Les Pacers de l'Indiana (Indiana Pacers, les trotteurs de l'Indiana, en anglais) sont une franchise de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) basée à Indianapolis dans l'État de l'Indiana. Les Pacers participent à la NBA en tant que membre de la division Centrale de la Conférence Est de la ligue.

Les Pacers ont été créés en 1967 en tant que membre de l’American Basketball Association (ABA) et sont devenus membres de la NBA en 1976 à la suite de la fusion ABA-NBA. Ils jouent à domicile au Gainbridge Fieldhouse.

Les Pacers ont remporté trois titres, tous dans l’ABA. Les Pacers ont été champions de la Conférence Est de la NBA en 2000 et en 2025. Six joueurs, intronisés au Hall of Fame, Reggie Miller, Chris Mullin, Alex English, Mel Daniels, Roger Brown, et George McGinnis, ont joué pour les Pacers.

Historique de la franchise

Origine du nom de la franchise L’Indiana est un État à la forte culture équestre. Les courses de trot (pace en anglais) font partie de son patrimoine historique, d’où la référence aux chevaux trotteurs (pacers) ..

Pacers est aussi une référence à la fameuse course des d’Indianapolis : le « pace car » y désigne la voiture de sécurité.

Les années ABA (1967-1976) Au début de 1967, six investisseurs mettent en commun leurs ressources pour acheter une franchise dans l’American Basketball Association (ABA).

Pour ses sept premières années, l'équipe joue dans l’Indiana Farmers Coliseum. En 1974, elle s'installe dans le nouveau Market Square Arena, au centre-ville d’Indianapolis, qui l'accueillera pendant 25 ans.

Tôt dans la deuxième saison des Pacers, l’ancien joueur des Hoosiers de l'Indiana, Bob "Slick" Leonard, devient l’entraîneur de l’équipe, en remplacement de Larry Staverman. Leonard transforme rapidement les Pacers en une équipe redoutable. Ses effectifs sont composés de joueurs tels que Mel Daniels, George McGinnis, Bob Netolicky, Rick Mount, Freddie Lewis et Roger Brown. Les Pacers sont l’équipe ayant connu le plus de succès dans l’histoire de l’ABA, remportant trois titres ABA en quatre ans. En tout, ils participent à cinq des neufs finales ABA, ce qui est le record de la ligue..

Les premiers pas en NBA (1976-1987)

Les Pacers sont l’une des quatre équipes ABA qui rejoignent la NBA dans la fusion ABA-NBA de 1976. Pendant la saison 1976-1977, les Pacers intègrent la ligue avec les Nuggets de Denver, les Nets de New York et les Spurs de San Antonio. L’équipe est en déclin et termine sa première saison avec 36 victoires pour 46 défaites. L’unique consolation vient des sélections de Billy Knight et Don Buse au All-Star Game. C'est même l’une des rares satisfactions de la franchise lors de leurs treize premières années en NBA (pendant cette période, ils n’ont que deux apparitions en playoffs NBA). À l'intersaison, Indiana se renforce et se structure afin de répondre aux nouveaux standards imposés par la ligue. En , les Pacers nomment Bobby Leonard entraîneur & general manager, et Nancy Leonard assistante general ganager. Elle a la charge de toutes les parties extrasportives.

Le manque de continuité devient la norme pendant la majeure partie de la décennie suivante, car ils troquent Knight et Buse avant même le début de la saison 1977-1978 : ils acquièrent Adrian Dantley en échange de Knight, mais Dantley (qui cumule en moyenne près de 27 points par match) est échangé en décembre, tandis que le deuxième meilleur marqueur des Pacers, John Williamson, l'est en janvier.

En 1980, les Pacers envoient Alex English chez les Nuggets pour racheter l’ancienne star de l’ABA, George McGinnis. Celui-ci a déjà dépassé son apogée et ne contribue guère au succès attendu à son retour de deux ans. English, en revanche, devient l’un des plus grands marqueurs de l’histoire de la NBA. L’année suivante, ils échangent un choix de draft 1984 aux Trail Blazers de Portland contre le pivot Tom Owens, qui a joué pour les Pacers lors de leur dernière saison ABA. Owens joue un an pour les Pacers avec peu d’impact. En 1983-1984, les Pacers terminent avec le pire bilan de la conférence Est, ce qui leur donne le deuxième choix de la draft. Les Blazers sélectionnent Sam Bowie et les Pacers se retrouvent spectateurs de l’une des meilleures draft de l’histoire de la NBA, comprenant des futures stars telles que Michael Jordan, Hakeem Olajuwon, Sam Perkins, Charles Barkley et John Stockton.

Clark Kellogg est sélectionné par les Pacers en 1982 et termine deuxième au scrutin de rookie de l’année, mais ils terminent la saison 1982-1983 avec leur pire bilan de leur histoire, 20-62, et ne remportent que 26 matchs la saison suivante. Après avoir remporté 22 matchs en 1984-1985 et 26 en 1985-1986, Jack Ramsay remplace George Irvine comme entraîneur et guide les Pacers à un bilan de 41-41 en 1986-1987, et vers leur deuxième apparition en playoffs comme équipe NBA. Le rookie Chuck Person mène l’équipe aux points marqués et remporte le titre de NBA Rookie of the Year. Les Pacers remportent le match 3 du premier tour, contre les Hawks d'Atlanta, série perdue en quatre matchs. C'est leur première victoire en séries éliminatoires depuis leur arrivée en NBA.

L’ère Reggie Miller (1987-2005) vignette|left|Reggie Miller (31) au tir face à Kobe Bryant (8).|upright Reggie Miller est sélectionné en de la draft 1987 pour servir de doublure à John Long et Vern Fleming. Il réalise une bonne première saison mais ne peut qualifier les Pacers pour les playoffs. La franchise profite alors du de la draft 1988 pour récupérer le pivot néerlandais Rik Smits sur qui elle fonde beaucoup d’espoirs. La saison 1988-89 est ratée pour les Pacers qui ne remportent que 28 matches. Ramsay est remplacé par Dick Versace et Herb Williams est envoyé à Dallas en échange de Detlef Schrempf dont l’apport se fait sentir immédiatement.

La saison 1989-90 est bien plus réussie, dans le sillage d’un Reggie Miller qui tourne à 24.6 points de moyenne et connaît sa première sélection au NBA All-Star Game. Épaulé par Person, Smits, Fleming et Schrempf, Miller défie les champions en titre au premier tour des playoffs : les Pistons, en route pour un deuxième sacre, sont intouchables et remportent la série en trois manches sèches. En 1990-91, Detlef Schrempf est élu meilleur de l’année pendant que les Pacers se qualifient de justesse pour les playoffs. Ils affrontent les Celtics de Boston qu’ils poussent pour la première fois à la décisive. Après un match âprement disputé, Indiana s’incline 124-121 et voit son parcours se terminer d’entrée une fois de plus. La revanche a lieu au même stade dès l’année suivante et, cette fois, les Celtics emmenés par Reggie Lewis et Larry Bird ne font qu’une bouchée de Miller et ses coéquipiers.

Durant l’été 1992, Chuck Person et Michael Williams sont envoyés à Minnesota en échange de Pooh Richardson et Sam Mitchell. Detlef Schrempf entre dans le cinq majeur et fait sa première apparition au All-Star Game. Miller devient le meilleur marqueur de l’histoire de la franchise, qui se qualifie de justesse pour la quatrième fois d’affilée en playoffs, dont elle sera sortie par les Knicks de New York.

La montée en puissance (1993-1995) À l’orée de la saison 1993-1994, Larry Brown arrive au poste d’entraîneur au moment où Detlef Schrempf est échangé contre Derrick McKey des Supersonics de Seattle. Les Pacers réalisent une saison moyenne, semblant se diriger de nouveau vers un bilan tout juste à l’équilibre. Cependant, une incroyable fin d’exercice durant laquelle ils gagnent leurs huit derniers matches les propulse à la de la Division Centrale. Cette position offre enfin aux Pacers un premier tour abordable au cours duquel ils battent facilement le Magic de Shaquille O'Neal. Sur la lancée de la première série remportée en playoffs depuis les débuts de la franchise en NBA, les Pacers éliminent les Hawks d'Atlanta de Dominique Wilkins et Kevin Willis, pourtant prétendants naturels au titre. Atteignant la finale de la Conférence Est à la surprise générale, les Pacers retrouvent les Knicks qui partent largement favoris de la confrontation. Emmené par un Reggie Miller au sommet de son art, notamment lors du , Indiana mène la série 3 à 2 avant que les Knicks ne remportent les deux derniers matchs et le droit de défier les Rockets de Houston en finale. Miller, devenu une véritable star aux États-Unis, est sélectionné pour les championnats du monde 1994 dont il reviendra avec la médaille d’or.

Durant l’été 1994, Mark Jackson rejoint l’équipe en provenance des Clippers de Los Angeles, permettant enfin aux Pacers de disposer d’un meneur All-Star. L’équipe remporte 52 matchs et le titre de leur Division. Les Hawks ne font pas illusion au premier tour avant que l’ennemi juré new-yorkais ne morde la poussière au deuxième tour, lors du décisif au Madison Square Garden. Les Pacers atteignent pour la seconde année consécutive la finale de Conférence mais doivent de nouveau s’incliner en sept manches face, cette fois, à Orlando, emmené par le duo Hardaway-O'Neal.

Les Pacers rentrent dans le rang (1995-1997) En 1995-1996, les Pacers remportent une nouvelle fois 52 matches et se qualifient aisément pour les playoffs. Ils réussissent même l’exploit de battre les Bulls de Chicago à deux reprises au cours d’une saison où Michael Jordan et ses pairs ne perdront que dix matches pour établir le nouveau record de la NBA. Une blessure à l’œil contraint Reggie Miller à manquer les quatre premières rencontres de la série face aux Hawks et malgré ses 29 points dans le match 5, il ne peut mener les Pacers vers la victoire. Émaillée par de nombreuses blessures, la saison 1996-1997 n’est pas à la hauteur des espoirs d'Indiana qui ne participe pas aux playoffs pour la première fois depuis sept ans.

Sur le chemin de la gloire (1997-2000) Pour relancer la franchise à l’orée de la saison 1997-1998, les Pacers font appel à deux grands personnages de la ligue : Larry Bird et Chris Mullin. L’effet est immédiat et dans le sillage de Bird qui est élu meilleur entraîneur de l’année et de Mullin qui réalise, malgré ses 35 ans, des prestations solides, la franchise boucle sa meilleure saison en NBA avec 58 victoires. Emmenée par ses deux All-Stars de l’année, Reggie Miller et Rik Smits, Indiana élimine successivement les Cavs et les Knicks avant de perdre une finale de conférence épique en sept manches contre les Bulls.