et 90.000 passagers par jour. Fréquence : 4 minutes 30s en heures de pointe et 5 à 7 minutes 30s en heures creuses. Heures de service : De 5h du matin à 1h du matin.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Transports en commun à Liège
Liens externes
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